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Nous sommes à la recherche de l’article de Jean-Noël Mathieu : « Nouvelles recherches sur les premiers comtes de Tonnerre » publié dans le bulletin archéologique et historique du Tonnerrois n° 51. Si un de nos lecteurs peut nous en fournir une copie…

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Les recherches sur l’histoire de la Provence au moyen-âge, celles sur Hugues d’Arles (875- 947) roi d’Italie, mais aussi celles sur Humbert aux blanches mains (970 – 1042), comte de Savoie, mettent en évidence l’importance du royaume de Transjurane qui, d’après Laurent Ripart [1], correspondait grosso-modo à l’actuelle Suisse.

 

Carte de la Bourgogne transjurane (Wikipédia)

 

Quatre rois, que l’historiographie moderne nomme les Rodolphiens, ont régné sur la Transjurane, entre 888 et 1032, soit pratiquement un siècle et demi. Ils ont profité de l’affaiblissement des souverains occidentaux  pour s’imposer dans la région centrale de l’empire carolingien puis, à leur tour, ils ont subi la montée en puissance d’une nouvelle dynastie, les Ottoniens.

 

Les Rodolphiens sont issus, par les hommes, d’une famille bavaroise appelée les Welfs. Ils ont suivi Judith, une des leurs, mariée à Louis le Pieux, jusqu’en Françie occidentale.

 

La généalogie de cette dynastie est bien connue et ne porte pas à polémique. Elle est présentée ci-dessous selon Laurent Ripart. On note toutefois que l’ascendance de certaines épouses des Rodolphiens reste encore dans l’ombre et mériterait d’être éclaircie.

 

 

Les nombreux mariages contractés avec les Carolingiens, les Bosonides et les Ottoniens légitiment l’appartenance des Rodolphiens à la caste royale même si les rois de Francie occidentale comme ceux de Françie orientale ont tenté d’annexer, chacun à leur tour, le petit royaume qu’ils gouvernaient.

 

Cet article s’appuie sur les écrits de divers historiens dont les principaux sont les suivants :

  • René Poupardin [2] ;
  • Pierre Riché [3] ;
  • M. Bourgeois [4] ;
  • François Demotz [5] ;
  • Laurent Ripart [6].

 

Les ancêtres des Rodolphiens :
Trois générations de Welf sont parfaitement authentifiées avant que leurs descendants ne revêtent les insignes de la royauté. Diverses recherches ont été entreprises pour remonter au-delà de ces générations connues mais les résultats semblent encore hésitants.

 

Sans trop s’aventurer, on peut penser que les Welf suivent une trajectoire semblable à celles d’autres lignées qui postulent aux mêmes ambitions comme les Guilhermides et les Bosonides avant eux ou, encore, les Robertiens après eux. Les médiévistes ont montré que ces lignages proches du pouvoir ont tissé des liens matrimoniaux avec les familles dirigeantes avant d’atteindre eux-mêmes le sommet de la hiérarchie.

 

Rothard fils Hardrad :
Le comte d’Altdorf Welf/Welfhard est l’ancêtre agnatique de cette lignée. Sa fille Judith, troisième épouse de l’empereur Louis le Débonnaire, met en exergue cette famille par ailleurs mal connue. D’après C. Settipani [7] p 254, Welf est le fils d’un comte Rothard lui-même fils d'un Hardrad, peut-être apparenté aux Warinides. L'historien nous renvoie, sans explication supplémentaire, à un auteur allemand nommé Josef Fleckenstein.

 

Une légende que relate C. A. Cingria [8] donne une origine aux Welf : Isembard, fils de Warin, avait tué un auroch qui avait blessé Charlemagne. Ce dernier, en récompense, lui avait cédé la main de la sœur d’une de ses concubines. Au bout d’une année, cette jeune femme accoucha de douze garçons. Perplexe, elle chargea sa servante d’en jeter onze dans le fleuve. Isembart, rentrant de la chasse, rencontra la domestique et lui demanda ce qu’elle portait dans sa corbeille. Ce sont des Wölpes (petits chiens) que je dois porter à la rivière, répondit-elle. Isembart lui fit ouvrir la corbeille et découvrit la vérité. Il fit élever en secret les onze enfants dont l’un ne fut autre que l’ancêtre des Welfs.  Si les historiens n'ont pas retenu la perternité d'Isembart, peut-être peut-on tirer de ce conte une parenté entre les Welfs et les Warinides.

 

Un examen des propriétés de Welf en Bavière, en Souabe et dans les Alpes ainsi qu'une étude onomastique ont permis à Josef Fleckenstein [9] de supposer — avec beaucoup de vraisemblance — une parenté entre les Welf et le comte Rudhard/Rothard/Crothard, homme de confiance de Pépin en Alamanie et originaire d'Austrasie. Il est un de ces grands étroitement liés aux Carolingiens, à qui furent confiées d'importantes tâches politiques dans les diverses parties de l'Empire. Il serait donc l'ancêtre des Welfs  [10].

 

Le 1 mars 752, le roi Pépin le Bref confirme une donation à Fulrad, évêque de Saint-Denis, devant plusieurs de ses fidèles :  Milone, Rotgario, Cheimgaudo, Crothardo, Gerichardo, Autgario et Wiberto comite palatii nostri  (FMG [11]).

 

Le 8 juillet 753, Pépin le Bref confirme des droits à l'abbaye de Saint-Denis devant plusieurs témoins : Milone, Helmgaudo, Hildegario, [C]hrothardo, Drogone, Baugulfo, [G]islehario, Leuthfredo, Rauhone, Theuderico, Maganario, Nithado, Uualthario, Uulfario et Uuicberti comite palatii nostro (FMG).

 

En 954, Fulrad de Saint Denis et Rothard sont chargés d'escorter le pape Etienne II venu sacrer rois Pépin le Bref et ses deux fils.

 

Le 30 octobre 759, Pépin le Bref confirme une donation du comte Gérard à l'abbaye de Saint-Denis en présence de Vuidone, Raulcone, Milone, Helmgaudo, Rothardo, Gislehario…et Uuicberto comite palatii nostro  (FMG).

 

Le 13 août 762, Pépin le Bref fait donation afin de rééddifier le monastère de Prüm (fondé par Bertrade l'Ancienne, aïeule de son épouse Berthe aux grands pieds). Plusieurs de ses fidèles souscrivent : Droconi comitis, Warini comitis, Baugulfi comitis, Troanie comitis, Herloini comitis, Rachulfi comitis, Chrodardi comitis, Welenti comitis, Gerhardi comitis, Waltarii comitis, Gunberti comitis, Warini comitis (FMG). 

 

En 769, Rothard est nommé comte d'Argengau. D'après Strabon, Warin a été, avec Rothard, administrateur franc de presque toute l'Alémanie : ... comitus Warinus et Ruotardus qui totius fere Alemaniae curam administrabant. Son nom apparait une dernière fois en 771 dans une donation à l'abbaye de Gorze dans la vallée de la Moselle (Gorze [12] n° 14).

 

Le 9 décembre 771, Rotardus filius Hardrardi quondam fait donation à l'abbaye de Gorze, pour l'âme d'Haildis quondam coniugis mee, excepté la part de dotis coniugis mee Ermenane (Gorze n° 14 et FMG).

 

Rothard et Ermenane (fille de Welf ?) ont enfanté :

  • Welf marié à Heilwige de Saxe fille de Wittiking le Grand, un des adversaires les plus acharnés de Charlemagne.

 

Welf I marié à Heilwige :

Welf est né vers 760, peut être un peu plus tard. Il est comte d'Argengau (au nord du lac de Constance) en 819.

 

L’importance de Welf et de son épouse se déduit des mariages de ses filles Judith et Emma avec deux empereurs d’occident.

Image Wikipédia représentant Welf

 

Welf n'est mentionné dans les annales qu'à l'occasion du mariage de sa fille Judith avec l'empereur Louis le Pieux en 819. Il possède d'immenses biens en Bavière, en Alémanie, au nord du lac de Constance, dans l'Argengau, dans l'Armergau... (P. Riché).

 

Welf et son épouse ont enfanté :

  • Rodolphe, attesté de 830 à 866, d'où Welf, Hugues et Conrad. Les opposants à Judith s’en prennent à lui et le font tonsurer. Confié à Pépin, il est enfermé dans un monastère aquitain. Son infuence s’exerce surtout pendant le règne de Charles le Chauve. Il est à la fois comte et abbé en Neustrie et reçoit de Charles l’abbatiat de Saint-Riquier (Depreux [13]).  Son fils Welf est abbé de Sainte-Colombe de Sens et Conrad est comte de Paris avant de succéder à son frère dans ses fonctions abbatiales ;
  • Judith est la femme en troisièmes noces de l’empereur Louis le Débonnaire (le mariage a lieu en 819) ; Elle donne naissance à Charles le Chauve et à Gisèle femme d’Eberard du Frioul ; Son influence auprès de son mari est grande, ce dont profite sa parentèle ; Elle a été soupçonnée à tord d'une aventure amoureuse avec Bernard de Septimanie (probablement dans le but de réduire son ascendance sur le roi) ;
  • Emma mariée à Louis II le Germanique fils de Louis le Débonnaire (le mariage est célébré en 827) ;
  • Conrad l’ancien qui suit.

 

Welf est mort le 13 octobre 824. Son épouse Heilwige se retire à l’abbaye de Chelles dont elle devient abbesse. C’est elle qui est chargée, sur ordre de Louis le Pieux, de mettre en place le culte de Bathilde, reine mérovingienne et fondatrice de Chelles, une façon comme une autre de légitimer la dynastie en la rapprochant de la précédente [14].

 

Conrad l’ancien :
Conrad est né vers 805 et meurt en 863. Il est en possession des comtés d’Argengau et de Rheingau où il intervient dans des diplômes relatifs à l’abbaye de Saint-Gall en Suisse allémanique (Poupardin [15]). Après l’avènement de Charles le Chauve en Françie occidentale, il devient comte de Paris et d’Auxerre et abbé de Saint-Gall (Poupardin).

 

Selon Nithard, les Welf partagent en 830 la disgrâce de l’impératrice Judith que les frères ainés de Charles le Chauve envoient dans un couvent. Conrad et son frère Rodolphe sont tonsurés et enfermés dans des monastères, sous la garde de Pépin d'Aquitaine (P Depreux). Ils sont remis en liberté dès 832 et reprennent alors toute leur influence.

 

En 842, Conrad est chargé (avec d’autres conseillers royaux) de procéder au partage de l’empire entre les trois fils de Louis le Pieux. En 849, il obtient de Charles le Chauve le comté de Paris (M. Bourgeois).

 

Un peu plus tard, à la fin de la décennie 850 - 860, Conrad et Rodolphe abandonnent Charles le Chauve au profit de son demi-frère Louis II le Germanique et de son neveu Lothaire II. Ils jalousent l’influence d’Adalhard le Sénéchal, oncle de la reine Ermentrude auprès du roi Charles. La disgrâce d’Adalhard en 856 redistribue les alliances.

 

Au début des années 860, Conrad l’Ancien et son frère Rodolphe soutiennent Charles le Chauve lorsque ce dernier se lance, à la mort de son neveu Lothaire II, dans l’annexion d’une partie de ses états alors défendus par Girard de Vienne (Demotz p 56).

 

Vers 830, Conrad épouse Adélaïde fille d’Hugues le Peureux, comte de Tours, (un Ethiconide) et Ava/Eve de Morvois.

 

Les enfants de Conrad et Ava sont :

  • Conrad le Jeune qui suit ;
  • Hugues l’Abbé, marquis de Neustrie, comte de Tours, d'Angers et d'Auxerre, abbé de Saint-Germain d'Auxerre, de Saint-Julien d'Auxerre, de Saint-Aignan d'Orléans, de Saint-Riquier, de Saint-Bertin et de Saint-Martin de Tours, de Saint-Vaast d'Arras et de Sainte-Colombe de Saint-Denis-lès-Sens ; Il est élu archevêque de Cologne en 864 ; Il est un adversaire acharné de Robert le Fort dont il reçoit les honneurs à sa mort ; Il participe à la défense de la Neustrie contre les Normands ; Il meurt le 12 mai 886 ;
  • Welf est mort avant 876 ;
  • Emma ( ?) femme de Robert le Fort (d’après une proposition de Christian Settipani [16]).

 

Selon la chronique de Sainte-Bénigne de Dijon p 109 [17]  : ...Supererant duo filii Roberti Andegavorum comitis, fratis Hugonis abbatis, senior Odo dicebatur, Robertus alter patrem nomine referens.... Adélaïde de Tours aurait épousé en secondes noces Robert le Fort. Si une parenté entre les Rodolphiens et Robert le Fort est vraissemblable malgré le profond antagonisme existant entre Robert et Hugues l'Abbé, celle proposée par cette chronique est improbable, entre autres pour des raisons chronologiques. Christian Settipani suggère que ce soit une fille d'Adélaïde nommée Emma qui ait épousé Robert.

 

Conrad le Jeune :
Conrad le Jeune est né vers 835 et il meurt en 881.

 

Conrad et son frère Hugues prennent part à la querelle qui oppose Charles le Chauve et Louis le Germanique. Selon M. Bourgeois, les deux frères se déclarent pour Charles le Chauve.

 

Au début des années 860, Charles le Chauve disgracie Hugues l’Abbé et son frère Conrad qui se tournent alors vers Louis le Germanique et son neveu Lothaire II. Si Hugues obtient l’archevêché de Cologne, l'essentiel de sa carrière se déroule en Françie occidentale alors que son frère Conrad devient un personnage important en Lotharingie.

 

En 864, Lothaire II, roi de Lotharingie, cherche à se défaire de son épouse légitime Teutberge, fille de Boson l’ancien, au profit de sa maitresse Waldrade. Prenant le parti de sa sœur, Hubert, grand-père d'Hugues d'Arles roi d'Italie, et fidèle de Lothaire, devient l’un de ses plus farouches opposants et offre ses services au roi Charles le Chauve. Conrad, en disgrâce en Françie occidentale, vainc et tue Hubert, obtenant à titre de récompense les honneurs du vaincu, autrement dit le duché de Transjurane et l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune (F. Demotz).
 

L’épouse de Conrad le Jeune se prénomme Waldrade. Il y a fort à parier qu’elle est proche parente de la maitresse du roi Lothaire II mais le degrés de parenté entre les deux femmes n’est pas connu. A noter que Maurice Chaume [18] les identifie probablement à tort.

 

Conrad le jeune et son épouse Waldrade ont eu pour enfants :

  • Rodolphe I qui suit ;
  • Judith (P Riché) ;
  • Adélaïde femme de Richard le Justicier, marquis et duc de Bourgogne, frère du roi Boson.

 

Les rois de Transjurane :
En 888, à la mort de l'empereur germanique Charles III le Gros, Rodolphe, fils de Conrad le Jeune, s’autoproclame roi de Transjurane. D'abord confinés dans leur ancien ducatus, les rois de Transjurane finissent par agrandir leur territoire en recueillant le domaine Bosonide au début des années 940. La mainmise des Ottonien, dès le règne de Conrad le Pacifique, s'accroit au fils des années jusqu'à la disparition de ce royaume à la mort de son dernier représentant, Rodolphe III, dépourvu de toute descendance masculine.

 

Rodolphe Ier, roi de Bourgogne transjurane.
En 879, alors que le clergé rhodanien se rallie massivement à la rébellion du futur roi Boson, Rodolphe fait face et son ducatus de Bourgogne transjurane constitue un bastion de légitimité, à partir duquel les Carolingiens peuvent mener leur contre-offensive.

 

Rodolphe devient ainsi un des proches de Charles III : il assiste en 885 au sacre lotharingien du souverain, puis il est présent à Metz, en 886, auprès de l’empereur qui rassemble ses troupes pour tenter de lever le siège de Paris. Rodolphe mérite ainsi le titre de ?delis et dilectus marchio noster, que l’empereur lui donne dans un diplôme de 885 (Le royaume rodolphien p 441).

 

Albergement fait par le comte Rodolphe, abbé de Saint-Maurice, à l'impératrice Ingelberge femme du roi Louis II d’Italie (DB [19] n° XVIII).

 

Charles le Gros est déposé par les grands de son royaume en 887. Abandonné de tous, il meurt le 13 janvier 888. Son neveu Arnulf, fils illégitime de Carloman, prend sa succession. Dès lors, Rodolphe Ier, fils de Conrad le jeune, comte d'Auxerre, puis de Bourgogne, se fait reconnaître comme roi de la Bourgogne transjurane, à Saint-Maurice en Valais, par les seigneurs et les évêques du pays.

 

Le couronnement de Rodolphe ne prend pas la forme d’un acte de rébellion semblable à la déposition en novembre 887 de Charles III, mais d’une affirmation d’un prince de sang qui, après la mort de l’empereur, se décide à défier Arnulf qu’il tient visiblement pour un usurpateur (Le royaume rodolphien p 441).

 

Il est probable que Rodolphe avait en tête de reconstituer le royaume de Lothaire. Il est sacré roi par l’évêque de Toul au printemps 888 mais il est immédiatement obligé de se rabattre sur l’ancien ducatus de Transjurane par le roi Arnulf qui limite à l’Aar la frontière entre les deux royaumes.

 

Rodolphe I organise son palais à la façon carolingienne, avec chancelier et comtes palatins. Il tire ses ressources de ses fiscs, en particulier de celui de Salins dans le Jura. Il garde le monopole de la frappe des monnaies (P. Riché p 230).

 

Le 10 juin 888, donation de l'abbaye de Romain-Moutier, dans le comté de Vaud, faite par Rodolphe I à sa soeur Adélaïde (CLU [20] n° 33).

 

En 894, profitant de l’expédition qu’il conduit en Italie, Arnulf ravage la Bourgogne transjurane sans toutefois parvenir à s’emparer de Rodolphe. L’année suivante, Arnulf partage le royaume de Rodolphe entre le bosonide Louis et son fils Zwentibold qui s’empare de la province de Besançon et dévaste une nouvelle fois la Bourgogne transjurane. Seule la mort en 899 d’Arnulf, suivie en 900 par celle de Zwentibold, permet à Rodolphe de rétablir la situation (Le royaume rodolphien p 441).

 

Diplôme non daté de Rodolphe I roi de Bourgogne, en faveur de l'abbaye d'Agaune (DB n° XX).

 

En 895, charte par laquelle Rodolphe I, roi de Bourgogne, donne au peuple de Lausanne la liberté d'élire son évêque (DB n° XXVI).

 

Le 14 mai 899 (?), le roi Rodolphe confirme les donations faites à l’église de Lausanne, entre autres celle de Montigny, par son fidèle, le comte Manassès (RG [21] n° 111)

 

Les enfants de Rodolphe sont :

  • Rodolphe II qui suit ;
  • Louis marié à Mathilde de Saxe (fille d'Henri l'Oiseleur ?) ;
  • Willa, dame de Vienne, femme de Boson de Toscane (La préhistoire des Capétiens) ;
  • Adélaïde mariée à Louis III l’Aveugle (Royaume de Bourgogne) ;
  • Judith (Les origines du duché de Bourgogne) ;
  • Waldrade épouse de Boniface de Spolète (P Riché) ;

 

Le décès de Rodolphe se place à l'année 912.

 

Rodolphe II x Berthe de Souabe :
Rodolphe II, fils du précédent, succède à son père en  912. Il est dans la force de l'âge. Selon François Demotz, il est énergique et belliqueux.

 

En 919, Rodolphe II, roi de Bourgogne, s'empare de Zürich et envahit la région de Constance, centre du duché de Souabe. Il est vaincu et mis en fuite près de Winterthour par Burchard II, duc de Souabe (RG n° 119). Quelques mois plus tard, en 922, Rodolphe II épouse Berthe la fille de son vainqueur (RG n° 120).

 

Rodolphe II, accompagné de son beau-père Burchard de Souabe, est proclamé roi d'Italie en 924, mais il perd ce titre au bout de quelques mois par l'élection, en 926, d'Hugues d'Arles, comte de Provence et admisnistrateur des états de Louis III l'Aveugle.

 

Jugement rendu en présence du roi Rodolphe en faveur de la dame Bertagia, in Cartris villa (CLU n° 256).

 

L’entrée, au printemps 926, des troupes d’Hugues d’Arles dans le royaume d’Italie constitue un tournant décisif qui contraint la monarchie rodolphienne, désormais chassée du trône de Pavie, à se placer sous la protection ottonienne. Dans sa déroute, Rodolphe II perd son beau-père Burchard II de Souabe, battu et tué par l’envahisseur, ce qui permet à Henri I d’installer à la tête du vieux ducatus alémanique le Conradin Hermann, renforçant ainsi la présence ottonienne sur les marches du royaume rodolphien. De surcroît, le triomphe d’Hugues d’Arles déstabilise profondément la monarchie rodolphienne, désormais incapable de faire face à la puissance réunie par les Bosonides, qui contrôlent l’Italie et le royaume de Vienne, tenant ainsi en tenaille la Bourgogne transjurane. Dans de telles circonstances, Rodolphe II n’a sans doute pas d’autre solution que de prendre le chemin de la Germanie pour se placer sous la protection ottonienne (Ripart thèse [22] p103).

 

Selon René Poupardin, qui interprête mal un passage de Liudprand de Crémone, Hugues abandonne la Provence à Rodolphe II en 933, en échange d'une non intervention en Italie. C'est mal connaitre Hugues dont l'ambition est de reconstruire l'ancienne Lotharingie et les historiens modernes ont désormais abandonné cette idée. En fait, les états bosonides tombent dans le royaume Rodolphien quelques années plus tard, sous Conrad le Pacifique.

 

Les enfants de Rodolphe II et de Berthe de Souabe sont :

  • Conrad qui suit ;
  • Burchard ;
  • Rodolphe (CLU n° 1127 et cartulaire de Savigny [23] n° 38 où on peut lire : signum Roduli Filii regis), possesseur de terre en Alsace (R Poupardin) ;
  • Sainte Adélaïde mariée en premières noces à Lothaire d’Italie fils d’Hugues d’Arles puis épouse d'Otton I de Saxe. Elle est régente de l'empire germanique pour son petit fils Otton III. Elle décède en décembre 999.

 

Rodolphe II meurt en 937. Le pouvoir ottonien s’attache, dès lors, à absorber la dynastie rodolphienne. En 951, Otton Ier épouse Adélaïde, fille de Rodolphe II, avant de donner, entre 963 et 966, sa nièce Mathilde au roi Conrad. D’autres mariages  complètent ce réseau d’alliance : Louis, oncle de Conrad, aurait ainsi épousé la soeur (C. Settipani [24]) ou la belle-sœur d’Otton Ier (L. Ripart), tandis que Conrad donne sa fille Gisèle à Henri le Querelleur. Par ces alliances croisées, les souverains germaniques sont désormais étroitement liés aux monarques rodolphiens : Rodolphe III est ainsi successivement le neveu de l’impératrice Adélaïde, régente d’Otton III, puis l’oncle d’Henri II et de Gisèle de Souabe, épouse de Conrad II. Apparentés de toutes parts aux Rodolphiens, les souverains germaniques ne manquent pas de mettre en valeur leur sang bourguignon, comme le montre le développement spectaculaire du culte de saint Sigismond dans l’entourage impérial (Ripart).

 

La famille de la reine Berthe :

Il n'est pas très facile de remonter la généalogie de la reine Berthe. Selon C. A. Cingria les comtes de Turgovie, ancêtres supposés des ducs de Souabe sont parents avec les Warinides que nous avons déjà rencontrés.

 

Dans cette quête à la famille de la reine Berthe, plusieurs généalogies, parfois très différentes, sont proposées ça et là : E. Vasseur [25], M. Borglote [26] ou le site FMG [27] pour ne citer que ceux là. Nous suivons Michael Bolgolte, historien allemand prudent, qui suggère que les ducs de Souabe soient une branche issue des Hunfridinger.

 

Les Hunfridinger, nobles sans doute d'origine franque au service des Carolingiens, sont surtout actifs en Rhétie, en Alémanie et en Italie.

 

Attesté en 806/808 à Rankweil (Vorarlberg) comme comte de Rhétie, un Hunfrid est envoyé en Italie par Charlemagne pour y servir d'arbitre ; il reprend en outre l'administration de l'Istrie. On peut supposer qu'il est identique au comte Hunfrid de Coire qui réside en 823 à Rankweil, légat de Louis le Pieux à Rome et fondateur du couvent de Schänis destiné à abriter la relique du Saint-Sang donnée par l'empereur (M. Borgolte et P. Depreux).

 

D'après le site FMG, Humfrid est marié à Hidda fille d'Udalrich I dont il a eu plusieurs enfants que D. Jackman [28] a détecté dans une litanie de Reichenau : Hunfridus, Hitta, Adelpreht, Odalrih, Hunfrid, Liutsind, Hitta, Imma, Aba identifiés à Humfrid, à son épouse Hidda et à leurs enfants. Cet Uldarich est le frère d'Hildegarde femme de Charlemagne.

 

Adalbert/ Adelpreht, son fils, se trouve en opposition avec Louis le Pieux, lequel soutenait les Welfs/Guelfes en Rhétie. Contraint à la fuite, Adalbert se rend en Istrie mais peut revenir pour quelque temps en profitant de la rébellion de Bernard d'Italie (817). Peu après 824, les Hunfridinger sont supplantés en Rhétie par un comte Roderich (d'origine inconnue). On ne sait si Adalbert I, comte de Thurgovie en 836/838, se confond avec le fils homonyme de Hunfrid (Borgolte).

 

Adalbert II l'Illustre apparaît en diverses régions d'Alémanie en 855 et de 860 à 893. Son fils Adalbert III soutient en 911 son frère Burchard I, margrave de Rhétie, dans sa tentative de créer un duché en Alémanie. Tous deux périssent dans l'aventure (Borgolte). Burchard I a eu au moins deux fils, Burchard II et Ulrich (prénom qui semble confirmer la parenté entre Adalbert I et II).

 

Burchard II, fils de Burchard I, réussit à devenir duc de Souabe en 917. Le titre passe en 954 à son fils Burchard III avec qui la famille s'éteint en 973 (Borgolte). Exilé après la mort de son père Burchard I en 911, Burchard II se soulève dès 914 avec le comte palatin Erchanger contre le roi de Germanie Conrad I. Il succède à Erchanger, exécuté en 917, à la tête du duché de Souabe. Sa soumission au roi Henri I l'Oiseleur, peut-être accompagnée d'un pacte d'amitié, et sa victoire sur le roi Rodolphe II de Bourgogne en 919 à Winterthour lui permettent de consolider son pouvoir dans le duché de Souabe. Ayant accordé son aide militaire à Rodolphe II devenu son gendre, il meurt devant Novare en 926. En 924, le duc Burchard II confirme les acquisitions faites par le couvent des femmes de Zurich à Maur et Boswil [29] p 82

 

Femme de Burchard II, Régilinde est née vers 885. Elle est la fille d'Eberhard I, bailli du Zürichgau (886-894), ou de Waltfred, margrave de Vérone et du Frioul, et de Gisèla, nièce du roi Bérenger, de la famille des Unrochides. Elle épouse successivement Burchard II puis Hermann I, duc de Souabe ou d'Alémanie (décès 948/949), de la famille des Conradins. Régilinde est mentionnée de 929 à 958 comme abbesse laïque du couvent féminin zurichois dédié à Félix et Regula. Par de riches donations, elle est l'une des fondatrices des couvents d'Einsiedeln et de Sainte-Marguerite à Waldkirch (Bade). Atteinte de la lèpre, elle passe probablement les dernières années de sa vie sur l'île d'Ufenau, chez son fils (?). Elle meurt en 959 (Borgolte).

 

La bonne reine Berthe est la fille de Burchard II et de Régilinde. Elle est une figure populaire dans le canton de Vaud, et presque dans toute la Suisse romande.

 

Sceau imaginaire de la reine Berthe (Cingria p 13)

 

Dans toute la Suisse occidentale, la croyance publique attribuait à la reine Berthe la fondation d'anciennes églises, d'anciens couvents et châteaux. La réalité est toute autre...

 

Conrad le Pacifique :

Conrad, fils de Rodolphe II, succéde à son père en 937 et gouverne jusqu'en 993, année où il meurt à l'âge de 66 ans.

 

Avec son règne, le pouvoir rodolphien se déplace de la transjurane vers Vienne où il réside.

 

Conrad n'est âgé que de 8 ou 9 ans à la mort de son père. Il est emmené en Allemagne par le roi de Germanie Otton I alors que sa mère est remariée à Hugues d’Arles, roi d'Italie. Il paraît avoir subi une sorte de captivité auprès du roi Otton, mais il est remis en liberté en 942, suivant M. de Gingins [30]. Ce retour est d'ailleurs attesté par plusieurs chartes dans lesquelles on emploie les années de son règne. Quelques auteurs pensent que le gouvernement fut confié, en attendant la majorité de Conrad, à Hugues II, fils de Hugues I, frère de Rodolphe II et cousin germain de Conrad.

 

Le 18 mai 942, Conrad donne un diplôme dans lequel il confirme à son chapelain Ermenthée la possession de la chapelle de Saint-Genès, sous les murs de la ville de Vienne (CLU n° 631).

 

Le roi Louis IV affronte Otton I entre 939 et 942. Il est contraint à se retirer de la vallée du Rhône dès les premières difficultés. Sans rencontrer, semble-t-il, beaucoup d’opposition, Conrad, allié des Ottoniens, s’impose alors dans l’ancien royaume bosonide, où son pouvoir est unanimement reconnu vers 942-943 (Ripart thèse p 68).

 

En 943, Conrad parvient à s’imposer en Viennois (CLU n° 627). Il utilise le prétexte d’un bien remis à l’abbaye de Cluny par la famille du vicomte de Vienne Ratburne et retenu par Charles-Constantin pour réunir une large assemblée et obliger le fils de Louis l’Aveugle à reconnaitre son autorité (L Grimaldi [31]).

 

Au mois de septembre 943, le roi Conrad confirme la donation faite par Ingelbert au monastère de Cluny de certains biens que Charles-Constantin, son parent, a enlevés à ce couvent.

 

En 946, Otton se rend en Françie occidentale pour soutenir le roi Louis contre Hugues le Grand. Conrad lui amène un corps de troupes en renfort (R Poupardin p 75).

 

Le 15 septembre 958, Conrad confirme à l'abbaye de Cluny la possession du monastère de Saint-Amand, près Saint-Paul-Trois-Châteaux (CLU n° 1052).

 

Le 18 août 950, le roi Conrad donne à Arlulfe tout ce qui lui appartient dans la vallée de Trets, dans le comté d'Aix (Telma [32] [En ligne]).

 

Le 23 mars 963, le roi Conrad donne à l'abbaye de Cluny pour le remède de son âme, de celle de sa femme Adelane et celles de ses enfants le lieu de Crottas dans le pagus de Vienne (CLU n° 1152).

 

Sous le règne de Conrad, l’autonomie de la Provence ne cesse d’aller croissant, au profit de l’archevêque d’Arles mais aussi à celui de la nouvelle dynastie comtale qui profite pleinement de la prise du Fraxinium par le comte Guillaume II le Libérateur en 972 (Le royaume de Bourgogne).

 

Après la mort d'Otton I en 973, Conrad intervient fréquement dans les affaires de l'empire alors que sa soeur, l'impératrice Adélaïde, en est la régente.

 

le 7 octobre 976, Conrad le Pacifique confirme les biens et les droits de l'abbaye de Savigny (Telma [En ligne]).

 

D'après F Lot [33], Conrad, qui avait combattu Hugues le Grand puis avait été l'allié du dernier Carolingien de la Françie Occidentale, le roi Lothaire son beau-frère, ne voit pas d'un bon oeil l'avènement d'Hugues Capet en 987 mais, après avoir été tendues, les relations entre les deux rois s'améliorent et il semble même que le roi de France ait recherché l'alliance de Conrad en 990.

 

Conrad épouse successivement Adelane (CLU n° 1152) dont on ne connait pas la famille et qui meurt en 963 puis Mathilde fille du roi carolingien Louis IV (La chronique d'Alberic des Trois-Fontaines relate le mariage de rex Francorum Lotharius…sororem suam Mathildem et Conradus rex Burgundie).

 

De sa première épouse sont nés :

  • Conrad ; Chuonradus…rex et uxor sua Mattilt regina et filii eius Cuono" signe un charte datée du 10 août  966 (FMG [34] ref 182) ;
  • Gisèle épouse d'Henri II le Querelleur, duc de Bavière, avant 972.

Sa seconde épouse a enfanté :

  • Rodolphe III qui suit ;
  • Berthe mariée à Eudes de Blois puis en secondes noces à Robert II, roi de France ;
  • Gerberge épouse d'Herman II de Souabe ;
  • Mathilde.

Enfin, d’une maitresse nommée Alduid, est né :

  • Bouchard II, archevêque de Lyon.

Le roi Conrad est décédé le 19 octobre 993 à Vienne.

 

Rodolphe III :
Rodolphe III règne de 993 à 1032. La faiblesse et le manque de sens politique du nouveau souverain sont notables et débouchent, à son décès, à l'incorporation de ses états à l'empire germanique.

 

En 995, Rodolphe soulève le mécontentement de ses sujets en s’efforçant de retirer à quelques-uns d’entre eux les biens et droits auxquels ils prétendent à titre héréditaire mais il est vaincu et mis en fuite (RG n° 127). Une partie de son aristocratie s'allie avec le comte de Bourgogne Otte-Guillaume qui lui inflige une cuisante défaite (Le royaume de Bourgogne). Rodolphe cherche alors à constituer une puissante féodalité ecclésiastique qui contrebalance la féodalité laïque, moins dangereuse car non héréditaire.

 

Adélaïde, tante de Rodolphe, impératrice et régente de l’empire ottonien, manifeste de l’intérêt pour les affaires bourguignones dans lesquelles elle intervient directement et, après elle, son fils Otton III. Les ottoniens se posent en protecteur de l’église bourguignone et court-circuitent ainsi le pouvoir rodolphien (Le royaume de Bourgogne).

 

En 996, Rodolphe, roi de Bourgogne, donne le comté de Tarentaise à Amizo, archevêque de Tarentaise (Telma [en ligne])
 

En 997, Rodolphe est contraint par l'empereur Otton III de restituer un fisc à l'évêque de Lausanne. L'ingérence des Ottonien dans les affaires bourguignones s'accentue. En 999, Adélaïde traverse la Transjurane en véritable souveraine et arbitre les conflits entre son neveu Rodolphe et son aristocratie. Une telle attitude a pour conséquence l'affaiblissement de la royauté rodolphienne. Peu à peu, les évêques bourguignons se placent directement sous la souveraineté impériale (Du royaume aux principauté [35])

 

En 999, le roi Rodolphe concède à Hugues, évêque de Sion, le comté du Valais à la demande de sa femme Algitrude, de son frère Burchard, archevêque de Lyon, ainsi que de Hugues, évêque de Genève (RG n° 142).
 

Au tournant du millénaire, la crise du pouvoir rodolphien s’accroit. Le roi Rodolphe perd l’essentiel de son autorité dans le Viennois en multipliant les aliénations de droits fiscaux au profit des établissements ecclésiastiques et de l’aristocratie laïque. Au terme des années 1010, la monarchie a concédé tout son domaine dans le ducatus viennois. Pas moins de 7 donations sont effectuées au profit du prélat de Vienne entre 1011 et 1023  (Du royaume aux principautés).

 

Le 24 avril 1011, Rodolphe donne à sa femme Ermengarde divers biens qu’il déclare être sa propriété, entre autres les résidences royales d’Aix et de Neuchatel, les domaines d’Annecy et de Ruë, le château royal de Font, l’abbaye Saint-Pierre du Mont-Joux, une partie d’Yvonant… (RG n° 151).

 

Le 30 juillet 1011, le roi Rodolphe restitue au monastère de Romainmotier diverses terres et biens, entre autres l’église de Saint-Martin à Bursins, dans le comté équestre (RG n° 152).

 

Le 25 août 1011, Rodolphe, à la demande de sa femme Ermengarde, de l’archevêque Burchard son frère, des évêques Hugues et Anselme, accorde à Henri, évêque de Lausanne, le comté de Vaud avec tous ses droits et redevances (RG n° 152).

 

En 1116 a lieu une entrevue entre Rodolphe III et son cousin Henri II, roi de Germanie. Un accord intervient entre eux. Rodolphe conserve son autorité royale en Transjurane mais doit référer de ses affaires à Henri (Poupardin p 127).

 

Entre 1018 et 1032, Rodolphe III, roi de Bourgogne et de Provence, confirme la donation faite par Joufré, comte de Provence, et son frère Bertrand à Odile de Vence des redevances fiscales sur la villa de Mazaugues, donation faite en échange de quatre onces d'or (Tema [en ligne]).

 

 

En 1029 Rodolphe, roi de Bourgogne, confirme divers biens aux chanoines de Saint-Anatole de Salins et leur donne des vignes et la villa d'Arlay (Tema [en ligne]).

 

Reproduction de la Charte de 1029 (Telma)

 

Le 14 janvier 1029, Rodolphe III, roi de Bourgogne, donne à l'abbaye de Cluny l'église Saint-Blaise au comté de Genève, avec toutes ses dépendances (CLU n° 2812).

 

Rodolphe III a eu deux femmes mais pas de descendance :

  • Angeltrude décédée entre le 21 mars 1008 et le 18 février 1011 ; Thierry Stasser [36] propose qu'elle puisse être Ageltrude de Capoue, fille de Pandolf I, prince de Capoue et de son épouse Aloara.
  • Ermengarde mariée entre le 24 avril et le 28 juillet 1011. Elle est décédée après 1057. Laurent Rippart suggère qu'Ermengarde soit la soeur d'Humbert de Savoie. L'hypothèse n'est pas acceptée par F. Demotz qui préfère une parenté moins proche (les documents ne citent pas le lien familial existant entre ces deux personnages). Ermengarde pourrait être la veuve d'un comte de Provence nommé Roubaud, neveu de Guillaume le Libérateur. Quelle que soit sa parentèle, elle est influente et joue un rôle majeur dans la politique du roi Rodolphe.

 

 

A son décès, le 6  septembre 1032, les états de Rodolphe III sont intégrés à ceux de l’empereur Conrad le Salique.

 

Bibliographie :

[1] Le royaume de Bourgogne de 888 au début du XIIe siècle 2008 Laurent Ripart dans Pouvoirs, Église et société: France, Bourgogne, Germanie (888-XIIe siècle) par Geneviève Bührer-Thierry,Thomas Deswarte

[2] Le royaume de Bourgogne 1907 René Poupardin

[3] Une famille qui fit l'Europe 1987 Pierre Riché

[4] Hugues l’Abbé 1885 M Bourgeois dans Annales de la faculté de Caen tome 1

[5] La Bourgogne, dernier des royaumes carolingiens 2008 François Demotz

[6] Le royaume rodolphien Laurent Ripart

[7] Les ancêtres de Charlemagne  1993 Christian Settipani

[8] La reine Berthe 1992 Charles Albert Cingria

[9] Josef Fleckenstein

[10]  Historiographie allemande du haut Moyen Âge Mikael Keul 1966 dans Annales. Économies, Sociétés, Civilisations

[11] Frank et Mévovingian nobility sur le site de Fondation of Médiéval Genealogie désormais FMG

[12] Cartulaire de l'abbaye de Gorze désormais Gorze 1898 A d'Erbomez

[13] Prosopographrie de l'entourage de Louis le Pieux 1997 Philippe Depreux

[14] Tradition hagiographique et culte de sainte Bathilde, reine des Francs 1975 Robert Folz  dans Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, n° 3

[15] Les grandes familles comtales à l’époque carolingienne René Poupardin

[16] Forum de discussion soc.genealogy.medieval réponse de Christian Settipani

[17] La chronique de Sainte-Bénigne de Dijon .....

[18] Les orignines du duché de Bourgogne  1925 Maurice Chaume

[19] Diplomatique de Bourgogne Pierre Rivaz

[20] Recueil des chartes de Cluny 1873 - 1903 Alexandre Bruel

[21] Regeste Genevois 1866 désormais RG

[22] Les fondements idéologiques du pouvoir des comtes de la maison de Savoie (de la fin du Xe au début du XIIIe siècle), Thèse 1999 Laurent Ripart

[23] Cartulaire de Savigny 1853 A Bernard

[24] Les origines maternelles du comte Otte-Guillaume 1994 C Settipani dans les Annales de Bourgogne tome 66

[25] Les ancêtres de trois seigneurs rouergats E Vasseur

[26] Dictionnaire historique de la Suisse Michael Borgolte 

[27] Swabia Nobility sur le site de Fondation of Médiéval Genealogie

[28] Criticism and Critique, sidelights on the Konradiner Prosopographia et Genealogica, Band 1, Oxford 1997D Jackman

[29] Memoires et Documents Publies par la Societe D'Histoire et D'Archeologie de Genève 1978

[30] Mémoires pour servir l'histoire des royaumes de Provence et de Bourgogne Jurane 1851 Frédéric Gingins La Sarra

[31] La justice comme élément révélateur de la crise de l’an mil en Viennois L Grimaldi 2008 dans Le royaume de Bourgogne autour de l'an mil

[32] http://www.cn-telma.fr

[33] Etudes sur le règne d'Hugues Capet 1903 Ferdinand Lot

[34] Burgondy duchy nobility sur le site de Fondation of Médiéval Genealogie

[35] Du royaume aux principauté L Rippart 2008 dans dans Le royaume de Bourgogne autour de l'an mil

[36] Ou Sont Les Femmes ? Prosopographie des Femmes des familles princieres et ducales en Italie méridionale depuis la chute du royaume lombard (774) jusqu'à l'installation des Normands (env 1100) 2008 Thierry Stasser

LU

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