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Nous complétons et nous corrigeons le fichier « Notariat de Savines (05) » par la lecture des minutes de Mtre Jouve, en ligne sur le site des archives départementales des Hautes-Alpes.

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A la fin du XVIe siècle, le BMS du Thoard, petite commune des Alpes de Haute-Provence, fourmille de naissances d'enfants appartenant à la noblesse. On y retrouve des Barras et des Laugier, familles seigneuriales traditionnelles du Thoard depuis le moyen-âge, mais s'ajoutent des Richaud,  Baschi, Laye, Lisle...  et, naturellement, ceux qui motivent cet article, les "de Berre".

 

A notre connaissance, les "de Berre" du Thoard n'ont jamais fait l'objet d'une étude approfondie. Belleguise [1] les mentionne en 1668 comme maintenus dans la noblesse provençale mais ils sont aussi cités dans les armoriaux et dans quelques travaux d'érudits. Leurs origines ne semblent pas connues et il faudrait, avant toute autre opération, dépouiller l'ensemble des minutes notariales du Thoard - travail colossal - pour obtenir des précisions sur cette dynastie. Une recherche systématique sur la série B des ABDR [2] pourrait aussi donner quelques résultats.

 

Signalons tout de suite que les "de Berre" du Thoard n'ont aucun lien avec une autre famille homonyme qui s'est développée dans l'arrière pays niçois et dont on retrouve certains membres dans l'entourage des comtes de Provence aux quinze et seizième siècles.

Nous avons esssayé de rassembler nos connaissances sur les "de Berre du Thoard" pour les exposer dans cet article. Tout élément susceptible de compléter (ou de corriger) ce que nous savons déjà sera le bienvenu.

 
Les origines :
Comme beaucoup de lignées non majeures, les origines des "de Berre" sont obscures et mal connues. Il est possibble et logique que leurs racines soient à rechercher autour de l’étang de Berre mais les érudits dont nous avons consulté les travaux restent vagues et, surtout, n'ont pas trouvé de document attestant de l'ancienneté de cette famille.
 
 
D’après le baron du Roure [3] qui, prudent, enveloppe son propos des quelques réserves d’usage, Berre, seigneur de Berre, vivant au XIIe siècle, s’est signalé dans les guerres des comtes de Provence où il commandait en chef. Ce n’est pas impossible, mais nous n’avons pas encore découvert la moindre trace de ce chevalier.
Selon le même auteur, un Guillaume de Berre, baron de Berre, fut présent en diverses inféodations que les comtes de Provence firent dans le XIIIe siècle. Le médiéviste ajoute encore que Guillaume est qualifié de chevalier, coseigneur de Berre, au partage qu'il effectue avec ses frères mais il précise dans une note : "Tout ce qui est relatif aux Berre, seigneurs de Berre en Provence, parait fictif et serait, en tout cas, sujet à vérification. Berre appartenait, dès 1116, avec tout son territoire, à la maison des Baux et on ne connaît aucun coseigneur de cette localité".
Artefeuil [4] ne consacre que deux lignes à cette famille indiquant que les chartes du XII et XIIIe siècles en font une honorable mention.
Pour F P Blanc [5], il existe aussi un doute quand à l’ancienneté de cette famille : "Famille provençale qui semble ne s’être agrégée à la noblesse qu’à la fin du XV e siècle, par possession de fief ".
 
Il n'est donc pas impossible que les "de Berre" appartiennent à une noblesse d'extraction, par achat de charges ou de fiefs. Pourtant, nombre de chevaliers portant ce patronyme sont présents dans la documentation. Au détour de nos lectures, nous en avons retrouvé quelques-uns mais nous nous empressons d'ajouter que nous n'avons aucune preuve qu'il s'agisse des ancêtres de ceux installés au Thoard presque trois siècles (soient quelques 9 générations) plus tard.
 
Les premières mentions :
En 1082, la charte n° 441 de la GCNN tome III [6], révèle quatre cousins germains pour une restitution de la dime de Berre. …Et ideo nos, scilicet Bermundus de Velaus, et frater meus Petrus, atque consobrini Ugo et Gaufredus, et uxores notres… L’acte est signé par une Constance de Berre qui porte clairement le patronyme étudié. Guillaume fils de Constance est aussi témoin de la donation : …Constancia de Berra fir. Vilelmus fillius ejus fir...
 
Un Folco de Berra signe la charte n° 538 de la GCNN III le 5 novembre 1141. Il s'agit d'un jugement de Guillaume, archevêque d'Arles, entre ses chanoines et Saint-Victor de Marseille.
 
Enfin, la charte n° 577 de la GCNN III datée de 1155 (serment de fidélité de Geoffroy, fils de Garréjade, à l'archevêque d'Arles) est établie en présence d’un Raymond de Berre qui est cité parmi les dernières personnalités mentionnées dans l’acte.

 

Les de Berre apparaissant dans le cartulaire des Hospitaliers de Saint Gilles :

A la fin du douzième siècle, une ou deux fratries "de Berre" apparaissent dans des chartes du cartulaire des Hospitaliers de Saint-Gilles [7], à propos d'un lieu appelé Auricet (probablement le mas de Lauricet sur la commune de Saliers, près d'Albaron en Camargue). Ils donnent et confirment, entre 1171 et 1192, de concert avec des Bellarot et des Mauconseil, leurs parts de ce domaine.

En 1171, Bertrand de Mauconseil de Berre vend à Rostaing Jorgi sa portion soit un douzième du fief d’Auricet. Fidejusseur : Bertrand de Mauconseil fils de Guillem (PSG n° 72).
 
En 1177, Raymond de Mauconseil, ses frères Geoffrey et Huc de Berre, leur sœur Garsenda et leur oncle (avunculus) Bertrand de Mauconseil vendent à l’hôpital leurs droits sur Auricet (PSG n° 64).
 
En novembre 1178, Uc de Berre vend à l’hôpital de St Gilles, représenté par le commandeur Pierre Estaville, tous ses droits sur le fief d’Auricet et de Barbis pour le prix de 7 livres. Il donne pour fidéjusseur Bertrand Bellarot et s’engage à faire approuver cette vente par sa sœur Sibille (PSG n° 76).
 
Mai 1192, Jaufred de Berre et son frère Guilhem confirment à Guilhem Baile, commandeur de St Thones, représentant Jean Françon, commandeur de St Gilles, un accord passé antérieurement entre eux et le dit Jean Françon par l’entremise de Raimond Autard et Peire Malherbes, par lequel ils avaient abandonné à l’hôpital tous leurs droits sur le tènement de leur défunt père à Auricet, moyennant 100 sous raimondain. Ils reconnaissent que leur père avait vendu à Rostang Jorgi les terres que détenaient désormais l’hôpital. Leurs frères Raymond et Uc déclarent n’avoir aucun droit sur ces terres (PSG n°62).

 

Il est difficile de construire, à partir des fragments ci-dessus, une généalogie sûre des de Berre. La dernière charte, postérieure de vingt ans aux précédentes, semble concerner les fils de Bertrand de Mauconseil apparaissant en 1171. 

 

Quelques personnages isolés :
Un Pierre de Berre est témoin d'un acte de vente passé en novembre 1195 par une certaine Maria Rainoarda (GCNN n° 2562).

Hugues de Berre, peut-être descendant d’un des propriétaires du fief d’Auricet est témoin de l’hommage de Bertrand Porcelet fils de Guillaume en 1218 ou 1219 pour des biens autour de Fos (GCNN n° 856).
 
Un autre personnage apparaît maintes fois dans le tome III de la GCNN. Il s’agit de Geoffrey de Berre, prévôt de l’église d’Arles entre 1203 et 1207. Il apparaît dès 1198 en tant que decani. Il est même probable que ce soit lui qui ait signé la charte n° 2547 en 1184 (GCNN).
 
En 1217, un V. de Berra, milite, est témoin de la charte n° 842 (GCNN) au moment de l’élection de l’archevêque d’Arles, Hugues Béroard.
 
Entre 1272 et 1273, testament d’une dénommée Grace, épouse d’un Pierre de Berre qui lègue à l’église de la Madeleine d’Aix une éminée de blé annuel à prendre sur ses biens pour la fondation d’un anniversaire (ABDR série G [8]). En 1276, Pierre de Berre réapparait à l’occasion d’une vente (ADBR Série G).
 
 
En conclusion, nous avons démontré que le patronyme "de Berre" est présent dans le triangle Marseille - Arles - Saint-Gilles depuis presque 1000 ans. Si rien ne prouve que les quelques milites ainsi nommés appartiennent à un groupe anthroponymique identique et qu'aucun suivi généalogique n'est envisageable, la proximité géographique nous semble un argument en faveur d'une origine commune. Par contre, aucun lien ne les relie aux de Berre du Thoard qui n'ont peut-être été anoblis, comme le suggère F.P. Blanc dans sa thèse, que bien plus tard. Ils ne seraient pas les seuls dans ce cas là...
 
 
Les trois premières générations proposées par Robert de Briançon :
Robert de Briançon [9] propose une origine aux de Berre qui n’est reproduite nulle part ailleurs, mais on sait que l’abbé était plutôt bien informé. Aucune vérification de ses propos n’a été menée jusqu'à ce jour. L'arbre généalogique qu'il dresse est le suivant :
 

Charles de Berre :
Coseigneur de la ville de Berre au diocèse d’Arles, il donna, à cens perpétuel et en emphytéose, une maison dans la ville de Berre. Il est dommage de ne pas posséder la source et la date de cet acte.
 
François de Berre :
Robert de Briançon cite François, fils du précédent et coseigneur de Berre, époux d'Antoinette de Florensac, fille de Guillaume, seigneur de Florensac, et d’Isabeau de Turris, fille de Georges de Turris de la ville d’Agde.
 
Gabriel de Berre :
Né vers 1440, coseigneur de Berre et de Ventabren, Gabriel a épousé Christine de Ville fille d'Antoine, coseigneur de Riez.
 
Les enfants de Gabriel et de Christine de Ville sont :
  • Hugues, seigneur de Berre et de Ventabren, qui teste le 17 août 1514 (A rechercher si il existe). Il est mort sans enfants ;
  • Claire x Lanier dont un fils Jeannot qui hérite de son oncle Hugues ;
  • Raymond Laugier qui suit.
 
Il est à noter qu’une famille de Ville détient une partie de la seigneurie de Riez. Dans l’état documentaire et féodal [10] apparaissent successivement : Pierre (1372-1387), Pierre (1456) puis Jacques et Jean de Ville… Entre les deux Pierre, pourrait s’intercaler Antoine père de Christine.
 
 
Les de Berre du Thoard :
A partir de la génération de Laugier-Raymond,  les traces laissées par cette lignée sont vérifiables dans la documentation que nous avons à notre disposition.
 
Laugier-Raymond x Claudette de Barras :
En 1481, Laugier-Raymond est gouverneur de la forteresse de Chateauneuf les Martigues (Robert de Briançon).
 
D'après Dominique de La Barre de Raillicourt qui a traité de la famille de Barras [11], Laugier Raymond achète les droits d’une partie de la seigneurie du Thoard en 1508.
 
Dans son testament, Claudette de Barras évoque quatre de ses enfants :
  • Romane ;
  • Honorade ;
  • Elzéard ;
  • Louis Raymond qui suit.
 
Testament, le 8 juin 1516 de Glaudette de Barras, fille de noble Louis de Barras. Honorade et Romane, non mariées, ses filles, Elzéard et Louis-Raymond (successeur de noble Louis) ses fils. Elle évoque le testament de son mari. Elle lègue aussi à Noble Elzéard ? de Barras et à noble Louis (ou Louise) de Chaussegros… (AHP Titre de famille 1 E 19 [12])
 

La famille de Barras a donné à la France un homme politique influent au cours de la décennie 1790-1800, le vicomte Paul François Jean Nicolas de Barras, député de la convention qui a voté la mort du roi Louis XVI. Il disparait du jeu politique après le coup d'état de Napoléon Bonaparte le 18 brumaire an VIII.

La Barre de Rillancourt a livré une généalogie des différentes branches de cette famille et on attend avec impatience le résultat des recherches d'Alain Agnel-Giacometti pour compléter et corriger l'étude précédente.

 

Louis-Raymond x Sausette de Grasse:

 Le 16 avril 1528, acte d'hommage à François I, roi de France, prêté par Louis Raymond de Berre fils et héritier de Claude de Barras pour ses seigneuries du Thoard et de Melan (AHP 1 E 32 Titres de Famille).

 
Louis Raymond épouse Sausette de Grasse le 8 septembre 1528 (Maître Hugonis). Sausette était veuve de Pierre Fabry, coseigneur de Saint Julien d’Asse (Les Fabry détenaient cette coseigneurie depuis une cinquantaine d’année).
 
Le 19 octobre 1555, Louis Raymond, écuyer et seigneur du Thoard et de St Julien d’Asse, achète à noble Angelin Canthoin une terre au lieu dit Valgellade du Thoard (AHP Titres de Famille 1 E 32 Mtre Grimaud du Thoard).
 
Deux actes d’établissement d’officier faits par Louis Raymond de Berre, les 11 février 1563 et 31 janvier 1571 chez Maitres Roberty et Godemar (Les maintenues). 
 
Leurs enfants sont :
  • Louise, citée au testament de sa mère ;
  • Catherine, citée au testament de sa mère ;
  • Antoine qui suit.
8 août 1561, testament de Sausette de Grasse, dame de Saint-Julien, malade, fille de f Nicolas seigneur de Bormes, femme de Louis Raymond de Berre, seigneur du Thoard et de Saint Julien d’Asse. Elle lègue à Elzéarde ( ?) de Berre fille d’Antoine son fils 20 écus et aussi à Pierre fils d’Antoine son petit fils. Antoine son fils, Catherine et Louise ses filles (AHP notaire Claude Roberty 2 E 18 418 p 152). Le titre de l'acte a été placé ci-contre.
 
 La famille de Grasse est installée en Provence orientale par Guillaume le Libérateur à la fin du dizième siècle. Rodoard, souche de cette lignée, était compagnon d'arme du comte de Provence à l'époque de l'expulsion des sarrazins de leur repère du Frenet. Les premières générations de cette dynastie ont fait l'objet de nombreuses études de E Magnani [13]. La marquis de Grasse [14] a collationné les actes de la famille et a retracé sa généalogie. Sausette de Grasse appartient à la branche des seigneurs de Bormes.        
 
       
 
 
Antoine x Jeanne Laugier :
Le 10 juin 1554, mariage d’Antoine-Raymond de Berre, écuyer du Thoard, fils de Louis Raymond et de Saussette de Grasse, seigneur de St Julien d'Asse avec Jeanne Laugier f Antoine du Thoard et f de Catherine Lincel, en son vivant seigneur de Jonquières, Messire Marcelin Laugier son oncle et tuteur, sacristain de la cathédrale de Digne et du Thoard, Louis Laugier, seigneur de Verdache , écuyer du Thoard, Gaspard Laugier son oncle écuyer du Thoard, Mtre Antoine de Lincel, écuyer et seigneur de Roumoules, oncle maternel et Gaspard Laugier 18 ans, son frère sous tutelle. (AHP Mtre Grimaud Jacques 2 E 9776).
 
Les enfants d’Antoine et de Jeanne de Laugier sont :
  • Alzéarde ou Aliénor, née le 10 février 1558 (BMS du Thoard), citée au testament de sa grand-mère ;
  • Françoise x Bertrand Laugier dont Blanche, citée au testament de son frère Pierre-Paul ;
  • Pierre-Paul, né le 30 janvier 1555 (BMS du Thoard), qui suit.
 
 
Un paragraphe sera ultérieurement consacré aux de Laugier, famille très anciennement installée au Thoard (ABDR p 235).
 
Pierre-Paul et Magdelène de Barras :
25 février 1579, mariage de noble Pierre Paul de Berre, fils d’Antoine avec Madelène de Barras (notaire Grimault).
 
On leur connait plusieurs enfants :
  • Jean-Antoine, né le 21 juillet 1582 (BMS du Thoard), Chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem : lettre de profession de foi de noble Jean-Antoine de Berre, seigneur de Melan le 27 12 1644 (AHP titre de famille 1 E 32) ; De plus, le 31 août 1626, permission de bulle accordée par le grand maitre de Malte, en faveur de Jean Antoine de Berre, chevalier, de pouvoir disposer du quint de ses biens en faveur de qui bon luy semblerait (les Maintenus).
  • Gaspard prêtre ;
  • Melchion né le 21 juillet 1582 (BMS du Thoard) qui suit.
 
11 juin 1622, testament de Pierre-Paul de Berre, seigneur de Saint-julien et coseigneur du Thoard, malade. Il lègue 50 écus pour agrandir l’église du Thoard, 100 livres pour Blanche Féraud fille de Bertrand et Françoise de Berre, sa nièce (non mariée) ; Jean Antoine de Berre,  chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem son fils de f Magdelène de Barras sa femme ; Gaspard de Berre, prêtre, son fils, noble Melchion de Berre, seigneur de St Jullien et en partie du Thoard, son autre fils (AHP notaire Massot 2 E 941 p 95)
 
Pierre-Paul est mort le 12 juin 1622 et Magdelène le 15 septembre 1619 au Thoard (BMS).
 
Melchion x Blanche de Baschi :
Il est possible que Melchion ait été initialement destiné à entrer comme son frère jumeau dans l’ordre de Saint Jean de Jérusalem et que le décès d’un frère aîné l’ait entraîné vers une autre destinée.
 
16 août 1609, mariage de noble Melchion de Berre, fils de Pierre-Paul et demoiselle Magdalène de Barras avec demoiselle Blanche de Baschi fille d’Alexandre, seigneur de Saint-Pierre du lieu d’Auzet et en partie du Thoard et de f Lucrèce de Martin. Elle, autorisée par Guillaume de Faucon, seigneur de Ste Marguerite, lieutenant au siège de Digne marié à Françoise de Baschi, dame en partie d’Aiglun sa tante. 6000 livres de dote et 1200 livres de l’héritage de sa mère et 1800 livres à prendre et à recouvrir de Jean Baptiste de Martin, seigneur de Puyloubier et encore 3000 livres à payer sur 10 ans. En présence de Louis de Berre, sacristain de l’église de Digne (AHP notaire Gaspard Gaillard 2 E 9855).

Les enfants de Melchion sont nommés dans le testament de son épouse :

  • Louis, prêtre ;
  • Jean Antoine, chevalier de St Jean de Jérusalem ;
  • Charles, chartreux ;
  • Jean-Antoine, seigneur de St Julien et coseigneur du Thoard, décédé avant sa mère ;
  • Jean-François qui suit.
19 mai 1664, au matin, testament de Blanche de Baschi, dame de Saint Julien, malade, elle veut être enterrée dans la tombe de son f mari, noble Melchion de Berre, seigneur de St Julien et avocat à la cour. Françoise de Berre, sa petite fille femme de maître Jean Hesmiol, avocat au siège de Digne, 3 livres en plus de la donation faite pour son mariage , Catherine de Berre, aussi sa petite fille, pareille somme ; elle lègue à Charles de Berre, chartreux, à François et Louis de Berre, chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, et à Baltazar, tout quatre frères, ses petits fils, 3 livres en supplément de la donation faites au f seigneur de St Julien, son fils dans son CM. Elle lègue à messire Louis de Berre, prêtre et prieur de Barras (exécuteur testamentaire) son fils, à messire Jean-Antoine de Berre son fils, chevalier de St Jean de Jérusalem. Elle nomme pour héritier universel, Jean-Louis de Berre son petit fils, avocat à la cour (AHP Mtre Ferrand 2 E 9992).
 
Elle décède le même jour.
 

Jean-François x Magdelène de Volland:

Jean François est né le 17 juillet 1614 au Thoard et épouse, par contrat rédigé à Digne, Magdelène de Volland fille de Nicolas seigneur d’Aubenas et de Jeanne de Matheron le 21 septembre (AHP 1637 Série B 432)

Il apparaît comme seigneur de Saint-Julien d’Asse en 1648 (Isnard).
 
Les enfants de Jean-François et Madeleine sont nombreux :
  • Jean-Louis, coseigneur de Thoard et de Saint-Julien, marié à Bellafaire le 29 mai 1664 (Achard) avec Jeanne de Gaillard, ne parait avoir laissé que deux filles : Françoise, mariée le 29 avril 1685 (Jullien, à Thoard) avec François d’Honorat, sénéchal à Digne, fils de Jean notaire à Thorame, et d’Isabeau de Barras et Louise mariée le 19 avril 1700 à Joseph de Bovery (Les Maintenus de la noblesse III) ;  Le 1 septembre 1657, congé donné par le prince de Conty à Noble Jean-Louis de Berre, officier dans les armées du roi, étant en Italie (les Maintenus). Maintenu noble par jugement de la commission du 26 mars 1667 avec sept degrés de noblesse.
  • Joseph : ° 21 février 1641 au Thoard ;
  • François : ° 7 mars 1642 au Thoard et + après mai 1664 ;
  • Charles : religieux, né le 27 novembre 1643 au Thoard et décédé après mai 1664 ;
  • Françoise qui suit ;
  • Louis, né le 18 avril 1646 au Thoard et décédé après mai 1664, chevalier de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem ;
  • Baltazar : ° 3 8 1648 au Thoard ;
  • Catherine : ° 8 4 1649, mariée à Jean Louis Astier le 20 décembre 1670 au Thoard et décédée après mai 1664 ;
  • Alexandre : né le 17 juillet 1650 au Thoard ;
  • Louis ; né le 2 octobre 1651 au Thoard.
 
Jean-François rédige son testament le 10 mars 1651 chez maître Gaillard. Il ne parait plus dans aucun acte après cette date.
 
Madeleine de Volland est décédée après 1658. Les de Volland, seigneurs d'Aubenas, ont pour auteur Nicolas, qui eut l'honneur de loger Français I lorsqu'il vint à Manosque en 1516. Le roi aurait été séduit par la beauté de sa fille ainée qui aurait refusée ses avances (il parait que François I n'a jamais mis les pieds à Manosque mais l'histoire est jolie...). Cette famille a donné des officiers de distinction, un viguier et un chevalier de Saint-Louis.
 
Françoise x Jean Esmiol :
Françoise, dame de St Jullien et du Thoard, est née le 7 février 1645 au Thoard et décédée avant 1682, date du mariage de sa fille Magdelène avec Jean-Baptiste Maurin.
 
En l’église du Thoard, le 15 décembre 1658, mariage de Jehan Hesmiol, avocat en la cour, fils de f Jehan et d'Isabeau d'Almaric et Françoise de Berre, fille de feu Jehan-François et de Magdeleine de Volland, de Thoard (BMS)
 
Leurs enfants :
  • Jean, avocat, marié le 1 septembre 1682 avec Anne Maurin ;
  • Magdelène x mariée le 1 septembre avec Jean-Baptiste Maurin, coseigneur de Clumanc ;
  • François né le 5 octobre 1660 au Thoard ;
  • Jean Louis (né le 6 octobre 1665 à Digne) marié le novembre 1704 à Digne avec Elisabeth Juge, fille de Claude et Magdelène Tholozan ;
  • André né le 20 juin 1666 à Digne ;
  • François né le 12 septembre 1670 à Digne.

 

 

Avec Françoise se termine notre lignée des "de Berre du Thoard". Son gendre, Jean-Baptiste Maurin, coseigneur de Clumanc, descend d'une ancienne famille de notaires installée à Digne (certainement une branche de ceux de Barcelonette). C'est son père, Jacques, qui a acheté une partie de la seigneurie de Clumanc.

Lu

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[1] Les maintenues de la noblesse en Provence 1668 Belleguise publié par du Roure en 1923

[2] Archives départementales des bouches du Rhône désormais ABDR

[3] Tome III des maintenues de la noblesse en Provence Baron du Roure

[4] Histoire héroïque de la noblesse provençale 1776 Artefeuil

[5] Thése de Drat en Droit F.P. Blanc 1971 Aix Marseille (déposée aux A.D. Bouches du Rhône)

[6]  Gallia Christina Novissima désormais GCNN

[7] Cartulaire du prieuré de Saint-Gilles de l'hôpital de Saint-Jean de Jérusalem (1129-1210) D. Le Blévec, A. Venturini désormais PSG

[8] Un exemplaire du relevé de cette série est conservée aux archives marvitimes de Toulon

[9] L'état de la Provence  1693 Robert de Briançon

[10] L’état documentaire et féodal de la haute Provence Zéphirin Isnard

[11] Généalogie de la famille de Barras 1985 de la Barre de Raillancourt

[12] Archives départementales des Alpes de Haute Provence

[13] Alliances matrimoniales et circulation de biens à travers les chartes provençales E Magnani dans Provence-Historique 2002

[14] Histoire de la maison de Grasse (2 tomes) 1933 Marquis de Grasse et Emile Isnard.

 

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