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Nous sommes à la recherche de l’article de Jean-Noël Mathieu : « Nouvelles recherches sur les premiers comtes de Tonnerre » publié dans le bulletin archéologique et historique du Tonnerrois n° 51. Si un de nos lecteurs peut nous en fournir une copie…

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Hormis Guillaume le Libérateur, vainqueur des Sarrazins du Fraxinet, les comtes de Provence de la première dynastie sont méconnus et leur existence est entourée d'un voile difficile à déchirer. Si leur généalogie est à peu près établie, nous n'avons que peu de renseignements au sujet de leurs origines, de leurs femmes et de leurs filles.

 

Abbaye de Montmajour, nécropole des premiers comtes de Provence

 

Les informations fournies par les historiens et les érudits ne permettent pas de tirer des enseignements clairs et définitifs à propos de ces comtes et de leur entourage. Leurs biographes ne narrent aucune d'anecdote qui leur donneraient un peu de profondeur et le plus ancien d'entre eux, Antoine de Ruffi [1] se contente de qualificatifs peu compromettants : ils sont pieux, généreux, magnanimes...

 

Heureusement, depuis la publication d'A de Ruffi en 1655, l'analyse des médiévistes s'est affinée et la politique des comtes de Provence a été suffisamment décortiquée pour commencer à être apréhender. A bien des égards, ces comtes (...949 - 1190...) possèdent un fonctionnement singulier qui ne se retrouve dans aucune des autres provinces de l'Europe occidentale :

  • Chapeautés par les rois de Bourgogne puis par les empereurs romains qui ne possèdent qu'un pouvoir nomminatif en Provence, les comtes gouvernent à leur guise, sans avoir à en référer à leurs suzerains près desquels on ne les trouve jamais. Par contre, ils doivent compter avec la privatisation du pouvoir par les grandes familles provençales telles que les Marseille, les Moustiers-Riez, les Baux-Rians...
  • Aucun membre de cette famille n'a eu une vraie carrière ecclésiastique. A une époque où les évêques possèdent le second pouvoir des comtés, cette absence peut être soulignée, selon Florian Mazel [2], comme une faiblesse de leur autorité surtout que les sièges épicopaux sont contrôlés par les grandes familles autochtones.
  • La famille dirige la Provence dans l'indivision. Cette singurarité a pour conséquence évidente le morcellement de la Provence. La partie occidentale (marquisat) passe très tôt dans l'escarcelle des comtes de Toulouse. Un peu plus tard, le comté de Forcalquier suit une trajectoire parallèle.

 

Cette dynastie, longue de cinq générations en ligne masculine, de Boson II à Bertrand II, est issue d'un certain Roubaud dont on ne connait pas l'origine. Installée par le roi de Bourgogne Conrad au cours de la période de confusion qui suit le départ d'Hugues d'Arles pour le royaume d'Italie (926), les débuts de la famille sont timides (Manassès, neveu d'Hugues, reste le maitre de la Provence). A la deuxième génération, l'expulsion des Sarrazins par Guillaume le Libérateur et son frère Roubaud, fils de Boson II et petits-fils de Roubaud, leur permet d'acquérir la légitimité qui leur manquaient.

 

Si la libération de la Provence a permis à Guillaume et Roubaud qu'acquérir une dimension considérable (mariage de Guillaume avec Adélaïde d'Anjou, reine de France, celui de sa fille Constance avec le roi de France et celui d'Emma, fille de Roubaud, avec le comte de Toulouse), on constate dès le début de XIe siècle une lente dégradation du pouvoir comtal qui doit composer avec les familles implantées localement depuis fort longtemps pour certaines (Magnani [3], Mazel [4], Poly [5]...).

 

On a consulté une bibliographie très classique pour écrire cet article :

  • La Provence et la société Féodale (879 - 1166) de J.P. Poly. Dans l'annexe de la thèse de cet auteur figure un relevé des chartes des comtes de Provence. Celles qui sont citées dans ce texte gardent le numéro que leur a donné J.P. Poly, sous la forme : Poly n°...
  • La Provence de G de Manteyer [6] ;
  • La Noblesse et l'Église en Provence, fin Xe-début XIVe siècle, F Mazel ;
  • Les erreurs de l'Histoire. Origines rectifiées des Maisons Féodales, J Berge [7] ;
  • Monastères et aristocratie en Provence Milieu du Xe - début du XIIe siècle, Eliana Magnani ;
  • La Provence au moyen-âge de Aurell-Boyer-Coulet [8].

ainsi qu'une série d'articles puisés dans Provence-Historique ou autres magazines spécialisés.

 

Dans quel contexte apparaissent ces comtes de Provence ?

Louis III, roi d’Italie, est aveuglé sur ordre de Bérenger du Frioul en 905. Sa carrière politique est stoppée nette et il est désormais obligé de s’appuyer sur un de ses fidèles et lointain cousin, Hugues d’Arles qui épouse sa demi-sœur Willa. Au fils des ans, Louis laisse les rênes du Viennois à Hugues qui, peu à peu, devient le maitre de la contrée. En 911, il s’installe à Arles et consolide son pouvoir en confiant les postes clefs aux membres de sa famille : Boson son frère et Manassès, archevêque d’Arles, son neveu. En 926, Hugues est élu roi d’Italie mais il continue à contrôler la Provence, empêchant Charles-Constantin, fils de Louis III, de succéder à son père en 928. En 937, il échoue dans sa tentative d’annexion du royaume de Bourgogne mais il se maintient jusqu’en 946 sur le trône d’Italie. Il meurt un an plus tard après avoir cessé de jouer tout rôle actif en Provence, trahi par Manassès et un groupe de fidèles.

 

C’est dans ce contexte particulier qu’apparait la première dynastie des comtes de Provence. La famille de Roubaud, qui a probablement suivi Hugues en Provence, s’en démarque alors que l'étoile de ce dernier décline. Conrad III le Pacifique, roi de Bourgogne dès 939, veille à remplacer Hugues et à maîtriser les pouvoirs de son successeur. En conséquence, il éclate la Provence en trois comtés, limitant ainsi l'autorité et les ressources des nouveaux dirigeants (R Busquet [9]):

  • Boson II de Provence devient comte d'Arles,
  • Guillaume, frère de Boson II, reçoit le comté d'Avignon
  • Griffon d'Apt, fils de Griffon et Théviarde, assume la charge du comté d'Apt et de Glandevès .

Griffon est rapidement éliminé du paysage politique provençal. Les deux frères, sans s'affranchir de l'autorité nominale du roi, deviennent les vrais maitres du pays.

 

Sans aucune certitude, on peut imaginer, à la suite de J.P. Poly, que les ancêtres de cette famille gravitaient dans la mouvance des Bosonides avant leur déchéance. Cet historien croit reconnaitre Roubaud, père des premiers comtes, dans l’entourage de Louis l’Aveugle. Pour moult historiens, les Roubaud sont des nobles mâconnais. Notons qu'un Roubaud est repéré en Provence en 739, il pourrait être un ancêtre de ce lignage (J-P Poly et C. Settipani [10]).

 

L’onomastique nous vient heureusement en aide pour la recherche des origines de cette famille. En effet, les frères fondateurs de la dynastie se nomment Boson et Guillaume. L’anthroponyme Boson les rapproche de la famille du même nom et celui de Guillaume des descendants de Guilhem de Gellone.  Pour C. Settipani et bien d'autres, la mère de Boson et de Guillaume est une fille de Guillaume de Pieux et Engelberge à laquelle il donne arbitrairement le nom de Doda. Georges de Manteyer préconisait déjà en son temps un lien avec les Guilhermides sans franchir le pas. Cette union de Roubaud permettrait finalement à elle seule d’expliquer les prémons de ses deux fils lorsqu’on sait qu’Engelberge est elle-même une Bosonide.

 

Reste encore une question intéressante mais pas cruciale, Boson fils de Roubaud est-il Boson mari de Berthe nièce d’Hugues d’Arles ? Les historiens les plus modernes semblent adhérer à la thèse. Seul C Settipani distingue Boson, fils de Richard le Justicier, duc de Bourgogne, marié à Berthe, et Boson, comte de Provence, époux de Constance.

D'après l'ouvrage "Marseille au moyen-âge, entre Provence et Méditérannée", piloté par T Pécout [11], Boson fils de Richard est mort en 935. Or Boson, comte de Provence apparait en 946 en présence de Berthe d'après un témoignage de Liudprand de Crémone.

Nous devons donc admettre qu’après s’être séparé de Berthe, Boson a épousé Constance. L’excuse du « divorce » proposée par les médiévistes consiste à supposer que Boson se désolidarise d’Hugues et de sa parentèle, probablement en faveur du roi de Bourgogne Conrad. Mais, alors, pourquoi se remarier avec une autre Bosonide ? Constance et Berthe n'appartiennent pas à la même branche de cette famille tentaculaire et n’oublions pas qu’Hugues d’Arles a empêché Charles-Constantin, père supposé de Constance, de succéder à son père.

 

Patrick Geary [12] a développé une théorie intéressante sur la fondation de l’abbaye de Montmajour. Cette thèse semble acceptée par les médiévistes d’aujourd’hui. Elle ne règle pas le problème de l’ascendance de cette première dynastie mais donne une nouvelle orientation des conditions de son installation. Pour P. Geary, un groupe restreint de fidèles d’Hugues d’Arles fonde en 954 l’abbaye de Montmajour sous l’égide d'une arlésienne de haute noblesse prénommée Teucinde ,  deo devota, afin de sauvegarder son héritage et sa mémoria. Notons que Boson II souscrit à la fondation.

La famille des nouveaux comtes tente de s’emparer de l’abbaye pour en faire une nécropole familiale. Pour cela, à la mort du premier abbé, Guillaume II pèse de tout son poids pour imposer un religieux de son choix sur le siège vaccant mais les moines n’entrent pas dans son jeu et l’abbé Riculf est élu.

Cet échec oblige ces princes à se tourner vers d’autres abbayes et leurs premières donations vont donc vers Cluny et son prieuré de Sarrians et le monastère de Psalmody mais ce n’est que partie remise et le départ d’Archinric, alors abbé du monastère arlésien pour le prieuré de Carluc, en 1008, peut être considéré comme une victoire des comtes (P. Amarguier [13]).

 

L’histoire de la fondation de Montmajour illustre parfaitement le passage de la Provence carolingienne à celle des premiers comtes.

 

L'ancêtre Roubaud :

Roubaud est vraissemblablement né vers 880. Rappelons que les noms de sa femme et ses parents ne sont pas parvenus jusqu'à nous. Pourtant, les médiévistes ont suivi quelques pistes intéressantes.

 

En 901, Roubaud aurait participé à la désastreuse épopée en Italie du roi Louis III à la suite de laquelle ce dernier est aveuglé (J-P Poly et M. Aurell). Florian Mazel ne croit pas à cette possibilité car elle impose une longévité relativement exceptionnelle à Roubaud mais alors pourquoi ne pas penser qu'il s'agit d'un grand-père ou un grand oncle ou, tout simplement, d'un proche parent ?

 

Les parents de Roubaud :

Georges de Manteyer a vainement cherché une famille à Roubaud, énumérant plusieurs personnages portant ce prénom au Xe siècle. Il a évalué pour chacun les chances d'être le père des premiers comtes de Provence mais il n'a pas pu résoudre cette question épineuse. Tout au plus conclut-il que Roubaud serait originaire du Mâconnais et aurait vécu dans l'entourage de Guillaume le Pieux, marquis d'Auvergne, beau-frère de Louis III et gendre du roi Boson.

 

Le président Berge, vivement critiqué sur ce chapitre par Raoul Busquet [14], formule l'hypothèse que Roubaud est frère de Boson et d'Hugues d'Arles. A l'appui de sa supputation, il fait remarquer que les alliances des comtes de Provence avec les plus Grands de l'époque (la petite-fille de Roubaud épouse un roi de France) ne peut se concevoir que si cette famille est de source illustre. Malheureusement, J Berge n'apporte aucune preuve tangible ni même d'indice en faveur de sa proposition.

 

Une dernière théorie (Wikipédia [15]), proche de la précédente, s'est développée sans pour autant avoir convaincu le groupe des médiévistes contemporains. Roubaud serait un fils issu d'une première union de Boson, le frère d'Hugues d'Arles.

 

Il faut sans doute renoncer à ces hypothèses plus ou moins hasardeuses qui ne s'appuient que sur des constructions généalogiques sans réel fondement.

 

L'épouse de Roubaud :

L'épouse de Roubaud est elle aussi restée dans l'ombre de son mari et aucun texte ne nous la présente. Toutefois, les médiévistes, appuyant leur proposition sur un critère essentiellement onomastique, s'accordent pour supposer qu'il s'agit d'une fille de Guillaume le Pieux, comte d'Auvergne et d'Engelberge (Hypothèse 1 : voir l'étude de C Settipani qui s'appuie sur des travaux antérieurs).

 

Une seconde hypothèse a été émise récemment (Hypothèse 2). Elle est développée dans un document sur Marseille au moyen-âge, supervisé par Thierry Pécout. L’auteur propose que la femme de Roubaud soit une des filles de Boson, comte en Italie, et d’Engeltrude, ce qui ferait de Boson II le cousin issu de germain d’Hugues d’Arles. Cette supposition n’a pas beaucoup plus de fondement que la précédente. Nous savons que Boson et Engeltrude ont eu deux filles qui sont attestés par la documentation. Par contre, chronologiquement, cette thèse résiste mal à l’examen. Les deux filles de Boson et d’Engeltrude paraissent adultes en 870. Elles disputent l’héritage maternel à leur demi-frère maternel Godefroi en 878 (Marseille au Moyen-Age) ou avant (F. Bougard [16]). Dans ce cas là, il faut les faire naitre vers 850-855 (hypothèse raisonnable par rapport à l’âge de leurs parents), mais comment penser que l’une d’elle enfante vers 910 ? Nous perdons aussi dans ce cas, l’ascendance Guilhermide qui permet d’expliquer l’introduction du prénom Guillaume dans la suite des comtes de Provence.
 

Avec toute la prudence dont il faut faire preuve, peut-être peut-on allier les deux hypothèses en ajoutant une génération supplémentaire entre Roubaud, père de Boson II et les filles d’Engeltrude. Toujours d'après F Bougard, Boson et Engeltrude se sont séparés en 857. Entre 858 et 862, les papes Benoit III et Nicolas I ont multiplié les démarches afin de soutenir la cause de Boson et d'exiger le retour d'Engeltrude auprès de son mari. Le même auteur nous apprend que l'une de leurs filles, nommée Teutberge, serait décédée avant 872. On peut donc supposer que Teuberge et sa soeur sont nées vers 850 ou peu avant, alors qu'Engeltrude d'Orléans, est agée d'une vingtaine d'années. L'une d'elles aurait enfanté Roubaud, comte dès 901, vers 870. On respecte ainsi une chronologie raisonnable, et la possibilté que les comtes de Provence soient les héritiers des Bosonides et des Guilhermides.

 

 

Les enfants de Roubaud et de sa femme sont :

  • Boson II qui suit ;
  • Guillaume I, comte d'Avignon de 949 à 965, d'où :
    • Archambaud, clerc. En 962, donation de Guillem, comte, à son fils le clerc Archambaud, de terres sises au lieu de Saint Michel, au comté d'Avignon. L'acte est rédigé à la demande du comte Boson qui agit à la place de son père (Poly n° 4 ) ;
    • Boson, successeur de son père (Manteyer p 202) est mort avant 976. Sans postérité connu.

 

Boson II de Provence x Constance :

Boson est né vers 910 et décédé après mai 969. Nous ne connaissons avec certitude que le nom de son père : Roubaud/Rotbalt (voir charte ci-contre).

 

Les incertitudes sur ce personnage sont encore très nombreuses :

  • On lit dans "La Provence des origines à l’an mil" sous la direction de P.A. Février [17] : c’est en 949, après la mort d’Hugues, qu’apparaît un nouveau comte d’Arles, Boson, sur l’identité duquel les historiens ont beaucoup hésité. Il a finalement été identifié avec le premier mari de Berthe, la nièce d’Hugues, qu’il aurait répudié afin de dissocier son sort de celui des proches du marquis au moment de ses revers de fortune. Il aurait alors épousé Constance, une inconnue par ailleurs. Berthe, quant à elle, se remariait avec le comte de Rodez et terminait ses jours en Aquitaine. Cette hypothèse revient à confondre Boson I et Boson II.
  • Christian Settipani [18] distingue Boson I fils de Richard le Justicier et mariée à Berthe de Provence, nièce d'Hugues d'Italie et Boson II fils de Roubaud marié à Constance, petite-fille supposée de Louis III l'Aveugle. Nous retrouvons la même théorie dans un article plus ancien de E Fournial [19] d'après l'histoire générale du Languedoc [20].

 

C'est avant le 7 octobre 949 que Boson I/II est établi comte d'Arles. Il souscrit, en tant que tel, à l'échange de biens entre l'archevêque Mannassès et Teucinde, en vue de la fondation de Montmajour.

 

Le comte Boson met la main sur la villa du Pertuis qui appartenait à l'église d'Aix, vers le milieu du Xe siècle et il est probable qu'il le donne à l'un de ses fidèles nommé Nivelon. Ce domaine reviendra un peu plus tard dans les mains de son fils Guillaume (Poly p 172).

 

Au fil du temps, la puissance de Boson se renforce. Le roi de Bourgogne et de Provence, Conrad, reconnait et s'appuie sur le pouvoir de Boson pour garantir son autorité sur la contrée. Les comtes acquièrent très vite une autonomie locale importante en raison de l'absence des souverains qui ne se montrent guère dans la région.

 

En 963, les terres de Saint-Rémy, appartenant à l'église de Reims, sont aux mains de Boson qui en dote l'abbaye de Montmajour avec l'assentiment du roi Conrad.

 

D'après une charte citée par Antoine Ruffi à la date de 934 mais qu'il faut corriger en 965, Boson, comte de Provence, fils de Rotbalt rend des terres, au terroir de Marseille, au bord de la Huveaune, à Saint-Victor à la prière d'Honoré, évêque de la cité de 948 à 976 (CSV [21] n° 29).

 

En mai 969, Boson et sa femme Constance souscrivent à la donation par Géniès et son épouse Alburge au monastère de Montmajour (Poly n° 8).

 

La famille de Constance :

Les historiens semblent s'accorder pour supposer que Constance est la fille de Charles-Constantin, fils du roi d'Italie Louis III l'Aveugle. L'antroponyme Constance nous entraine vers le Bosonide Charles-Constantin et sa première épouse hypothétique, Anne de Macédoine. La chronologie s'accorde bien avec une proposition que chacun jugera. C'est Maurice Chaume [22] qui, le premier, réunit des indices concordants permettant de conclure que Constance est une fille de Charles-Constantin : parenté entre Hugues de Châlon, évêque d'Auxerre, et Constance reine de France (fille de Guillaume II et petite-fille supposée de Boson II et Constance) et consanguinité du roi de France Henri I, fils de la dite Constance, avec l'évêque de Vienne Laugier. L'avis de cet auteur a été repris par J Berge puis par Jean-Pierre Poly qui propose Constantia comme soeur de Charles-Constantin. S. de Vajay [23] confirme, après examen, l'opinion du chanoine Chaume. En dernier lieu, le dossier a été repris et complété par C Settipani [24].

 

Boson et Constance ont pour fils :

  • Roubaud, l'ainé, comte de Provence est marié à :
    • Emildis (d'après une charte de Cluny [25] datée entre 993 et 1002 (n° 1987), il y a une donation près d'Orange faite par Rotbald et Eilmidis) ;
    • Ermengarde (probablement remariée à Rodolphe III de Bourgogne d'après une hypothèse de G de Manteyer (p 750) reprise par L Ripart [26]) d'où :
      • Emma (Ego Emma comitissa fille Rodbaldi comitis et Ermengarde uxoris ejus, matris mea..., Berge p 61) épouse de Guillaume III comte de Toulouse ; Elle apporte en dot les comtés du Venaissain et de Folcalquier. Leur fils Bertrand est comte de Provence en indivis avec ses cousins. Sa fille, en se mariant avec Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, apporte en dot la moitié de la Provence.
      • Guillaume II, comte de Provence cité de 1030 à 1037 x Lucie ; A une date indéterminée, entre 1024 et 1037, confirmation par Guillem, comte, fils de Roubaud, et sa femme Lucie, de la donation par la contesse Azalaïs au monastère Saint-André au mont Andaron, de la terre des pêcheurs (Poly n° 117).
      • Hugues, évêque de Lausanne (Ripart).
  • Guillaume qui suit, né vers 945.

On ignore si le couple a mis au monde des filles. En tout cas, elles n'apparaissent pas dans la littérature. Boson est mort après 969.

 

 

Guillaume II le Libérateur :

Guillaume II le Libérateur épouse en premières noces, vers 970, une certaine Arsinde qui ne parait plus après 981. Berge (p 46) dit qu'elle est du pays de Narbonne. Pour C. Settipani, qui fait une étude de cet antroponyme, elle appartient à la famille de Carcasonne. Il ne semble pas que le couple ait mis au monde des fils qui survivent à leur père.

 

En 972, les Sarrazins qui sont installés au Fraxinet sont expulsés de Provence. La capture de Mayeul, abbé de Cluny, quelques semaines plus tôt à Orcières dans le Valais, avait ému l'aristocratie provençale qui, sous l'égide de Guillaume et son frère Roubaud, secondés par Ardouin, comte de Turin, remporte une victoire probante face aux Al Andalus qui ravagent la contrée depuis plusieurs décennies non sans l'approbation de quelques élites locales qui profitent de ces alliés providentiels.

 

A la suite de cet exploit retentissant, la famille est auréolée d'un succès qui conforte sa légitimité. Les historiens ont même remarqué l'abandon des prénoms alors usités par la famille comtale (Boson, Roubaud...) pour de nouveaux comme Guillaume, Foulque ou Bertrand. Peut-être le signe d'une cassure avec la vieille politique Bosonide ! La Provence entre dans une ère nouvelle...

 

Le comte Guillem distribue les terres conquises sur les Sarrazins à ses fidèles : Avril 973, donation par Guilhem, comte de Provence et sa femme Arsinde à leur fidèle Uc de Blaye de la moitié du lieu de Ravanerias au comté de Fréjus et des villa de Marsons et Fontienne au comté de Sisteron. Roubaud souscrit à l'acte (Poly n° 13).

 

En 975, Pons de Fos et Guilhem de Marseille se disputent une terre recemment conquise sur les Sarrazins. Ils demandent au comte de trancher (bref de la Cadière CSV n° 77 et Paul Amarguier [27]). D'après Florian Mazel, le comte concède à ce même Guillem le titre de vicomte afin de s'attacher une famille jusque là fidèle au roi (qui lui avait accordé le fisc du val de Trets autour des années 950).

 

Illustration de Guillaume II (Source : A de Ruffi)

 

Le 24 novembre 979, donation par Roubaud, comte de Provence et son frère Guillem au monastère de Psalmody et à l'abbé Garnier, de biens allodiaux au Verger, (commune de Cabriès) au comté d'Aix (Poly n° 20).

 

Guillaume prend le titre de Marquis de Provence dès 979 qui vise à lui conférer une titulature princière (Mazel).

 

En juin 981, donation par Guillem, comte de Provence et sa femme Arsinde au monastère de Montmajour de ce qu'ils possèdent à Pertuis, comme donataire de Nivelon et Engueran, évêque de Cavaillon (Poly n° 22).

 

Après 981, apparait Azalais auprès du comte Guillem. Elle est fille de Foulque le bon comte d'Anjou. Azalais a brièvement été unie au roi de France Louis V, au comte de Toulouse Raymond et à celui du Gévaudan Etienne.

 

A la même époque, une partie de la Camargue est rendu par Imon et l'évêque Rodolphe à Saint-Victor au cour d'un plaid qui se tient à Manosque, en présence du prince.

 

Donation par Guilhem, comte, et de sa femme Azalais à Aicard d'une moitié de la villa Segularies (Saint-Zacharie) en juin 988 (Poly n° 29).

 

Rien ne permet de penser que le prestige dont jouit Guillaume II à la fin de Xe siècle lui permet l'exercice d'une autorité absolue (Mazel).

 

Le 6 mars 990/991, à Arles, plaid devant Guillem, comte de Provence, et des juges Audibert et Alleaume, et donation de ce même Guillem et sa femme Azalais à Riculfe, évêque de Fréjus, de la moitié de cette cité avec le port, les redevances et les pêcherie, et de la ville du Puget. Souscription du comte Roubaud (Poly n° 32).

 

Arles, en 992, restitution par Guilhem, prince et marquis de Provence, sa femme Azalaïs et son fils Guillem au monastère Saint-Césaire, de l'église Sainte-Marie de la mer. Souscription du comte Roubaud (Poly n° 35).

 

Guillaume s'est uni à :

  • Arsinde fille d'Arnaud, comte de Carcassonne et du Razès, et d'Arsinde (Settipani p 66)  avant 973 d'où :
    • Arsinde x Guillem Taillefer, comte de Toulouse ;
    • Ne x Bérenger de Melgueil d'où Adélaïde et Constance ;
    • Constance (?) x Boniface de Reillanne ; Les généalogistes provençaux ont généralment rejeté cette proposition pour deux raisons principales : du second mariage de Guillaume est née une autre Constance mariée au roi de France Robert le Pieux et, d'autre part, la famille de Reillanne n'a pas le rayonnement suffisant pour s'allier aux comtes de Provence. Avouons qu'hormis l'étude onomastique, aucun indice corrobore une telle union même si l'antroponyme Boson se répand dès cette époque dans la famille de Reillanne.
  • Adélaïde en 981/82 (Mariage d'Azalais d'Anjou, répudiée par Louis V, roi de France, par Guilhem d'Arles Poly n° 24) d'où
    • Guillaume qui suit ;
    • Constance, reine de France, mariée à Robert II.

Guillaume meurt en 993. Il est enterré à Sarrian, prieuré clunisien. Avant de mourir, il restitue à Mayeul, abbé de Cluny, la villa de Valensole dans un geste qui semble théatral mais qui est forcément politique... L'acte est signé par le comte Roubaud, par la comtesse Adélaïde et par Guillaume fils du dit Guillaume (CLU n° 1837).

 

C'est grâce à son habile politique que la Provence retrouve un peu de stabilité. Désormais, et pour une période très longue, c'est sa femme Azalaïs, secondée par son frère Roubaud, qui se substitue à lui.

 

Guillaume III :

Au décès de son père, Guillaume III est encore mineur et il lui est bien difficile de contrôler la région comme son père était parvenu à le faire. C'est sa mère et son oncle Roubaud qui assurent la gestion de son patrimoine.

 

Septembre 994, donation par Gui, évêque du Puy, fils de Foulque, comte d'Anjou, et de Gerberge à Guillem fils de f comte Guillem et de sa soeur Azalaïs, du château de Chalençon et de toutes ses dépendances, que lui ont vendu les héritiers d'Albert (Poly n ° 46).

 

En 1005, une assemblée présidée par la comtesse Azalaïs, ses fils Guillem, comte de Provence, et Guillem, comte de Toulouse, régle la condition du monastère Saint-Victor. Sont présents Roubaud II, comte de Provence, et sa femme Ermengarde.

 

En 1008, au décès de Roubaud II, la haute aristocratie provençale remet en cause le pouvoir de Guillaume et de sa mère dans une première révolte. Les fils de Nivelon de Signes saccagent Pertuis, domaine de Montmajour, sur lequel ils réclament des droits (Coulet p 22).

 

Entre 1013 et 1014, donation par Guillem, comte de Provence, sa femme Gerberge et son fils Guillem au monastère de Saint-Victor et à l'abbé, de l'église Saint-Martin de Manosque, au comté de Sisteron avec le marais et la forêt (Poly n° 76).

 

En 1018, Pons de Fos ne consent pas à remettre à Guillaume le château que son père lui a confié et qui contrôle l'accès à l'étang de Berre, ses salins et ses pêcheries. Les Marseille s'allient au comte pour l'aider à récupérer son bien.

 

C'est dans un combat contre les Fos que Guillaume perd la vie en 1018. Il est le premier comte de Provence a être inhumé à l'abbaye de Montmajour.

 

En 1018, à Avignon, donation par Guillem et sa femme Gerberge à Saint-André du Mont Andaron, de l'église de Saint-Donat au comté de Sisteron. Souscription postérieure des comtes Joufré et Bertan (Poly n° 79).

 

La famille de Gerberge :

Gerberge est la fille d'Otte-Guillaume de Bourgogne et d'Ermentrude. La famille d'Otte-Guillaume a été longuement discutée surtout en ce qui concerne sa femme et sa mère . Raoul Glaber cite une partie de sa parentèle : Guillaume, beau-fils du duc Henri, fils d'Adalbert duc de Lombardie... avec Landri comte de Nevers, mari de sa fille et Brunon, évêque de Langres, dont il avait épousé la soeur. Il eu de cette dernière des enfants dont l'ainée épousa Landri, une autre Guillaume de Poitiers, une autre enfin Guillaume d'Arles... (Settipani [28])

 

Gerberge de Macon a donné trois fils à Guillaume III :

  • Guillaume IV mort sans postérité ;
  • Foulques-Bertrand (aussi prénommé Bertrand I) qui fait une donation en 1044 à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille de biens situés à Saint-Promasse CSV n° 659. Marié à Hildegarde Eveza (HM [29] p 136) d'où :
    • Guillem x Azalais d'où les comtes de Forcalquier ; Donation, le 2 mars 1053, à Tarascon, par Joufré, sa femme Estève et ses neveux Guillem et Jouffré, fils de f Bertrand, à l'église notre Dame et Saint-Marcelin d'Embrun et à l'archevêque du manse de Pons Blanc (Poly n° 156) ;
    • Jaufre décédé après 1053 d'après la charte précédente ;
  • Geoffroy x Etiennette de Marseille.

 

Guillaume III meurt le 4 mars 1019. Il est enseveli à Montmajour. Profitant du désordre provoqué par la mort du comte, les Grands s'en prennnent aux propriétés éclésiastiques et chassent l'évêque d'Apt de son siège. Azalaïs est obligée de faire appel à Guilhem Taillefer, comte de Toulouse, pour rétablir la paix.

 

En 1019, donation par Gerberge, comtesse, pour l'âme de son seigneur Guillem, comte de Provence et ses fils Guillem, Foulques et Joufré au monastère de Saint-Victor de deux manses à la villa de Manosque au comté de Sisteron (Poly n° 86).

 

Geoffroy :

Au décès de son père, des signes très clairs montrent que l'autorité comtale, représentée par Adélaïs et Gerberge, n'a plus aucune efficacité. L'accroissement notable des violences et la construction de forteresses privées en témoignent (Weimberger [30]).

 

Entre 1018 et 1021, alors que le conflit avec les Fos bat son plein, Bertrand I et Geoffroy ont une quinzaine d'années. L'aristocratie locale profite de leur minorité pour remettre en cause un arbitrage qui n'avait pas été en leur faveur (F. Mazel).

 

Gerberge est décédée entre 1020 et 1023 et Azalaïs en 1026. Les deux jeunes seigneurs receuillent alors l'héritage de leur père et, en 1030, Geoffroy, accompagné des Marseille, mène une nouvelle campagne contre les Fos et les Baux et parvient à les battre. Une trêve intervient en 1037.

 

Notons qu'à cette époque, les domaines royal et comtal sont confondus et dans les mains des comtes. En effet, vers 1030, Rodolphe III, roi de Bourgogne, confirme la vente à Odile, femme de Lambert, vicomte de Marseille, par les comtes  Geoffroy et Bertrand, frères, des redevances du territoire de Mazaugues dues au fics royal ou comtal (CSV n° 1061).

 

Le 26 mai 1037, Geoffroy et son frère Bertrand font une restitition à l'abbaye de Cluny en même temps que leur cousin Guillaume et sa femme Lucie (CLU n° 2916 et 2917).

 

En 1038, donation en alleu par Jauffre, comte de Provence, à son fidèle Foulque de Marseille, vicomte et à Odile, sa femme de ce qu'ils tiennent de lui en fief à Six-Fours et Solliès, au comté de Toulon pour qu'ils le donnent au monastère de Saint-Victor (Poly n° 119).

 

En 1038, le rebelle Guy de Fos parait dans l'entourage du comte. La paix s'installe après une longue péroide de trouble. Le pouvoir comtal est, une fois de plus, ébranlé (J-P Poly).

 

Le 12 août 1040, plaid entre défenseurs de Montmajour dont les comtes Bertrand et Geoffroy, et les Victoriens dont Raimbaud de Reillanne, à propos d'un don des vicomtes de Marseille à Saint-Victor de biens situés près de l'abbaye de Montmajour (J-P Poly p 192).

 

Mars 1041/1042, donation par Joufré, par la grâce de Dieu, comte, au monastère de Montmajour, à la prière de son frère Bertrand, de droits qu'il tenait injustement à Pertuis, donnés au même monastère par son grand-père Guillem (Poly n° 134).

 

En 1048, la guerre s'installe à nouveau et pour longtemps sur le territoire provensal. Geoffroy s'allie avec Aicard et Geoffroy, vicomtes de Marseille, afin de récupérer la seignerie de Fos et d'Hyères (Coulet).

 

Entre 1049 et 1066, serment de fidélité d'Aicard et de Joufré de Marseille au comte Joufré (Poly n° 158).

 

En 1057, Geoffroy, marquis de Provence, sa femme Stéphanie et son fils Bertrans font une donation à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. Il nomme ses grands-parents, le marquis Guillaume et la contesse Adalax (CSV n° 184).

 

La famille d'Etiennette-Douce :

Etiennette Douce est, d'après S de Vajay [31],  la fille de Guillaume, vicomte de Marseille et d'Etiennette des Baux-Rians. Plusieurs chartes énumérées par l'auteur montrent une parenté entre la famille comtale d'un côté et les vicomtes de Marseille et les seigneurs des Baux de l'autre.

 

Etiennette/Stéphanie est née autour de 1025. Elle apparait dans treize chartes entre 1043 et 1060 avant de réapparaitre trente ans plus tard en 1094.

 

S. de Vajay suggère que le surnom de Douce, qu'elle ne porte que dans les dernières chartes, lui a été donné à son entrée en religion après la mort de son ou ses maris (noniale à Saint Sauveur).

 

L'auteur a aussi repéré qu'une Stéphanie est femme de Guillem II de Besalu : Bernardo, comite, filius qui fuisti Stephanie (LFM [32]) et en déduit que veuve de Geoffroy, elle a épousé Bernard de Bésalu. A priori, l'idée semble avoir été retenue... (M. Aurell [33])

 

Un seule enfant est né de Geoffroy et d'Estiennette-Douce sont :

  • Bertrand qui suit.

 

Geoffroy est mort en février 1062 et inhumé à Montmajour.

 

Le 11 septembre 1095, à Tarascon, notice de la donation faite par la contesse Estève, surnommée Douce pour l'âme de son fils Bertran au monastère de Saint Victor, de l'église Saint-Nicolas de Tarascon (Poly n° 209).

 

Bertrand II

Bertrand II est cité de 1055 à 1090.

 

En février 1061 ou 1062, Bertrannus comes et mater mea Stephania simulque conjux mea Matildis donne à l'abbaye de Montmajour l'églises des Saintes-Maries (HM p 219).

 

En 1073, donation par Bertrand, comte d'Arles, sa mère et sa femme Mathilde au monastère de Lérins, de deux modiées de vigne à Roubian, dans le clos du comte (Poly n° 183).

 

A l'orée des année 1070, il est vraissemblable que Bertrand II s'inquiète de la puissance vicomtale des Marseille, pourtant ses alliés jusqu'à cette époque.  Il discrédite Aycard, archevêque d'Arles, qui a nommé un certain Bermond comme abbé de Montmajour. En fait, il substitue d'autorité Bermond par un abbé de son choix et justifie son acte en accusant Bermond d'être un clerc corrompu.

 

Dès les années 1080, de violents conflits opposent les réformateurs à l'aristocratie laïque et la tentative de Bertrand II de s'appuyer sur le pape pour rétablir son autorité échoue.

 

Le 25 août 1081, remise de son domaine par Bertrand, comte de Provence par la grâce de Dieu entre les mains Grégoire VII. Il lui abandonne toutes les églises qu'il avait en son pouvoir et lui promet d'aider ses successeurs à les tenir et à les ordonner (Poly n° 195).

 

En 1086, consentement de Bertrand II pour l'élection de Peire Jauffre à Aix. Nous voyons là que les comtes ne participent pas réellement à l'élection des évêques et, par conséquent, ne les contrôlent pas.

 

Bertrand II et Mathilde (dont ont ne connait pas l'origine) ont mis au monde :

  • Cécile x Aton IV de Carcassonne, vicomte d'Albi ; En 1083, donation de pièces et serment par Bertrand, comte de Provence, à Ermengarde, vicontesse de Nimes et de Béziers, en garantie de la dot de sa fille Cécile, mariée à Bernard Aton (Poly n° 197).
  • Gerberge (aucun acte ne donne les parents de gerberge mais la plupart des auteurs modernes en font un  fille de Bertrand alors que HGL la placait à la génération précédente. La chronologie s'accomode mieux de cette hypothèse) x Gerbert du Gévaudan d'où :
    • Etiennette x Raymond des Baux, seigneur de Berre
    • Douce x Raymond-Bérenger III de Barcelonne (seconde dynastie des comtes de Provence)

 

Bertrand est décédé un 8 juillet, entre 1090 et 1094. Avec lui, se termine la lignée des comtes directement issus de Guillaume le Libérateur.

 

 

Bibliographie :

[1] L'histoire des comtes de Provence 1655 Antoine de Ruffi père

[2]  Les comtes, les grands et l'église de Provence 2008 Mazel dans le royaume de Bourgogne autour de l'an mil

[3] Monastères et aristocratie en Provence Milieu du X - début du XII siècle 2000 Eliana Magnani

[4] La noblesse et l'église en Provence 2000 Florian Mazel

[5] La Provence et la féodalité 1976 Jean-Pierre Poly

[6] La Provence du I au Xe siècle 1908 G de Menteyer

[7] Les erreurs de l'Histoire. Origines rectifiées des Maisons Féodales, Menton 1952 Joseph Berge

[8] L'histoire de la Provence 2005 Coulet-Boyer-Aurell

[9] Le rôle de la vicomté de Marseille dans la formation du comte de Provence et l'origine des vicomtes dans Provence Historique Raoul Busquel 1954

[10] Le Midi carolingien 2002 C Settipani

[11] Marseille entre Provence et Méditérannée ouvrage colectif dirigé par Thierry Pécout

[12] La mémoire et l'oubli à la fin du premier millénaire 1996 P Geary

[13] L'an mil à Montmajour Archinric, scribe et abbé P Amarguier dans Provence-historique 1962

[14] La chasse aux erreurs A propos des grandes maisons féodales de Provence Raoul Busquet dans Provence Historique 1953

[15] Boson II d'Arles Encyclopédie en ligne Wikipédia

[16] Boson de Vienne, le cocu qui fut fait roi François Bougard dans Françia

[17] La Provence des origines à l’an mil 1989 sous la direction de  P.A. Février

[18] La préhistoire des Capétiens 1993 Christian Settipani

[19] Recherches sur les comtes de Lyon aux IXe et Xe siècles E Fournial dans Moyen-âge 1952

[20] Histoire générale du Languedoc désormais HGL

[21] Cartulaire de Saint-Victor de Marseille désormais CSV

[22] Les origines du duché de Bourgogne tome I 1722 Maurice Chaume

[23] Comtesses d'origine Occitane dans la marche d'Espagne aux X° et X1°s. S de Vajay dans Hidalguia, t.28 (1980)

[24] Nos ancêtres de L'antiquité 1991 Christian Settipani

[25] Cartulaire de l'abbaye de Cluny désormais CLU

[26] Les fondements idéologiques du pouvoir des premiers comtes de Savoie (de la fin du Xe au début du XIIIe siècle) 1999 Laurent Rippart

[27] Un épisode de justice à la Cadière Paul Amarguier dand Provence-Historique 1978

[28] Les origines maternelles du comte de Bourgogne Otte-Guillame C. Settipani dans Annales de Bourgogne 1994

[29] Histoire de Montmajour désormais HM 1891 Chantelou dans Revue historique de Provence tome 1

[30] Conflits entre clercs et Laïcs S Weinberger dans Annales du Midi 1980

[31] Etiennette dite Douce, contesse de Provence 1962 Szaboles de Vajay

[32] Miquel Liber Feudorum Maior Barcelone 1945 désormais LFM

[33] Jalons pour une enquête sur les stratégies matrimoniales des comtes catalans (IXe - XIe s.) 1991 Martin Aurell

Commentaires

Question sur ouvrage...

Bonjour,

Bravo pour cet article sur les premiers Comtes de Provence, qui figurent au plus haut de mon arbre, et m'a donc fortement intéressé !
Une petite question au sujet d'un ouvrage que j'ai aperçu dans une librairie dernièrement et qui n'est pas mentionné dans vos références. Il s'agit de "Petite histoire des Comtes souverains de Provence" par Boisson de La Salle, paru en 1820, et qui vient donc d'être réédité.
J'ai bien envie d'en faire l'acquisition mais faut-il le considérer comme fiable, notamment à propos des Comtes de Provence qui font l'objet de votre article ?

Merci et cordialement
Jean-Michel Ferri - La Valette-du-Var

Petite histoire des Comtes souverains de Provence

Nous ne connaissons pas cet ouvrage, nous ne pouvons donc pas émettre le moindre avis. Toutefois, nous nous méfions des ouvrages anciens que les historiens modernes ne citent pas.

Vous pouvez vous faire une petite idée de ce livre en cliquant ici

Hélène et Thierry

Petite histoire des Comtes souverains de Provence

Nous ne connaissons pas cet ouvrage, nous ne pouvons donc pas émettre le moindre avis. Toutefois, nous nous méfions des ouvrages anciens que les historiens modernes ne citent pas.

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Hélène et Thierry

Merci, apparemment ce livre

Merci, apparemment ce livre est consultable dans sa totalité sur google books (http://books.google.fr/books?id=P2c7AQAAMAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&s...)
Cordialement
Jean-Michel

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