Les échos du site

Nous sommes à la recherche de l’article de Jean-Noël Mathieu : « Nouvelles recherches sur les premiers comtes de Tonnerre » publié dans le bulletin archéologique et historique du Tonnerrois n° 51. Si un de nos lecteurs peut nous en fournir une copie…

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Actes à gogo

 

 
25 BMS
220 minutes notariales

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Du 4e au 1er siècle avant JC, le Champsaur constituait une zone d'habitation pour les peuplades alpines des Tricores. Ceux-ci ou leurs prédécesseurs lui ont sans doute donné son nom qui signifiait ce que le lieu représentait pour eux, c'est-à-dire le lieu d'en haut (par rapport à la vallée). C’était un pays pratiquement vide et un fond de vallée ravagé par les divagations du Drac.
 
Le Champsaur est dauphinois dès le  11e siècle. La période des 12e et 13e siècles se traduit par l'abandon des anciens noms devenus incompris et l'éclosion de nouveaux noms. Ainsi, Ancelle, (ainsi que Chaillol, Champoléon, Montorcier et Orcières) est un toponyme qui ne semble pas remonter à l’Antiquité même s’il est attesté dés le milieu du 11e siècle. Orcières et Montorcier font référence aux ours qui devaient se trouver dans cette région à l'époque de la formation des noms de lieux.

 

Nous avons entrepris les relevés systématiques des BMS de

  • Ancelle,
  • Saint-Léger-les-Mélèzes,
  • Chabottes et Chabottones,
  • Saint-Julien et le Forest de saint-Julien,
  • Le buissard,
  • Saint-Michel de Chaillol,
  • Champoléon,
  • Saint-Jean

à la demande de Mme Marie-Thérèse Rostan (aujourd'hui ,décédée) que nous connaissions depuis quelques années. Nous continuons à notre rythme à dépouiller les minutes notariales de ce petit coin du Champsaur.

 

Nos relevés sont  téléchargeables sur notre page "Actes à gogo"

 

Soulignons que nous ne possédons aucune famille dans cette région et c'est tout à fait bénévolement que nous participons à ces relevés.

 

Nous pouvons découvrir quelques aspects Champsaur autrefois sur le blog de Robert Faure.

 

 

Quelques anecdotes tirées des archives d'Ancelle : 

Les premiers maires d'Ancelle :
  • Pierre Pons : 12 1792 - 4 1793 (membre du conseil général de la commune)
Il est piquant de savoir que Pierre Pons est l'ancien curé de Saint Martin, paroisse dans laquelle il a officié durant preque 30 ans.
  • Mathieu Vincent : 5 1793
  • Jean Antoine Vivian Juin 1794 (membre du conseil général de la commune)
Jean Antoine Vivian est né en octobre 1754. Marié en 1ières  noces à Marguerite Roux en 1778 et en 2ndes à Catherine Escalier, il a eu 7 enfants avant d'être l'officier  responsable de l'état civil en an IV de la République.
  • Jean Pierre Escallier : 1 flo IV - 8 flo VI
  • Jean Antoine Favier : 8 flo VI - 3 11 1806
Né vers 1735 de Jean, bourgeois d'Ancelle, et de Claudine Martin, il épouse Marie Martin le 2 décembre 1764 à Gap. De leur union naissent sept enfants. Ses minutes notariales de 1762 à 1817 sont conservées aux A.D. des hautes-Alpes (2 E 1694 à 2E 1704).
  • François Girard : Nov 1806 - Juin 1815
  • François Espitallier Juin 1815 -17 jul 1815
  • François Girard 27 juil 1815 - 
  • Pierre Philip : Juill 1837 - Juin 1839
  • Charles Aubin : Juin 1839 - 2 4 1843
Charles Aubin était originaire de la Batie-Neuve. Il s'est marié en 1799 avec Marie Catherine Boisset qui lui a donné 7 enfants. Il est mort âgé de 63 ans, deux ans seuleument après la fin de son mandat.
  • André Escallier : Mai 1843 - Oct 1846
  • Jean Baptiste Brun : Oct 1846 - Juil 1847 
Jean Baptiste Brun est né le 23 avril 1779 fils de Jean-Baptiste et de Catherine Philip. Il s'est marié le 11 juin 1805 avec Marie Hypolite Escallier et il est mort le 2 juin 1847 avant d'avoir terminé son mandat.
  • André Escallier : Déc 1853 - Mai 1862
  • Philippe Philip Mai 1862 - Mai 1871
Philippe Philippe est né vers 1810. Il est fils de Martin et de Marie Marguerite Espitallier. Cultivateur au Château, il s'est marié en 1849 avec Marie Eléonore Escallier qui lui a donné 7 enfants.Il est mert en 1875.
  • André Escallier Mai 1871 - Oct 1876 (troisième mandat)
  • Jean Garnier Oct 1876 - Mai 1884
  • Marin Pellissier Mai 1884 - Juin 1888
  • Joseph Brochier Juin 1888 - mai 1896
  • Léon Girard mai 1896

 
Un incendie dévastateur en 1694:
Un acte consigné dans une minute de Mtre Leblanc  conserve le souvenir d'un incendie qui s'est déclaré à Ancelle le 14 avril 1694 après-midi. Une soixantaine de maisons auraient brûlées d'après le témoignage d'une victime qui a tout perdu dans le sinistre.
"Comme est ainsi que mercredi dernier 14 du présent mois d'avril 1694 soit arrivé une insandie en ce lieu d'Ancelle dont il est brullé environ 60 maisons dans le nombre desquelles celle de Marye JEVAUDAN, veuve de Pierre DAVIN n'ayant ladite Marye JEVAUDAN moyen de pouvoir la rebatir estant dans l'impuissance de faire, meme de se pouvoir se couvrir elle ny sa famille à vivre et rebatir sa dite maison sans faire allienation de ses biens imeubles a ceste cause, est il que, ce jour d'hui 18 du mois d'avril, la dite Marye vend à Benoit PHILIP feu Jean, une cesterée de terre pour 100 livres à condition que le dit PHILIP lui rebatisse la dite maison... avant la noël prochaine...."
source : Archives départementales des Hautes-Alpes 1 E 244
 
 
Une dispense de mariage en 1713 :
Jean Seinturier et Jeanne Lombard ont pour projet de s'épouser mais, cousins au troisième degrès selon la loi canonique, ils sont besoin d'une dispense de l'évêque de Gap pour se marier.

 

La demande est faite par le curé d'Ancelle qui intercède en leur faveur auprès de l'évêque. Manisfestement, la demande doit être argumentée et justifiée, l'enquête sur le cousinage est confirmée par les plus anciens et les plus sages du village.
 
Voici les raisons évoquées par le futur mari :
Jean SENTURIER, ménager de St Martin d'Ancelle, habite un pays presque inaccéssible, surtout l'hiver à cause des neiges, tout à fait éloigné de l'église paroissiale ce qui fait que les filles ne peuvent se résoudre à vouloir y aller demeurer et par conséquent accepter le mariage. 
Par l'entremise de ses amis, il apprend qu'une nommée Jeanne LOMBARD aurait moins de répuganace que les autres à surmonter ces difficultés et mieux disposée à donner et à recevoir la foi dudit SENTURIER.
Ils sont très pauvres et dénudés l'un et l'autre et s'ils n'obtiennent pas la dispense le dit Jean sera obligé d'abandonner son petit héritage et de mendier son pain...
 
Témoins :
Pierre LOMBARD et Jean ESCALIER Vitieux, des plus anciens.
 
Verdict :
Le mariage est célébré en l'église de Saint-Martin le 11 juillet 1707 en présence de leurs plus proches parents. On ne sait pas s'ils firent la fête mais ils eurent au moins cinq enfants.
 


Un assassinat  en 1731 

Le 20 octabbe 1731, le curé de la paroisse de Saint-Martin enterre Jean MEYNIER époux de demoiselle Madelène GIRARD. Son commentaire a de quoi surprendre :
 
" Ce jourd'huy 22 octobre année que dessus, présents les sousignés, a été enterré dans le cimetière de la paroisse de St Martin d'Ancelle Sr Joseph MEYNIER, mari de demoiselle Madelaine Girard, lequel ayant été assassiné à l'entrée de sa maison, et étant resté sur la place par un coup de fusil, le jour d'hier. Le vice-balli de St Bonnet en suite de la procédure m'a enjoint par son décret de l'ensevelir, comme il résulte de ladite procédure"
                                                 Signé Ledoux curé
source : Archives départementales des Hautes-Alpes B.M.S. d'Ancelle
 

Le baptême des cloches en 1809 :
Le 4 août 1809, en présence d'une foule impressionnante, la grosse cloche, qui a été refondue, et une seconde, plus petite, sont baptisées en grande pompe. Tous les habitants d'Ancelle ont participé financièrement à l'opération selon leur moyen. Le coût global s'élève à 3000 francs.

 

Deux Briançonnais, fondeurs de cloches de leur état, JF Vallier et JF Gautier, ont signé une convention avec le maire et son conseil municipal pour effectuer le travail. La communauté d'Ancelle s'engage à apporter le bois et le charbon nécessaire.
Quelques mois plus tôt, le jour de la Fête Dieu, au moment de la procession, des jeunes gens ont cassé la grosse cloche à coups de pierre. Le maire François Girard est manifestement désolé du prix de ce vandalisme.
Parrain et Marraine de la grosse cloche : François Girard, maire, et Jeanne Regnaud veuve de Joseph Boisserenc
Parrain et Marraine de l'autre cloche :  Jean Laurent Provensal et Magdelène Provensal.
 
 

Un drôle de mariage par échange le 8 juin 1728 à Sainte-Catherine :

Mariage 1 :

Benoit Espitallier fils de Jean et Magdelène Chauvet
Dimanche Espitallier fille de Jacques et de Madelène Lombard
 
Mariage 2 :
Benoit Espitallier fils de Jacques et de Madelène Lombard
Dimanche Espitallier fille de Jean et Magdelène Chauvet
 
Quel imbroglio !

 

 

 

 

 

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