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Ce château fort est lié au souvenir d'une colonie de vacances effectuée à Pradelles où nous avions randonné jusqu'à Arlempdes en couchant dans les granges d'agriculteurs complaisants. 

 

Arlempdes et, en arrière plan, son château

 

Située sur la route de nos vacances d'été 2013, nous n'avons pas résisté  à l'envie de jeter un nouveau coup d'oeil à cette ancienne place forte. Après avoir pris les clés de la porte d'entrée du château au bourg comme le recommande des affiches dispachées dans le village, nous avons admiré la curieuse architecture de l'église romane dédiée à Saint-Pierre puis nous avons emprunté le chemin qui monte à la forteresse.

 

Il est bien évident qu'il ne reste aujourd'hui que des ruines de ce château bâti par la famille de Montlaur sur un éperon rocheux surplombant la Loire mais, afin d'ajouter une touche ludique à la visite, le dépliant mis à notre disposition incite à imaginer la réception que Louis de Montlaur offre en 1429 à Charles de Poitiers-Valentinois, son gendre, qui a épousé sa fille Anne quelques mois plus tôt.  Par cet habile biais, les auteurs de la plaquette [1] nous font découvrir la forteresse telle qu'elle se présentait à l'époque de la fin de la guerre de cent ans.

 

Profitons de la visite d'Arlempdes pour découvrir l'histoire de la branche vellale de la famille de Montlaur mais, auparavant, examinons les grandes lignes de l'histoire du château.

 

L'histoire du château d'Arlempdes :

Un panneau, à l'entrée de la commune, situe de château d'Arlempdes dans l'histoire médiévale. En voici les principales étapes :

 

La construction de la forteresse date du douzième siècle. La chapelle du château, désignée en 1320 comme capella beati Jacobi castri Arlempdü se rattache à l’architecture romane vellave et témoigne de son époque.

 

La chapelle du château 

 

En 1248, Héracle de Montlaur le Vieux (1230-1277) signe une lettre, datée d’Arlempdes, à Saint Louis afin de lui signifier sa fidélité.

 

En 1269, les Montlaur transforment les terres et le château d’Arlempdes en baronnie.

 

Durant la guerre de cent ans, Louis de Montlaur est chambellan et conseiller du roi Charles VII. Il s’accorde une trêve le 11 juin 1429 afin de marier sa fille Anne avec Charles III de Poitiers-Valentinois qui, quelques années plus tard, devient ainsi seigneur d’Arlempdes. Le château et ses terres lui sont apportés en dot. Charles III transforme et répare alors la forteresse qui a beaucoup souffert du passage des routiers. Cette famille embellit et modifie la façade. On aperçoit encore ses armoiries « d’azur  à six besants d’argent au chef d’or ».

 

Diane de Poitiers, arrière-petite-fille de Charles et d'Anne de Montlaur, nait en 1499 de Jean et Jeanne de Batarnay. D’une beauté exceptionnelle selon ses contemporains, elle devient la favorite du roi Henri II. Elle aurait effectué quelques séjours à Arlempdes et on lui attribue la construction du porche du château.

 

Source de l'illustration : Wikipédia

 

En 1585, le château d’Arlempdes est assiégé par un chef protestant, Antoine de la Garde surnommé le cadet de Chambonas, qui réussit à pénétrer dans l’enceinte grâce à la trahison du portier. Il en profite pour piller et rançonner sauvagement le pays.

 

Plus aucun fait notable n'a touché le château d'Arlempdes depuis la fin du moyen âge et la lente dégradation du temps a peu à peu tranformé un des fleurons de la famille Montlaur en un vaste champ de ruines.

 

Les Montlaur du Vivarais :

D'après l'histoire locale, le château d'Arlempdes a été construit par les seigneurs de Montlaur qui, au début du XIIIe siècle, dominaient les Cévennes septentrionales.

 

La forteresse d'Arlempdes

 

Guy Allard [2] et Etienne Baluze [3] sont les premiers historiens qui se sont sérieusement penchés sur la généalogie des Montlaur. Depuis, plusieurs monographies ont traité de cette famille. Citons :

  • Nobiliaire du Velay et de l'ancien diocèse du Puy (Jourda de Vaux [4] ) ;
  • Histoire d'un nom (Marquis de Montlaur [5]) ;
  • L'histoire et la généalogie des Montlaur (Marc Gauer [6]).
  • Notice sur la première race des Montlaur du Vivarais (abbé Hilaire), non consulté [7],

Deux articles sur le même sujet ont été publiés assez récemment dans la revue du Vivarais, eux aussi non consultés :

  • En 1988, "Les seigneurs de Montlaur dans la région Cévenole des origines au XVe siècle" Odette Portal [8] ;
  • En 1998, "Les Montlaur : une branche cadette des vicomtes de Polignac ?"  p. 77-82 Pierre-Yves Lafond [9].

Heureusement, nous avons pu prendre connaissance de la façon dont ces auteurs abordaient les origines de la famille de Montlaur par l'intermédiaire de la revue "Héraldique et Généalogie" n° 182 p 73 [10].

 

D'après la conception développée par l'historiographie traditionnelle, les Montlaur du Vivarais sont une branche cadette de ceux du Languedoc.

  • Bernard I, cité en 1065, seigneur de Vailhaugues en Languedoc d'où :
    • Bernard II, présent à la croisade de 1095 (HGL [11] III p 296) d'où :
      • Bernard III ;
      • Guillaume (premier seigneur d'Aubenas ?) d'où :
        • Pons de Montlaur.

Jamais aucun acte n'a permis d'établir la moindre liaison entre Guillaume et Pons et aucune preuve directe ou indirecte ne corrobore cette filiation qu'il faut donc prendre avec la plus grande prudence. De plus, le prénom Bernard n'apparait jamais dans la généalogie des Montlaur du Vivarais.

 

L'abbé Hilaire, né à Coucouron, a fissuré cette opinion en affirmant que les Montlaur sont autochtones et se sont étendus à partir du Xe siècle à partir de Coucouron.

 

Pierre-Yves Laffont, historien spécialiste du Vivarais, suggère, avec une certaine vraisemblance, que les Montlaur de cette région appartenaient à une branche cadette des Polignac. Cette hypothèse permettrait d'expliquer la puissance de cette maison dès son apparition et l'utilisation des anthroponymes Héracle, Pons et Guillaume par les premières générations. En effet, dans la seconde partie du XIe siècle, Guillaume de Polignac et son épouse Auxiliende ont trois fils respectivement nommé Pons, Guillaume et Héracle. Une coïncidence qui pourraient ne pas en être une !

 

D'après H&G n° 182 p 74, le médiéviste propose l'articulation suivante :

  • Armand IV de Polignac x Auxiliende d'où :
    • Pons III ;
    • Héracle, fils puiné, qui se donne à Chambons en 1164 d'où :
      • Pons de Montlaur.

 

Selon cette même revue, en 1183, Pons de Montlaur remet à l'abbaye de Chambons la seigneurie de 2 manses. Dans cet acte, Pons est dit héritier d'Héracle, vicomte de Polignac (1142-1165) et nepos du vicomte Armand IV (1105-1164).

 

Plusieurs arguments renforcent l'astucieuse hypothèse de Pierre-Yves Laffont :

  • La coïncidence géographique entres les domaines des Polignac et des Montlaur en Vivarais et en Velay ;
  • Les difficultés communes entre les Polignac et les Montlaur d'une part et les évêques du Puy d'autre, à cause de péages instaurés sur les routes du Velay et du Vivarais.

Par contre, à titre personnel, nous pensons que Pons de Montlaur x Miracle n'est pas le petit-fils de Armand IV de Polignac. Une génération supplémentaire permet une chronologie plus fluide.

 

Armand IV de Polignac x Auxiliende :

Armand consent, en 1098 et 1105, aux donations faites par son père en faveur des abbayes de Pébrac et de Conques (Courcelles VIII [12] p 7).

 

Armand est connu pour les difficultés qu'il a rencontrées avec les évêques du Puy à propos de certains péages qu'il percevait dans le Velay et le Vivarais.

 

Armand et Auxiliende ont pour enfants :

  • Pons III qui poursuit la branche des Polignac ;
  • Héracle II qui suit ;
  • Guillaume, prévôt de Brioude, décédé après 1164 ;
  • Elisabeth x Estienne de Montboissier.

 

Héracle II de Polignac :

En 1164, Héracle II se donne à l'abbaye de Marzan et lui abandonne le terroir d'Issalans près de Montlaur. Donation confirmée par son père Armand et son frère Pons. Le second frère d'Héracle, Guillaume, prévôt de Brioude, approuve la donation (H&G n° 182).

 

Il est dit dans l'Histoire de la maison de Polignac (Chabron [13]) qu'Héracle, fils puiné qui, quoique homme d'église et prévot en l'église des comtes de Brioude, se mêla fort avant aux querelles de ses pères et frères contre les évêques du Puy ainsi qu'en parlent les arrêts sur ce donné au privé Conseil de nos rois en ces termes :"Damna quae episcopo Brivatensis praepositus idemque frater Pontis vice-comitis et nepos ejus scilicet Poncius de Arlendae coeterique coadjutores ipsius intitulerunt ad voluntatem ipsius episcopi faciet emendari".

 

En 1171 puis en 1173-1174, accords entre les évêques du Puy et les vicomtes de Polignac sur le contrôle des routes et des péages en Velay et en Vivarais (H&G n° 182). 

 

Ses fils sont :

  • Héracle : prévôt de Brioude (Courcelles) ;
  • Pons de Montlaur ?

 

Pons I de Montlaur x Ricardis (?) :

En attendant de lire l'article de P.Y. Laffont, "Les Montlaur : une branche cadette des vicomtes de Polignac ?" nous avons recherché dans son ouvrage "Châteaux en Vivarais" [14], les informations concernant les Montlaur. Un tableau p. 213 permet de visualiser le passage des Polignac au Montlaur.

 

Pons I de Montlaur est marié à Miracle de Solignac mais dans le texte, l'auteur affirme que Pons I est l'époux de la dernière héritière des seigneurs d'Ucel. Citons le : selon toute vraisemblance, la branche principale du lignage d’Ucel s’est éteinte dans celui de Montlaur à la suite du mariage de Pons I avec une fille Hugues d’Ucel, héritière de son père mort sans doute avant 1198. A la suite de cette heureuse alliance qui leur ouvre les portes du bas-Vivarais, les sires de Montlaur deviennent seigneurs du castrum d’Aubenas qui devient leur capitale en bas-Vivarais et s’impose au XIIIe siècle comme un pôle économique majeur dans la région en raison de sa situation de carrefour entre la vallée du Rhône le bas Languedoc et le massif central (P.Y. Laffont p 215).

 

Il faut donc que Pons soit dédoublé, Pons I marié à Ne d'Ucel et Pons II à Miracle de Solignac où, au contraire, que le même Pons ait successivement épousé les deux femmes. Il semble que la première proposition soit plus facile à admettre d'un point de vu chronologique.

 

Les chroniques rapportent les démélés de Pons de Montlaur et de l'évêque du Puy, Pierre II (1145-1156), au sujet du péage de la route du Languedoc. Pons, encouragé par toute la noblesse de la région, aurait confisqué ce péage appartenant aux évêques du Puy, près du château de Charbonnières, lieu dépendant maintenant de la commune de la Sauvetat. L'évêque aurait éprouvé un si violent déplaisir qu'il en contracta une maladie qui l'emporta le 30 août 1156 (Fabre [15]).

 

En 1176, Pons assiste au tournoi poétique entre les comtors Guérin d'Apchier et Bernard de Roquefeuil, attribuant la palme à ce dernier (Riou et Rissoan [16]).

 

En 1180, Pons céde ses domaines à son fils ainé, Heracle, qui l'a secondé dans la querelle poétique évoquée précédemment, puisque le comtor d'Apchier le cite dans son sirventès.

 

Pons rend hommage à l'évêque de Mende Aldebert du Tournel (1151-1187) pour ses terres du Gévaudan, Montauroux et le Chambon.

 

En 1182, Pons assiste à un hommage au comte de Forcalquier.

 

Les fils connus de Pons et de Ricardis (O Portal ?) sont :

  • Héracle, probablement mort sans enfant mâle vers 1190 ;les anciens généalogistes supposaient que Pons II était fils d'Héracle. Aujourd'hui, il est plutôt considéré comme son frère.
  • Pons qui suit.

 

L'épouse de Pons I

La famille d’Ucel n’est pas particulièrement bien connue. Pourtant, P.Y. Laffont souligne son importance dans la moyenne vallée de l’Ardèche et donne l’articulation de quelques six générations.

  • Pons et Hélione, que l’historiographie prend généralement pour des membres de la famille Montlaur, sont la souche de ce lignage. En 1084, avec leur fils Géraud, ils dotent le prieuré de Lavilledieu et le confient aux moniales de saint André le Haut de Vienne (Charvet [17] n° V). Hélione fait encore plusieurs offrandes, dans l’Ardèche, entre Aubenas et Valvignères, avec la participation de Géraud, évêque de Viviers, probablement membre de sa famille (Laffont).
  • Entre 1079 et 1092, Géraud, fils de Pons et d’Hélione, donne divers biens situés sur les contreforts méridionaux du plateau du Coiron à l’abbaye de Pébrac (Pébrac n° XVI).
  • En 1169, Galburge et son fils Hugues rendent hommage à Raymond V de Toulouse à Uzès pour les châteaux d'Ucel, de Saint Laurent et de Rochecolombe en présence de Raymond évêque d'Uzès. Nous ne connaissons pas la raison qu’à P.Y. Laffont de nommer Bernard le mari de Galburge.
  • Hugues Ier d'Ucel teste vers 1169 disposant de ce qu'il possède des mines de Largentière en faveur des évêques de Viviers (HGL IV p 602 d'après Geneanet).

 L’auteur remarque que dans cette même vallée de l’Ardèche, en amont d’Aubenas, autour de la villa de Thieys, une autre famille véhicule à la même époque l’anthroponyme Géraud. En 939 ou 942, un certain Géraud Ruga donne à saint Chaffre l’église Saint-Jean de Thueys (CSC [18] n° CCLXXXVIII). Sa veuve Berthe fait une nouvelle donation en 1016 (CSC n° CCLXXXIX). La datation approximative de ces chartes pose un problème et empêche de savoir si Géraud Ruga a vécu au début ou à la fin du Xe siècle.

 

D’après Lauranson-Rosaz [19], ce couple est apparenté à la famille des vicomtes de Gévaudan. L’historien propose que Berthe soit la sœur d’Estienne, vicomte du Gévaudan, marié à Aialmode.  Il la suppose donc du même âge ou presque qu’Estienne et Aialmode, c'est-à-dire née vers 950.

 

Estienne, sa femme Aialmode, et son frère Rigaud donnent Langogne en 998 à l’abbaye de Saint-Chaffre, mais surtout, donnent les domaines de Masrichard et Monteil tout proche de Thuieys CSC n° CCCLXXVI).


Pierre-Yves Laffont suppose qu’Estienne et Aialmode sont les parents de Pons marié à Hélione mais Pons et Hélione sont mentionnés en 1084 alors qu’Estienne et Aialmode apparaissent en 998. Pour notre part, nous préférons introduire une  génération supplémentaire entre les deux couples.

 

L'auteur suggère aussi que les Ucel descendent de Géraud Ruga (ce qui justifierait le passage du prénom Géraud d’une famille à l’autre). Avec l'hypothèse de Christian Lauranson-Rosaz, les Ucel ne peuvent pas descendre à la fois d'Estienne et Aialmode et de Géraud- Ruga et Berthe. Dans le tableau de droite, on ne touche pas à la suggestion de C Laurenson-Rozas mais on ne colle plus exactemant à celle de P.Y. Laffont.

 

Ne sachant pas à quelle époque apparaissent Géraud Ruga et sa femme, d'autres propositions sont envisageables. Par exemple, si Estienne et Aialmode ont donné leurs biens dans la vallée de l’Ardèche après Géraud Ruga et sa femme : Aialmode pourrait être leur fille et Pons marié à Hélione leur petit-fils.

 

Pour terminer ce long paragraphe consacré aux ancêtres des Ucel, nous signalons qu’une généalogie d’Etienne, vicomte du Gévaudan est proposée dans la thèse de Jérôme Belmon [20]. D’après cet auteur, Etienne serait le fils de Bernard, vicomte du Gévaudan. Ce Bernard n’est pas mieux connu que son fils.

 

L’aïeul supposé d’Etienne, Bernard II, vicomte du Rouergue, est un peu mieux connu. En décembre 935, lui et ses fils Bérenger et Bernard font un échange avec Frédelon, abbé de Vabre (Vabre [21] n° 46). L’apparition de l’anthroponyme Bérenger peut trahir une union de Bernard avec la fille d’un comte de Melgueil.

 

J Bemont identifie le père de Bernard II, Bernard I, avec un des fils d’Amblard-Georges et de Sénégonde. Si tel est le cas, les seigneurs d’Ucel possèdent une prestigieuse ascendance dans laquelle on compte les premiers raymondins, les guilhermides, les pépinides…

 

Pons II le troubadour x Miracle de Solignac :

Vers 1190, Pons apparait aussi bien dans la poésie (mentionné dans une chanson de Raimbaut de Vaqueiras) que dans l'histoire. A cette époque Pons, entouré des plus hauts seigneurs provençaux, participe à un tournoi de joutes (Fabre).

 

 

La Loire vue du château 

 

Pons est connu pour les démêlés qu'il a eu, lui et le vicomte de Polignac, avec l'évêque du Puy.

 

Pons soutient les barons du Gévaudan dans leur lutte contre l'évêque de Mende Aldebert III et prend part au combat de Villefort.

 

En 1195, accord entre Béraud, baron de Solignac, et Pons de Montlaur, mari de Miracle, en présence d'Eynard, évêque du Puy, et de Guérin de Luc, touchant les prétentions qu'ils avaient respectivement sur les terres de Solignac et de Meyras (Chabron ).

 

En 1207, hommage de Pons de Montlaur à Burnon, évêque de Viviers, pour son château de Marzel (HGL V p 96).


En 1210, Pons de Montlaur est caution du comte de Toulouse dans l'accord conclu entre Raimon VI et l'évêque de Viviers concernant les mines de l'Argentière.

 

Dans la croisade contre les Albigeois, Pons se range aux côtés du comte de Toulouse (1213) mais, après la victoire de Simon de Montfort, rend hommage à ce dernier. En 1216, il prend à nouveau parti pour Raymond VII de Toulouse mais en 1226, il préfère faire définitivement allégeance au roi de France.

 

En 1219, l'évêque du Puy, Robert de Mehun, est en lutte contre les habitants du Velay mais aussi contre Pons de Montlaur au point que Philippe Auguste est obligé de s'en mêler et de leur imposer un accord.

 

La guerre entre Pons et les évêques du Puy ne se termine pas avec l'assassinat de Robert. En 1022, Pons est enfermé dans ses geoles du Puy. Il faut l'intervention de Guy du Forez et un nouvel hommage de Pons pour calmer les esprits (HGL V p 285 à 287).

 

En 1222, Guillaume de Peyre, évêque de Mende, protège Pons de Montlaur contre Pons de Douchanès qui le menace. En remerciement, Pons rend hommage à l'évêque  le 1 janvier 1223 [22].

 

Pons le Troubadour a épousé Miracle de Solignac, fille de Béraud (voir donation de leur fils Héracle en 1220 ci-dessous. Héracle est le neveu de G de Sollempianec = G de Solignac). Leurs enfants sont :

  • Héracle qui suit ;
  • Pierre, moine à Saint Chaffre (H&G n° 182) ;
  • Alcinoïs x Pons de Polignac (Chabron p 160 et Jourda de Vaux IV p 101) ;
  • Louis qui participe à une transaction en 1198 et à un accord en 1208 ;
  • Bérenger cité en 1224 ;
  • Miracle x Guerin de Châteauneuf-Randon ;
  • Pierre, archidiacre d'Avignon.

Pons est mort en 1226 (Fabre).

 

Héracle le Vieux (1180 +>1258) x Marguerite d'Auvergne :

Le 3 février 1218, Rostaing de Posquières reconnait tenir à fief et hommage-lige de Simon de Montfort les châteaux de Posquières et Marguerites et les avoir recouvrés grâce à l'intervention de son gendre Héracle de Montlaur (Molinier n° 151 [23]).

 

Donation, le 15 des calendes d'octobre 1220, d'Héracle à l'abbaye de Bonnefoy : Ego Eraclius, filius Pontii Montis lauri et Miracle, uxoris ejus... (tablettes hisoriques du Velay  VII [24] p 358).

 

En 1226, Héracle, seigneur de Montlaur dans le Vivarais, rend hommage à Louis VIII pour les châteaux d'Aubenas, de Saint-Laurent et de Wissel (HGL  V p 342).

 

En juin 1227, Héracle de Montlaur, tuteur testamentaire d'Adhémar de Poitiers f Guillaume craignant qu'Adhémar son grand-père aille à l'encontre des volontés de son fils s'accorde avec l'évêque de Valence qui promet de retrouver les terres et châteaux d'Adhémaret (RD [25] n° 6894).

 

Le 15 novembre 1233, Aymar, comte de Valentinois et Héracle, seigneur de Montlaur, promettent de s'aider réciproquement contre leurs ennemis (RD  n° 7251).

 

Pons échange en 1237, avec les Templiers les droits qu'il posséde à la Glutonie, à Rossignol et à Belvezet, contre des
droits d'alleu et de fief à Montcoudiol, près d'Arlempdes (Chassaing n° XXVI [26]).

 

En 1237, Héracle, fils de Pons, seigneur de Montlaur, donne en aumône aux moines de Mazan, le manse comtal de Viala, Secha, paroisse de Coucouron, à proximité du domaine des Polignac en Vivarais (H&G n° 182).

 

22 octobre 1244, Héracle de Montlaur donne aux religieux de Bonnefoy pour la rémission de ses péchés et le salut de ses parents une cellule qu'habitera un religieux, qui célébrera l'office divin, moyennant une redevance perpétuelle de quatre muids de vin à prendre à Aubenas, sur le territoire de Bazac, ou dans son cellier seigneurial. La même année, cette fondation est augmentée d'une certaine quantité de grain à prendre dans le grenier du seigneur de Montlaur en son château d'Arlempdes-en-Montagne. Les deux donations sont confirmées par Pons et Héracle de Montlaur, fils d'Héracle (Mabillon[27] 1923/1).

 

Le 1 avril 1248, du château d'Arlempdes, Héracle adresse une lettre à Saint Louis lui renouvelant l'assurance de sa fidélité et lui offrant les châteaux d'Aizac et de Burzet en Vivarais qu'il ne tenait de personne, en échange des châteaux de Montauroux et du Chambon en Gévaudan. Il envoie ses deux fils rendre hommage au roi à Paris.

 

En 1249, Héracle accorde des franchises à sa ville d'Aubenas.

 

Héracle passe un acte de vente, le 12 mars 1258. Son sceau, celui de son épouse Marguerite et ceux de leurs 6 enfants s'y trouvent réunis.

 

Sceau de Marguerite d'Auvergne : source Baluze

 

Le vingt mai 1210, Héracle épouse Douce fille de Rostaing IV, baron de Posquières, et d'Aygline de Castries d'où :

  • Pons VI mort en 1277 sans postérité, marié à Guise de Rodez, à Alixende de Mercoeur en 1257 puis à Raymonde de Lunel ; Il teste en 1272 en faveur de son frère Héracle (Jourda) ; Le 13 mai 1272, Pos de Montlaur et de Posquières, fait un leg de 50 livres viennoises pour la célébration d'un anniversaire perpétuel au monastère des Chambons (Revue Mabillon 1922?01).
  • Jourdaine, née en 1212, mariée en 1232 à Guigues III de la Roche en Régnier. En 1274, elle hérite avec son fils Guigues, de tous les biens maternels de son frère Pons mort sans enfant. Cette succession est à l'origine d'un long procès qui ne se termine qu'en 1353 ;

En 1214, il épouse Marguerite fille de Guy II, comte d'Auvergne et de Pernelle de Chambon, d'où :

  • Guy, né en 1215. Il est doyen du chapitre de la cathédrale du Puy avant d'être élu, en 1267, évêque de Valence, mais son élection est cassée par le pape Clément IV au profit de Bertrand. Le 6 août 1272, à la mort de l'évêque Bertrand, son élection est confirmée par le pape Grégoire X. Il meurt en 1275 ;
  • Héracle III qui suit ;
  • Pierre qui, comme son oncle Pierre est moine de Saint-Chaffre du Monastier et devient comme lui prieur de Thueyts et de Langogne. En 1292, il est nommé abbé de Saint-Chaffre.
  • Aymarde citée dans un acte de vente du 30 mars 1258 avec ses frères et soeurs : Pons, Jourdaine, Guy, Héracle, Pierre, son père Héracle et sa mère Marguerite.

 

Héracle le Jeune (1220 + 1277) x Agnès de Polignac :

En 1265, Pons de Montlaur et son frère Héracle, en conflit avec les cisterciens, confirment toutes les donations faites par leurs prédécesseurs, les vicomtes de Polignac à l'abbaye de Mazan (H&G n° 182).

 

En 1274, Héracle, frère de Pons, rend hommage à l'évêque du Puy, Guillaume II de la Roue, pour ses fiefs de Montlaur, La Fare, Arlempdes, Saint-Haon, Rochefort, Vais, Saint-Privât, le château et la ville d'Aubenas (Lacombe [28]).

 

Héracle cède, le 12 septembre 1275, le fief de Bizac au baron de Solignac (Jourda).

 

En 1276, Héracle accorde de nouvelles franchises à sa ville d'Aubenas.

 

Le 13 mai1272, Pons de Montlaur, seigneur de Montlaur et de Posquières, fait un leg de 50 livres viennoises pour la célébration d'un anniversaire perpétuel au monastère des Chambons (Mabillon 1222/1).

 

En 1245, Héracle épouse sa cousine, Agnès, fille de Pons de Polignac et d'Alix du Trainel. Pons donne en dot à sa fille la terre de Prades et 400 marcs d'argent (HGL VI p 74). De ce mariage sont nés :

  • Pons VII qui suit.
  • Guillaume qui entre dans les ordres comme son oncle Guy, évêque de Valence et fait une brillante carrière ecclésiastique. Chanoine de la cathédrale du Puy, chanoine de celle de Viviers, prévôt du chapître et prieur d'Aubenas. Il est également archidiacre de Tournai où il est attiré par l'évêque Guy d'Auvergne, son parent. Il teste le 10 octobre 1320 ;
  • Héracle qui apparait dans divers actes familiaux. Il est mort après 1285.
  • Allaman (ou Aymon), chevalier de Jérusalem, et  commandeur de la Vilatte en 1315, cité dans le testament de son frère Guillaume (Jourda) ;
  • Alix qui épouse Elzéard d'Uzès et teste en décembre 1273 (Jourda).

 

Héracle le Jeune est mort en 1277 (Jourda). Marguerite d'Auvergne, sa mère, donne le 6 des calendes de septembre 1279 au nom de son petit-fils Pons de Montlaur, la villa de Dolas à Pierre Chabade, en reconnaissance de ses immenses services (Baluze).

 

Pons x Isabelle d'Anduze :

Philippe IV le Bel le tint en haute estime, le protégeant, à l'occasion, contre les empiétements de ses propres fonctionnaires.

 

En 1266, Pons, en tant que chef du pays et ami de la famille, intervient dans la succession d’Audibert de Voguë qui aboutit à un accord (Marquis de Vogüé T 1 [29]).

 

En 1272, Pons rend hommage à l'évêque de Mende, Odilon de Mercoeur.

 

Le 9 mai 1277, hommage rendu par Pons, seigneur de Montlaur, fils d'Héracle à Guillaume de la Roue, à l'évêque du Puy (Lacombe).

 

Le 6 mars 1285, Pons confirme à sa ville d'Aubenas les franchises accordées par ses ancêtres et accorde une nouvelle charte.

 

Le 26 septembre 1285, compromis entre Pons, baron de Montlaur, seigneur de Mayres, et son frère Héracle, d'une part, et l'abbé des Chambons Ebles Azas, d'autre, sur divers points de juridiction et facultés de pacage, sous l'arbitrage d'Armand de Fayn et de Bertrand de Prolafio. Le lendemain, l'abbé des Chambons fait hommage franc au baron de Montlaur pour tout ce que sa maison possède au lieu de La Vilatte dans son mandement (Mabillon 1223/1).

 

Pons VII épouse en 1267 Isabelle d'Anduze fille de Bertrand d'Anduze, baron de Florac en Gévaudan et de Raymonde de Roquefeuil. Isabelle teste en 1299. Trois enfants sont nés de ce couple :

  • Guy III (appelé aussi Guidon) qui suit ;
  • Raymond qui hérite des biens de sa mère ;
  • Héracle qui paraît seulement dans le testament d'Isabelle d'Anduze, sa mère (1299) ;

Pons est mort après 1296.

 

Guy x Polie de Poitiers-Valentinois :

Guy est un des seigneurs qui soutiennent Philippe IV le Bel dans sa lutte contre le pape Boniface VIII. A ce titre, il est excommunié, mais relevé de sa peine le 2 avril 1304 par le pape Benoît XI, successeur de Boniface VIII.

 

En 1309, hommage de Guigon, seigneur de Montlaur à l'évêque du Puy, Bernard IV de Castanet, pour ses châteaux relevant de l'église du Puy (Lacombe).

 

En 1312, Guy est témoin de l'union de Philippe I, comte de Piémont, et de Catherine de La Tour du Pin.

 

Le 15 novembre 1317, Guy est prévenu par lettre du roi Philippe V le Long d'avoir à se tenir monté et équipé pour la campagne du printemps suivant, devant rejoindre Beaucaire. Le 7 juin 1319, il est à nouveau sollicité par son souverain et doit rejoindre Arras le 12 août suivant.

 

En 1285, Guy épouse Polie de  Poitiers-Valentinois, fille d'Aymar IV qui, par acte du 6 juin 1287, lui constitue une dot de 4100 livres. Plusieurs enfants sont nés de cette union :

  • Pons qui suit ;
  • Guillaume (?).

Guy III est mort en 1327.

 

Pons x Bérengère de Sabran :
En 1327, Pons rend hommage avec serment de fidélité au roi Charles IV le Bel.

 

En 1328, Pons rend hommage Bernard V Brun, évêque du Puy (Lacombe).

 

Le 25 juin 1328, hommage prété par Pons, seigneur de Montlaur, pour le fief que tenait de lui de seigneur d'Entraigues et un autre au mandement du Béage (RD n° 24166).


En 1331, suite à un incident survenu à Aubenas, Pons est contraint de comparaître devant le Châtelet de Paris et à payer au roi une amende de 1000 livres tournois. Mais en raison des services rendus par sa maison aux rois de France, il reçoit du roi Philippe VI un acte de rémission lui faisant grâce de l'amende et de la suppression de sa cour de justice.

 

Le 9 juillet 1333, Pons rend hommage à l'évêque de Viviers, Henri de Thoire-Villars, prince de Donzère.

 

Le 26 août 1343, hommage prêté au comte de Valentinois par Jacques et Jean Rossel pour le château de Cayrière acquis de Pons, seigneur de Montlaur avec son terroir, mandement... (RD n° 32415).

 

En 1345, Pons participe au siège de Bergerac.
   

En 1346, Pons participe au siège d'Aiguillon, dans l'armée de Jean de France, duc de Normandie.

 

Le 10 juillet 1347, Pons, seigneur de Montlaur, ayant appris qu'il manquait vingt-deux setiers aux quatre muids de vin que son prédécesseur Héracle avait donné à Bonnefoy sur le terroir de Bazac, à Aubenas, fait la répartition de ce supplément de redevance entre plusieurs tenanciers du dit terroir (Mabillon 1923/1).

 

A Nimes, le 13 Octobre 1363, le maréchal d'Audeneham donne une surséance à Gui, seigneur de Montlaur, Armand vicomte de Polignac, Gui seigneur de la Roche, Guillaume seigneur de Chalençon, et à plusieurs autres barons et gentilhommes des baillages du Velay, Gevaudan et Vivarais, au sujet des sommes qu'ils doivent pour la guerre du Pont Saint Esprit, qu'ils prétendent n'être pas tenus de payer (HGL VII p 241).

 

Pons épouse, en 1323, Bérangère fille de Rostaing V de Sabran et d'Alix de Vintimille qui lui apporte en dot la baronnie de Sabran comprenant les paroisses de Sainte Agathe, Notre-Dame-de-Colombier, Saint-Julien de Pistrias, de Boussargues, de Candillargues, Le Castrum de Tresques, les Villes de Gaujeac et de Saint Marcel de Carveret. De ce mariage sont nés :

  • Guy IV qui suit ;
  • Pons, chanoine de la cathédrale, du Puy de 1361 à 1373, puis archidiacre de Dreux au diocèse de Chartres en 1373 ;
  • Fine, religieuse, citée au testament de son père ;
  • Polie, religieuse, citée au testament de son père ; Est-ce elle qui avait épousé Guillaume de Tournon avant 1344 comme Claude le Laboureur [30] semble en être persuadé ?
  • Guillaume, seigneur de Saint Privast (?) ;
  • Agnès mariée en 1354 à Reforciat d'Agoult, seigneur de Trets et de Forcalquiéret.
  • Bérangère mariée à Albert Eysselin de Montaigu, seigneur de Boisset, à qui elle apporte en dot le château de Prades en Auvergne ;
  • Isabelle mariée en 1346 à Bernard Pelet, seigneur d'Alais ; En 1375, Bernard Pelet transige avec Guidon et Pons, ses beaux-frères pour la dot de sa femme, mais on sait qu'elle n'était pas encore payée en 1390 (Bardon [31]).

Veuf, Pons épouse en secondes noces Raymbaude de Sabran, cousine de sa première femme, fille de Géraud-Amic V de Sabran seigneur de Rochefort et de Fournies.

 

D'après Jourda, Pons teste le 6 avril 1345, ayant obtenu en 1346, des lettres d'état, pour avoir servi, ainsi que son fils Guy, dans l'armée du duc de Normandie, au siège d'Aiguillon en Guyenne.

 

Guy  x Jausserande d'Apchier :

Guy est exempté par le maréchal d'Andeneham, commandant pour le roi en Languedoc, du paiement des sommes qu'il devait, car il avait à défendre le Velay contre les courtiers de Seguin Badefol (lettres données devant Sorgues, le 13 octobre 1362).

 

Le 11 juillet 1362, à Aubenas, transaction entre magnifique et puissant Gui, seigneur de Montlaur et du Château de Mayres, chevalier, d'une part, et Pierre de Sampzon, abbé des Chambons, en présence et par l'entremise d'amis communs, au sujet des difficultés et objets déjà traités en 1285. Le 8 septembre, les officiers du baron de Montlaur procèdent au règlement des limites respectives des terres du baron et de l'abbaye (Revue Mabillon 1922/01).

 

En 1384, hommage fait par noble et puissant seigneur Guigues de Montlaur à messire Bertrand de Chanac, patriarche de Jérusalem et administrateur de l'évêché du Puy (Lacombe).

 

Guy se marie en 1344 avec Isabelle de Lévis fille de François II de Lévis, seigneur de la Garde et d'Hélix de Toulouse Lautrec dont :

  • Polie mariée à Guillaume II de Tournon ;
  • Pons, seigneur de Montlaur jusqu'en 1393, marié le 10 mai 1381 à Henmerie d'Anduze, fille de Guillaume baron de Florac et d'Isabelle de Terride puis, le 25 octobre 1387, avec Louise de la Tour d'Auvergne fille de Guy. Il est mort à la bataille de Nicopoli en Hongrie (Chabron);
  • Héracle, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ;
  • Claire, religieuse ;
  • Catherine, religieuse ;
    Bérengère x Bermond d'Anduze. Elle devient religieuse après le décès de son mari ;

Guy se remarie le 29 mars 1362 avec Jausserande d' Apchier, dame de Feuletin, fille de Guérin VI de Châteauneuf-Randon, baron d' Apchier et de Philippine des Baux dont :

  • Louis le Grand qui suit ;

D'après Guy Allard, mais rien n'est prouvé (Jourda), ayant par son testament en date du 10 février 1379, disposé de
tous ses biens en faveur de son fils, Pons, il entre dans l'ordre des Frères Prêcheurs, et meurt le 6 mai 1393.

 

Louis :

Frère cadet de Pons, Louis nait en 1372. Destiné à l'église, il devint chanoine du Puy puis, à partir de 1394 il est, selon la Gallia Christiana, doyen du chapitre mais sans être engagé dans les ordres majeurs.

 

En 1397, son frère Pons meurt sans enfant, victime des Turcs. Louis renonçe alors à l'état ecclésiastique pour continuer la branche de sa maison.

 

L'année suivante, en 1398, Louis se joint à Raymond de Beaufort, vicomte de Turenne, à Guillaume IV de Tournon, à Philippe de Levis et à Elzéard, vicomte d'Uzès, pour gagner Pont-Saint-Esprit où stationne l'armée du maréchal de Boucicaut envoyée par le roi de France pour assiéger en Avignon l'anti-pape Benoît XIII et l'obliger à se démettre.

 

En janvier 1405, Louis, accompagné de Géraud de Crussol, se rend à Toulouse pour se ranger sous l'étendard de Jean duc de Bourbonnais, capitaine général en Languedoc, afin de l'aider à bloquer les anglais dans la ville de Bordeaux.

 

Louis signe, le 6 juin 1413, un traité d'alliance défensive envers et contre tous avec Jean, duc de Bourbonnais, excepté le roi, les ducs de Guyenne et de Berri, sous la réserve de ne point prendre part aux querelles entre les ducs de Bourgogne et d'Orléans.

 

Après la bataille d'Azincourt, les anglo-bourguignons forment le projet de conquérir la sénéchaussée de Beaucaire. Toute la noblesse se range alors derrière Louis de Montlaur afin de leur barrer la route. Ses troupes couvrent le Vivarais, le Velay, le Gévaudan, gardant ces provinces au Dauphin dont l'armée avait été défaite devant Nîmes.

 

En 1420, le futur Charles VII descend en Languedoc qui se soumet à lui. Pour consacrer son heureuse chevauchée, il décide d'aller en pèlerinage à Notre-Dame du Puy. Il traverse la baronie de Louis qui lui fait escorte.

 

Louis est nommé chambellan du roi Charles VII et son conseiller d'état (comme en fait preuve une quittance du 28 juin 1426).

 

En 1434 Louis assiste aux états généraux réunis par Charles VII à Montferrand pour assurer la défense du pays contre le duc de Bourgogne qui s'est avancé avec son armée et contre Rodrigue de Villandrault qui, à la tête de huit cent routiers, pille et ravage le Velay.

 

Louis se marie le 4 juin 1398 avec Marguerite fille d'Armand X, vicomte de Polignac, et de Mascaronne Aycelin dont :

  • Armand, vicomte de Polignac, mort en 1435 ;
  • Jeanne mariée à Hugues II de Maubec ;
  • Anne de Montlaur, barone d' Arlempdes, mariée le 11 juin 1429 avec Charles II de Poitiers-Valentinois, seigneur de Saint-Vallier ;

  
Louis se remarie en 1428 avec Isabeau fille de Armand IX de Chalencon-Polignac, vicomte de Polignac, et de Marguerite de Saligny. Elle teste en 1438 en faveur de son neveu Guillaume de Chalençon fils de Louis. Un enfant est né de ce mariage :

  • Pons mort en 1434 ;

Enfin, Louis épouse vers 1440 Catherine d' Apchier fille de Béraud et d'Anne de Lagorce.

 

Privé de descendance mâle, Louis cède ses terres et ses châteaux à ses gendres. Il est probablement mort peu après son ultime mariage.

 

 

Bibliographie :

[1] Association pour la sauvegarde et l'animation du château d'Arlempdes

[2] Histoire des maisons de Bonne d'Agoult, de Vese, de Montlaur par Guy Allard (1672)

[3] Maison d'Auvergne 1708 Baluze

[4] Nobiliaire du Velay et de l'ancien diocèse du Puy IV p 100 1927 Jourda de Vaux

[5] "Histoire d'un nom" Marquis de Montlaur

[6] Histoire et généalogie de la famille de Montlaur Marc Gauer

[7] Notice sur la première race des Montlaur du Vivarais abbé Hilaire

[8] Les seigneurs de Montlaur dans la région Cévenole des origines au XVe siècle Odette Portal dans Revue du Vivarais 1988

[9] « Les Montlaur : une branche cadette des vicomtes de Polignac ? »,  p.77-82 P.Y Lafond dans Revue du Vivarais 1998

[10] Héraldique et Généalogie n° 182

[11] Histoire générale du Languedoc  de Vic et Vaissette

[12] Histoire généalogique et héraldique des pairs de France t VIII Courcelles

[13] Histoire de la Maison de Polignac 1625 Chabron

[14] Châteaux en Vivarais Pouvoirs et peuplement en France méridionale du haut Moyen Âge au XIIIe siècle 2009 Pierre-Yves Laffont

[15] Pons de Mautlaur dans l'histoire et la poésie provençale Fabre 1909 dans  Société agricole et scientifique de la Haute-Loire - tome XV-1909

[16]  Ardêche, terre de châteaux 2002 Riou-Rissoan

[17] Mémoires pour servir à l'histoire de l'abbaye royale de St-André-le-Haut de Vienne 1868 Claude Charvet

[18] Cartulaire de l'abbaye de Saint-Chaffre du Monastier, ordre de Saint Benoit désormais CSC1884 U Chevalier

[19]  L'Auvergne et ses marges 1997 Lauranson-Rosaz

[20]  Les vicomtes de Rouergue-Millau (Xe-XIe siècles) 1992 Jérôme Belmon

[21] Cartulaire de l'abbaye de Vabres au diocèse de Rodez : essai de reconstitution 1989 Etienne Fournial

[22] Fasti Ecclesiae Gallicanae – diocèse de Mende 2004 Extraits de Ph Maurice

[23] Catalogue des actes de Simon et d'Amauri de Montfort Auguste Molinier dans Bibliothèque de l'école des chartes 1873

[24] Tablettes historiques du Velay

[25]  Regeste Dauphinois 1913-1926 Ulysse Chevalier

[26] Cartulaire des templiers du Puy 1882 Augustin Chassaing

[27] Revue Mabillon : archives de la France monastique

[28] Répertoire général des hommages de l'évêché du Puy (1154-1741) 1882 Adrien Lascombe

[29] Une famille vivaroise, histoires d'autrefois racontées à ses enfants 1912 marquis de Vogüé

[30] Les mazures de l'abbayes royale de l'Isle Barbe 1681 Claude Le Laboureur

[31] Histoire de la ville d'Alais de 1341 à 1461 Bardon

 

 

 

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Commentaires

Pons le Troubadour

Bonjour,

Tout d'abord je suis admiratif devant votre travail, la qualité de celui-ci et chose rare dans les études généalogiques que je consulte : le fait de citer et d'avoir étudié et analysé vous-même de nombreuses sources.

De mon coté, j'essaye de remonter l'histoire des Chapteuil pour laquelle les sources sont rares et souvent contradictoires, voire fantaisistes.
Je me pose de nombreuses questions sur Pons le troubadour, qui apparaît dans diverses publications comme Pons de Chapteuil et non Pons de Montlaur, pourrait-il avoir confusion entre les deux et quelles sont les sources qui vous me conseilleriez d'étudier ?

Bien cordialement.
Serge Ollagnier

Bonjour,   Il existe une

Bonjour,
 
Il existe une revue entière consacrée à Pons de Chapteuil : Revue d'Auvergne n° 90 (1976) auteur : Jean Pernel
 
Hélène et Thierry

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