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Nous complétons et nous corrigeons le fichier « Notariat de Savines (05) » par la lecture des minutes de Mtre Jouve, en ligne sur le site des archives départementales des Hautes-Alpes.

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En relevant les registres notariés du Haut-Champsaur, nous avons rencontré plusieurs actes concernant la famille Martin de Champoléon. Remarquons imédiatement, et c’est sûrement significatif, qu’il ne s’agit que de minutes secondaires. Aucun mariage, aucun partage, aucun testament (si ce n’est chez Mtre Jean Leblanc dont il ne subsiste que le repertoire) n’ont été retrouvés mais nous avons pu compléter par d'autres documents conservés aux archives départementales des Hautes-Alpes.

Même si ces opérations passées devant les tabellions du Champsaur possèdent parfois des liens familiaux, elles ne suffisent pas à déterminer clairement les articulations entre les différents individus de cette famille et nous avons été obligés de consulter la littérature pour dresser leur généalogie.

 

source : FranceGenWeb

 

La famille Martin de Champoléon a déjà été traitée par plusieurs auteurs dont nous nous sommes largement inspirés. Citons :

  • G Allard (non consulté) [1] ;
  • Abbé Allemand [2] ;
  • J Grosdidier des Matons (qui a fourni la plupart des références - merci à lui) [3] ;
  • D Faure [4] ;
  • J Gueydan [5] ;
  • P Brès [6].

 

Voici ce qu'écrit Pierre-Henri Chaix [7] dans Généalogie et Histoire n° 82 à propos de cette famille : Notaires à Montorcier, les Martin s'élevèrent peu à peu jusqu'à en posséder la seigneurie à laquelle ils adjoignirent les terres avoisinantes. Ils furent encouragés dans cette progression par leurs alliances, l'appui de Louis, dauphin de France, futur Louis XI et ensuite par leur adhésion au protestantisme et par leurs services dans les troupes du futur connétable de Lesdiguières, leur voisin et parent.

 

Ce qui est étonnant dans cette famille protestante, c'est qu'à chaque génération, plusieurs enfants entrent dans les ordres catholiques (abbés, prieurs, religieuses...).

 

Les premières générations :

La famille Martin de Champoléon est originaire du Champsaur. Selon Gui Allard, elle est anoblie en 1425 par le roi Louis XI. Les premières générations ont été établies par Denys Faure à partir du document C 31 des archives de la Drôme (Maintenue de noblesse 1703).

 

Jean I x Jeannette de la Villette:

Jean est notaire de Saint-Laurent du Cros au début du quinzième siècle. Aucun de ses registres n'est conservé aux archives départementales des Hautes Alpes. Toutefois, la trace d'une reconnaissance de la chapelle et de la préceptorie de Chauvet et des prés de Pizanson passée en 1423 devant Mtre Jean Martin, notaire de Saint-Laurent du Cros, est conservée dans la série G 2313 (université de l'église de Gap)[8] .

 

Jean convole avec Jeannette, fille de Bertrand coseigneur de Veynes et Philippie Jordannec. Ils ont eu pour enfants :

  • Guillaume qui suit ;
  • Jean, prieur de la Chapelle en Valgaudemar ;
  • Lucresse/Louise femme de Guillaume Silve ;
  • Antoniat.

 

Jean teste le 12 12 1425 à Orcières (C 31).

 

 

Guillaume x Ne de Combourcier :

Guillaume est notaire à Champoléon mais ses minutes se semblent pas avoir résisté au temps. D'après J Grosdidier des Matons, il est un des familiers du Dauphin.

 

En 1425, Guillaume achète une part de la seigneurie de Champoléon à Jean de Montorcier (412 florins) et une autre à Jean de Valserres (125 florins). Enfin, le 21 juin 1438, il acquiet la part de Jean d’Orcières, dit Roux, pour 292 florins (Roman [9]).

 

Guillaume et son épouse ont eu :

  • Jean qui suit ;
  • Jeanne unie à Pierre des Oches ;
  • Martin, chanoine.

 

Guillaume teste en 1446 (C 31) et meurt la même année ou peu après.
 

 

Jean II x Jeannette Vieux :

Jean apparait à la révision des feux de 1453 (J Grosdidier de Matons). Il poursuit l'oeuvre de son père en augmentant la participation de la famille à la seigneurie de Champoléon. Il achète, pour 120 florins, la part de Lantelme de Montorcier, le 20 mars 1453 et celle de Jean Escallier, prêtre, pour 450 florins, le 10 mai 1455 (Roman).

 

Jean épouse Jeannette Vieux le 3 10 1453 (C 31) et ont eu pour enfants (Allard) :

  • Olivier qui suit ;
  • Aymar qui teste en 1550 (H suppl 353 hopital de Gap [10])
  • Jacques ;
  • Georges ;
  • Guillaume ; c'est peut-être de lui que se détache la branche des Martin de Beaurepère, mais la liaison n'est pas établie avec certitude (Chaix) ;
  • Philippine femme de Jean Armand ;
  • Anne mariée à Jean Poncet ;
  • Madeleine femme de Daniel de la Villette (Gueydan);
  • Louise.

 

Jean meurt en 1457

 

Olivier x Madeleine de Montorsier :

 

Olivier fait hommage pour ses terres en 1483 (J Grosdidier des Matons).

 

Olivier reconnait, en 1535, la pension annuelle fondée par son oncle (c'est noté père dans la charte mais il s'agit, presque assurément, d'une erreur de copiste) en faveur du temple (H sup 353).

 

Olivier et Madeleine ont enfanté :

  • Georges qui suit ;
  • Jacques, chanoine à Gap (G 1564) ; 18 janvier 1543, à Gap, procuration par Jacques Martin, curé de Saint Jean Saint Nicolasde Montorcier, de la dépendance du prieuré de N.D. de Chabottes, à noble Georges Martin, son frère, coseigneur de Champoléon pour resigner les dites cures (G 1569 Minutes de Jean Mutonis) ;
  • Jean ; Le 17 novembre 1542, à Gap, dans la maison de noble Georges Martin, procuration par Jean Martin, fils du dit Georges [nous pensons plutôt frère car le fils de Georges n'a que 9 ans en 1642], pour résigner en cour de Rome le prieuré de Saint-Pierre de Jarjayes que Chérubin d'Orsières, évêque de digne, prieur commanditaire du dit prieuré [lui avait cédé ?] (G 1564) ;
  • Jamone mariée le 30 juin 1520 à Thomas de Navaise ;
  • Catherine femme en 1 de Martin de Galbert puis remariée en 2 à Hugues de la Tour ;
  • Marguerite mariée le 1 août 1517 à Georges du Serre. Elle est veuve avant 1542 (G 1564) ;
  • Anne/Agnète x Gaspard Faure la Blache, seigneur de Veynes. Le 3 février (?) 1543, quittance de 20 livres tournois par le trésorier de la ville de Gap à Agnète Martin payant pour Gaspard Faure son mari, écuyer de Veynes "pour avoir faict certaines crotes qu'il avoit prins à faire" (G 1564).

 

Olivier teste le 12 mai 1525 (Girard, notaire à Montorcier).

 

 

Georges x Françoise de Gombert :

Georges se marie le 16 octobre 1529 devant maitre André de Sisteron (C 31) avec Françoise de Gombert. Comme leurs prédessesseurs, ils possèdent une famille nombreuse :

  • Aubert qui suit ;
  • Jean ° 1533 et qui teste le 10 mai 1572 (C 31) ;
  • Jeanne mariée le 5 décembre 1564 à Jean de Rosans (1 E 2329 [11]), remariée ensuite à François de l'Herme, seigneur de la Fare ; Elle est veuve en 1597 (Allix 1 E 267) ;
  • Suzanne mariée le 23 novembre 1547 (Mtre Vacher) à Estienne de Bardel d'où Georges (1 E 267) ;
  • Marguerite femme de Georges de Jouven ;
  • Madeleine femme de Jacques Maréchal de la Croix ;
  • Anne mariée à François de Brémond, seigneur de Rousset en Provence, d'où trois enfants Henri (?), Philippe et Judith (1 E 267)) ;
  • Bonne mariée le 16 décembre 1571 à Antoine Roux de Sigoyer ;
  • Alix mariée le 22 février 1564 à Esprit Michel de Beauregard (Cesmat F 1483 [12])

 

En 1536, pension au chapitre de Gap, accordée par noble Georges Martin seigneur de Champoléon, sur une maison (G 1561)

 

Le 7 décembre 1542, procuration par Georges Martin, écuyer, coseigneur de Champoléon à Guélys Rambaud, écuyer, seigneur de Furmeyer, pour exiger 100 livres tournois d'Edmond Romestang du Fontanil, diocèse de Grenoble (G 1563).

 

En 1543, Georges de Martin, écuyer, seigneur de Champoléon, apparait dans un procès entre Guélys Rambaud, seigneur de Furmeyer, mis en possession des biens de Claude et Gaucher Farel (G 1566).

 

Georges teste le 8 mai 1566 (C 31).

 

 

Aubert x Madeleine Bérenger de Guâ :

Aubert, seigneur de Champoléon, embrasse le protestantisme et s’attache, dès 1562, à la fortune de François de Bonne, duc de Lesdiguières, dont il est le beau-frère (ils ont épousé deux soeurs, respectivement Madeleine et Claudine filles d'André Bérenger de Guâ et de Madeleine de Bérenger).

 

Aubert est capitaine de 50 hommes d'armes. Il se signale aux combats de Romette en 1562, de Jarnac et Montcontour en 1569, de Corps et du Pont-d’Oreille en 1575 (il aurait proposé qu'on attache des mêches aux cornes de chèvres affamées et qu'on les lâchent hors de la ville, afin qu'elles effrayent et dispersent les assaillants [13]), à la prise de Gap, dont il est nommé gouverneur en 1577 et à celle d’Embrun en 1585 (Allemand).

 

Il épouse, le 27 septembre 1573, Madeleine de Bérenger de Guâ, dame de Pipet. Ils ont eu au moins sept enfants :

  • Charles qui suit ;
  • Gabriel, prieur d'Upaix ;
  • Pierre mari de Louise de Moustiers ;
  • Lucrece femme de Jean de Bonne, baron d'Oze et de Vitrolles ;
  • Suzanne mariée à Charles du Serre, sieur de Rivail le 29 mars 1640 (1 E 155) ;
  • Jeanne femme de Jean de Marsanne (Geydan) ;
  • Madeleine femme de François de Pontis.

 

Le 28 juillet 1578, vente par noble Aubert de Champolion, seigneur du dit lieu, et coseigneur du mandement de Montorsier, à l'église réformée, par l'intermédiaire de son ministre messire Estienne Noël de l'emplacement d'une maison démolie ci devant, sise à Gap, en la grande rue droite, vers la porte Collombe... (G 1592).

 

A Gap, le 4 mai 1579, commissions données par Lesdiguières et Champoléon "gentilzommes commandant aus montagnes du Dauphiné, faisant profession de la religion réformée" à Mathieu Lagier, de la Motte, d'avoir à lever les dîmes et revenus écclésiastiques "appartenant à l'évêque de Gap" et autres en Champsaur, avec ordre aux habitants de s'exécuter "sans faire aulcungs reffuz, à peyne de bruslement et sagagement" (G 1542).

 

Il teste  le 18 juillet 1583 chez Mtre Guillaume Leblanc (1 E 3924 à vérifier ce qui est impossible pour l'instant car le registre est incommunicable). C'était, parait-il, un homme d'esprit, vanté pour ses bons mots (Allemand).

 

Le 3 août 1595, Antoinette femme de Louis de la Pierre vend la seigneurie de Roranches à Saint-Jean de Montorsier à Aubert pour 4000 écus d'or (Roman p 77).

 

Charles x Madeleine de Bonne-Prabaud:

Charles, fils d'Aubert en 1639 (1 E 267) et de Madeleine de Bérenger du Guâ, est colonel puis maitre de camp de cavalerie, et jouit d’une grande autorité dans le parti réformé dauphinois. Il est, d'après l'abbé Allemand, délégué par les églises du Dauphiné aux synodes de Gergeau (1608), de Saint-Maixent (1609), aux assemblées de Loudun (1611) et de Saumur (1619).

 

En 1600, Charles achète la seigneurie d'Ancelle à Jean-Antoine d’Yse (Roman) et, par son mariage, devient seigneur de Chorges en 1605.

 

Charles est gouverneur d’Embrun entre 1593 et 1610. Il vit à Espinasse et à Chorges. Il est gentilhomme de la chambre du roi.

 

Il épouse le 12 juillet 1605, Madeleine-Marguerite-Claudine de Bonne-Prabaud, fille de Gaspard (aussi gouverneur d'Embrun jusqu'à son décès en 1593) et de Jeanne de Theys.

 

Le 14 août 1639, transaction entre Charles de Martin fils de feu Aubert et Henri (?) de Brémond du Rousset, fils d'Anne de Martin (soeur du dit Aubert) pour un héritage familial (Mtre Allix 1 E 267).

 

Les enfants de Charles et de Madeleine (contrat de mariage rédigé le 12 07 1605 à Grenoble) sont :

  • Pierre mari d'Alexandrine de Puy Montbrun : le mariage a eu lieu en 1661 (Nous avons appris la date grâce à une procuration de sa mère chez Mtre Jean Leblanc (voir ci dessous). Il est donataire de la moitié des biens de son père le 22 avril 1666. Plusieurs actes de Pierre ont été retrouvés dans les registres des notaires d'Ancelle : Compte le 15 septembre 1660 entre Pierre de Martin, fils de Magdelène de Bonne, seigneur de Champoléon, et Marguerite Disdier, veuve de Jean Julien Maron f Gaspard et Claude Julien Maron son beau frère (Leblanc Rep 1 E 2452 p 171) ; Quittance le 4 octobre 1667, d'Antoine Espitallier f Jean de Chantaussel hameau de St Julien en Champsaur habitant Chabottes en faveur de Pierre de Martin, seigneur du Champoléon  (Leblanc Rep 1 E  2452  p 70) ; Le 8 Décembre 1682, Pierre de Martin, seigneur de Champoléon, et Pascal Garnier, bourgeois d'Ancelle contre Faure Mathieu et son épouse Michel Marie (Charles Leblanc 1 E 2441). Pierre est gouverneur de l'Embrunois de 1661 à 1683. Il vend cette charge le 29 décembre 1683 (Savines E 144). Il est mort avant 1694, date à laquelle son frère est tuteur de son fils Gaspard. Alexandrine teste le 7 septembre 1689  (F 2965). Pierre et Alexandrine ont eu pour enfants  :
    • Madeleine Diane baptisée au temple le 7 novembre 1673 (H sup 308) et morte avant 1698 ;
    • Alexandrine Charlotte, ursuline à Sisteron. Elle teste le 25 novembre 1699 ;
    • Gaspard ° 1678, seigneur de Champoléon et autres places. Il passe une transaction le 23 décembre 1698 (1 E 1841) puis un accord (1 E 1854) avec Charles Martin d'Espinasses au sujet d'héritages familiaux. Il vend la seigneurie de Veynes en 1711. Il est certainement mort avant le 15 septembre 1711 car son cousin, Charles d'Espinasses, est à cette date le nouveau seigneur de Champoléon.
    • Pierre baptisé le 13 novembre 1674 et enseveli le 15 du même mois ;
    • Pierre ° 1682 dont on ne sait rien mais qui est sans doute mort jeune sinon il aurait hérité de son frère ;
    • Justine femme de Paul Odde de Bonniot. Gaspard, son frère, lui cède une somme en accompte de sa dot à exiger de Gaspard de Bardel, seigneur de Theüs, héritier de son père (1 E 1842) ;
    • Charles René baptisé le  31 5 1672 (H sup 308) dont on ne sait rien mais qui est sans doute mort jeune sinon il aurait hérité de son frère.
  • Gaspard, seigneur de Presles et coseigneur de Veynes, chevalier de l'ordre de Saint Louis, maitre de camp et brigadier de cavalerie des armées du roi. Il est baptisé au temple le 18 février 1635 (H sup 308), cité au testament de son père en 1647  (7000 L). il est tuteur de son neveu avant 1694. Le 23 février 1694, codicille de Gaspard  Martin de Champoléon, seigneur de Prelles et de Veynes, colonel du régiment de cavalerie, brigadier aux armées de sa majesté, chevalier de St Louis, (un testament le 5 octobre 1688  et un codicille le 30 mars 1690 chez moi notaire). Il approuve en totalité les deux actes précédents et lègue 1000 L à Doucette de Martin sa nièce f Charles, seigneur d'Espinasses son frère, et donne ses biens à Gaspard de Martin  f Pierre (seigneur de Champoléon et de Montorsier) son neveu dont il est le tuteur (Leblanc 1 E 2442). Il teste encore le 5 août 1702 (Mtre Disdier de Rousset 1 E 1479) ;
  • Louis, cité au testament de son père en 1647  (7000 L). Capitaine au régiment de Créqui. Il n'est pas cité au testament de sa mère, il est donc décédé avant 1665 ;
  • Olympe citée au testament de son père en 1647 mais pas à celui de sa mère en 1665 ;
  • Lucrèce /Suzanne x Georges de Bardel le 5 11 1658 ;
  • Françoise, marraine au temple en 1636 et 1643 (H sup 308), dame de Theüs par mariage avec Charles de Bardel le 15 4 1655 (1 E 2539) ;
  • Isabeau citée au testament de son père en 1647 ; Elle habite Rémolon en 1669 (1 E 2452) ; Ses biens sont partagés le 19 janvier 1683 chez Mtre Disdier ;
  • Magdelène, marraine au temple en 1635 et 1638 (H sup 308), citée au testament de son père en 1647 ; veuve de Jacques d'Armand, sieur de Gresse en 1765, au testament de sa mère ;
  • Charlotte baptisée au temple le 24 août 1636 ;
  • Charles qui suit, baptisé au temple le 15 août 1638 (H sup 308), cité au testament de son père en 1647  (7000 L) et à celui de sa mère en 1665 (9000 L).

 

Charles teste le 10 octobre 1647 (B 6 [14]).

 

La famille de Madeleine de Bonne Prabaud :

Madeleine est fille de Gaspard de Bonne, dit le capitaine Prabaud, lointain cousin au duc de Lesdiguières et de Claudine Bérenger. Elle est probablement née après le testament de son père rédigé le 10 8 1592 qui ne la cite pas (B 6).

 

Gaspard, seigneur de Veynes et de Prabaud, est nommé gouverneur d'Embrun en 1583 par le duc de Lesdiguières. On le retrouve à plusieurs reprises dans la correspondance du Sieur Lesdiguières. Gaspard est mort, tué dans le Piemont en 1593. 

 

Le 4 novembre 1661 Magdelène de Bonne donne procuration à .... pour assister au mariage de son fils avec Alexandrine de Puy-Montbrun  (J Leblanc Rep1 E 2452).

 

Le 8 avril 1664, obligation de 1000 livres pour Magdelène de Bonne, dame de Champoléon, en faveur de Lucrèce de Baschi, dame de Montgardin (J Leblanc Rep1 E 2452).

 

le 29 janvier 1666, Magdelène de Bonne donne procuration à noble Georges de Bardel, seigneur de la Plaine, pour assister au mariage de Charles de Martin d'Espinasse avec de Suzanne Martin  (1 E 2452 p 171).

 

Madeleine teste à deux reprises chez Mme Leblanc d'Ancelle : le 26 janvier 1662 et le 17 septembre 1665 en faveur de son fils Pierre (J Leblanc Rep 1 E 2452). Elle rédige encore un codicille le 16 février 1666 devant ce même notaire. Le 20 juin 1666, son fils Pierre reconnait qu'elle lui a donné la moitié de ses biens à son mariage avec Alexandrine (J Leblanc 1 E 2452). Elle arrante encore ses biens le 25 août 1666 (J Leblanc Rep 1 E 2452). Elle est morte après cette date, certainement très âgée.

 

 

Branche de l'Espinasses :

Les quelques actes que nous avons trouvé sur Ancelle (ajoutés à ceux déjà connus) montrent, de façon irréfutable, que les derniers Martin de Champoléon sont les descendants de la branche d'Espinasses.

  • Le mariage entre Charles et Suzanne de Martin, fondateur de cette branche est célébré en 1665 et Magdelène de Bonne, qui ne peut s'y rendre, donne procuration à son beau-fils Georges de Bardel (Leblanc Rep 1 E 2452).
  • Charles se dit frère de Pierre dans un accord familial le 31 octobre 1669 (Leblanc ci dessous).
  • Enfin, Charles d'Espinasses, fils de Charles et de Suzanne Martin teste en 1716 en faveur de sa fille Louise et de sa femme Catherine d'Orsay (Voir ci dessous).

 

Charles x Jeanne Martin de Beaurepère :

Le contrat de mariage de Charles Martin et de Suzanne Martin de Beaurepère a été rédigé le 31 janvier 1666 à Ancelle par maitre Jean Leblanc (1 E 2452 p 274). Malheureusement, seul le répertoire des minutes de ce notaire subsiste.

 

Le 31 Octobre 1669 , accord entre Charles de Martin, seigneur d'Espinasses, et Pierre son frère seigneur de Champoléon (Leblanc Rep .2452 p 274).

 

Les enfants de Charles et de Jeanne sont :

  • Pierre baptisé 08 03 1667 (Sous Série 2E) sans doute mort jeune ;
  • Doucette citée dans le codicille de son oncle Gaspard et au testament de 1716 de son frère Charles ;
  • Charles  baptisé le 20 02 1668 (Sous Série 2E) qui suit ;
  • Madeleine, citée dans les transactions de 1698 et 1703 (voir ci dessous). Elle est décédée avant 1698 ;
  • Gaspard baptisé le 20 02 1678 et dont on ne sait rien ;
  • Esther baptisée le 07 05 1679 qui teste le 19 février 1696 chez Mtre Rispaud d'Embrun (1 E 3272). Elle est décidée à entrer en religion au couvent de Sainte Marie d'Embrun. Son frère Charles, capitaine des chevaux dans le régiment d'Arles, lui accorde 2000 livres ;
  • Alexandrine qui teste le 19 février 1696 chez Mtre Rispaud d'Embrun (1 E 3272). Elle est décidée de devenir pensionnaire au couvent de Sainte Marie d'Embrun. Son frère Charles, capitaine des chevaux dans le régiment d'Arles, lui accorde 2000 livres. Son frère charles hérite de ses biens (1 E 1842) ;
  • Isabeau qui teste le 19 février 1696 chez Mtre Rispaud d'Embrun (1 E 3272). Elle est décidée à entrer en religion au couvent de Sainte Marie d'Embrun. Son frère Charles, capitaine des chevaux dans le régiment d'Arles, lui octroie 2000 livres.

 

Charles décède entre le 10 octobre 1683 (acte chez Mtre Bresson de Chorges d'après un arrantement de 1694 que fait son fils (1 E 2442) et janvier 1694 (arrantement que fait son fils).

 

Les Martin de Beaurepère :

Les différents auteurs que nous avons consultés semblent d'accord pour admettre que les Beaurepère sont une branche des Champoléon mais n'ont pas réussi à faire la liaison.

 

Suzanne Martin de Beaurepère est fille d'Henri et de Doucette de Lagier. Doucette, dans un codicille en date du  26 janvier 1668, confirme son testament du 20 octobre 1666 en faveur de Pierre de Martin son fils et donne 1500 L à son enfant dont elle est enceinte (1 E 1874).

 

Henri est lui même fils de Jacques (fondateur de cette branche) et de Suzanne de Philibert. Il est nommé Henri Martin de Beaurepère fils de feu Jacques dans plusieurs quittances datant de 1639 (Mtre Allix d'Avançon 1 E 267).

 

Enfin, Jacques est fils d'Aubert. Jean Grosdidier des Matons l'identifie "éventuellement" à Aubert de Martin de Champoléon,  alors que Jean Gueydan propose un autre Aubert, décédé en 1579 à Moirans, cousin du précédent qui apparait jusqu'en 1595.

 

Charles x Catherine d'Orsay

Charles est baptisé au temple le 20 02 1668.

 

Le 15 janvier 1694, quittance 1028 L de Charles Martin de Champoléon fils de Charles (+) et Suzanne de Martin, seigneur d'Espinasses, capitaine au régiment d'Arles, contre Jacques Lagier fils d'Antoine et Marguerite Souchon  vve de Claude Lagier frère dudit Jacques pour  acte de 1683 (Leblanc 1 E 2442).

 

Le 23 janvier 1694, quittance de Charles Martin de Champoléon, seigneur d'Espinasses, capitaine, héritier de Françoise de Martin dame de Théus sa tante, qui reçoit 300 L de Jean Seinturier f Jean des Ranguis de Saint-Nicolas marié à Dimanche Bertrand Noyer f Pierre et Jean Faure, maréchal de Ranguis, marié à MagdelèneBertrand Noyer f Antoine, celles ci héritières de Pierre et Antoine leurs pères, frères qui devaient à la dame de Théus veuve de Charles Bardel  pour acte de 1675 (Leblanc 1 E 2442).

 

Compromis passé à Gap, le 23 décembre 1698 entre Charles  Martin de Champoléon fils de Charles et Gaspard Martin de Champoléon, fils de Pierre. L'acte fait référence au partage des biens d'Isabeau leur tante intervenu le 19 janvier 1683. Magdelène, soeur de Charles, déjà décédée, est mentionnée (1 E 1841).

 

Transaction, le 29 janvier 1703, à la suite du testament de Gaspard de Martin, sieur de Presle et coseigneur de Veynes, chevalier de l'ordre de Saint Louis, ancien maitre de camp et brigadier de cavalerie des armées du roi, passé le 5 août 1702 chez Mtre Disdier notaire de Rosset (1 E 1479). Gaspard avait institué pour héritier universel, noble Gaspard de Martin, seigneur de Champoléon, Saint Jean, Saint Nicolas, coseigneur de Chorges, d'Espinasses et Orcières son neveu tout en léguant la somme de 2500 L à noble Charles de Martin, sieur d'Espinasses, capitaine d'une compagnie en pied de carabiniers de sa majesté. Le seigneur d'Espinasses est sur le point d'actionner en justice le dit sieur de Champoléon et réclame le légat de 2000 L en tant qu'héritier de f Madeleine de Martin de Champoléon sa soeur, somme léguée par une donation entre vifs du 19 juin 1683 par f Pierre de Martin, seigneur de Champoléon et ancien gouverneur d'Embrun, père du dit sieur de Champoléon et par Françoise de Martin de Champoléon, dame de Theüs... Charles demande aussi sa part d'héritage de dame Magdelène de Bonne son ayeule maternelle (?) et de f Charles de Martin seigneur de Champoléon son ayeul paternel. Ils transigent pour 4000 L (1 E 1954).

 

Charles d'Espinasses, par l'extinction de la branche ainée, devient le nouveau seigneur de Champoléon au décès de Gaspard de Martin, fils de Pierre, en 1711.

 

Le 14 septembre 1711, obligation de Catherine Magna Moynier veuve de Jean Ariey Jouglar des Pellissiers de Saint-Nicolas, administratrice de ses enfants, confesse devoir à messire Charles Martin d'Espinasses, seigneur de Champoléon, Montorsier et autres places, héritier de f Gaspard de Martin seigneur de Champoléon,  pour le paiement de 200 livres sur les 540 que le dit f Jean Ariey Jouglar devait à f Pierre de Martin, oncle dudit seigneur, pour acte du 28 juin 1683 chez mon père (Mtre Sarrazin 1 E 3475)

 

Charles et Catherine se sont mariés avant 1716 car elle est citée au testament de son mari le 4 avril de cette année (Blanc d'Embrun 1 E 769). Les enfants de Charles et de Catherine sont :

  • Marie Louise Charlotte citée au testament de son père. Elle n'est pas majeure de 25 ans en 1729 ;
  • Charles Arnoux qui suit
  • Henri , né entre 1716 et 1729, chevalier de saint-Jean de Jérusalem ;

 

Charles teste le 4 avril 1716 ( J Blanc 1 E 769, début de l'acte ci contre) et il recommence le 3 août 1729 à Chorges (1 E 3430). En 1716, il se présente comme fils de Charles et de Suzanne de Martin de Beaurepaire. Dans le dernier, il cite sa fille Marie Louise Charlotte (20 000 L), Henri son fils (20 000 L pour devenir chevalier de Saint Jean de Jérusalem). Tous deux n'ont pas 25 ans. Sa femme Catherine d'Orsay est son  héritière universelle avant leur fils ainé Charles Arnoux. Catherine Boucher d'Orsay, épouse de Charles, teste le même jour (1 E 3430).

 

Procès contre Messire Martin de Champoléon, seigneur d'Espinasses, pour le paiement d'une somme de 220 L et 8 sols due au couvent des ursulines de Gap pour entier réglement de la pension de ses soeurs (7 H 13).

 

Charles est mort avant 1740. Catherine son épouse appartient à une famille d'origine parisienne (le fameux quai d'Orsay !). Entre 1740 et 1752, trois actes qui la concernent ont été retrouvés chez mtre Sarrazin de Champoléon .

 

Le 14 septembre 1740, obligation de 100 livres que Joseph Ribail fils Estienne (+) de St Nicolas doit à Catherine d'Orsay, dame de champoléon, veuve de Charles de Martin de Champoléon (Mtre Sarrazin 1 E 5696).

 

Le 18 novembre 1747, quittance générale pour Catherine Bouchet d'Orsay, dame de Champoléon, Saint-Jean et Saint Nicolas, veuve de Charles de Martin, seigneur, qui reçoit 900 L de Pierre Martin Lausier f Jean f Jean veuf de Rose Galand fille de Vincent des Ariey de Montorsier (CM le 4 2 1745 chez moi) pour une transaction ancienne du 28 6 1701 avec f Mtre Gaspard de Martin cousin et héritier du dit f Charles (Mtre Sarazzin 1 E 5696).

 

Quittance, le 4 octobre 1752 de Catherine Boucher d'Orsay, dame de Champoléon, Saint-Jean et Saint Nicolas, veuve de Charles de Martin, seigneur, qui reçoit 30 L de Pierre Rispaud f Jacques marié à Benoite Bonnet Calot de Costebelle de Saint Jean en présence de Jean Bonnet Calot, frère de Benoite (Mtre Sarrazin 1 E 3464).

 

 

Charles Arnoulx x Louise de Chabestan :

Charles Arnoulx, né vers 1720, réside à Chorges. Il est dit marquis de Champoléon. Il est capitaine de cuirassiers.

 

Charles Arnoulx et Louise Elisabeth de Chabestan d'Alauzon, fille de Joseph François, seigneur de Ribeyret, et Marie du Serre, se sont mariés le 3 mars 1755 d'où

  • Catherine qui suit.

 

Louise est décédée à la suite de la naissance de sa fille (1756). Charles Arnoux teste le 22 octobre 1750 (1 E  5150) et il est mort en 1778.

 

 

Catherine x Maurice le Long de Dreneuc :

Catherine est née le 25 décembre 1755 et se marie le 11 avril 1774 à Paris avec Maurice le long de Dreneuc, capitaine aux gardes françaises. Du couple est né un fils unique, Charles-Edouard.

 

Catherine administre seule son héritage et fait construire à ses frais la digue des Moulettes pour protéger Chorges des innondations.

 

Le couple émigre en Angleterre le 20 décembre 1792 pour revenir le 13 octobre 1801.

 

Le 20 avril 1793, leurs biens à Chorges, Rémollon, Saint-Etienne d'Avançon, Avançon, Saint Jean de Montorsier, Champoléon sont estimés à 221 884 livres en plus du mobilier (20 000 L). Ils possèdaient encore un domaine à Saint-Hilaire d'Ancelle (15 000 L), d'autres à Ribeyret, Chabottonnes, Gap, Embrun. Leur château de Chorges a été démoli en 1793 (P Guillaume F 2965).

 

Catherine est morte en 1828 à Paris (Fiche collection n° 5 de la mairie de Chorges).

 

Source : Fiche collection n° 5 de la mairie de Chorges

 

Bibliographie :

[1] Généalogies Guy Allard

[2] Dictionnaire biographique des hautes-Alpes 1911 Allemand

[3] Armorial Haut-Alpin 2003 Jean Grosdidier des Matons

[4] Denys Faure dans Héraldique et Généalogie 1990 p 206

[5] Jean Gueydan la famille Martin de Champoléon dans Histoire et généalogie n° 81 (1995)

[6] Notes sur les gouverneurs d'Embrun et de l'Embrunois P Brès dans BSEHA 1973

[7]  "A propos de la famille Martin de Champoléon" A chaix dans Histoire et généalogie n° 82 (1995)

[8] Archives départementales des Hautes-Alpes Série G

[9] Tableau historique du département des Hautes-Alpes tome 1 1887 J Roman

[10] Archives départementales des Hautes-Alpes Serie H

[11] Archives départementales des Hautes-Alpes Serie E

[12] Actes et correspondances de connétable de Lesdiguières (3 Vol) 1878 Douglas et Roman

[13] Archives départementales des Hautes-Alpes Série F

[14] Archives départementales des Hautes-Alpes Série B

 

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