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Nous complétons et nous corrigeons le fichier « Notariat de Savines (05) » par la lecture des minutes de Mtre Jouve, en ligne sur le site des archives départementales des Hautes-Alpes.

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Les origines des Comborn sont délicates à établir mais l’ordre successoral peut y être suivi sans problème de continuité à partir du milieu du Xe siècle. Il s’agit d’une famille qui se révèle dynamique, entreprenante et prolifique. Sachant saisir les opportunités, elle parvient à deux reprises à s’imposer pour relayer d’autres lignages vicomtaux plus éminents mais déficients. Celui des Turenne dès la fin du Xe siècle et celui des limoges au XIIe siècle. A deux reprises encore, des cadets forment de nouveaux lignages : celui des vicomtes de Vantadour à partir de la fin du XIe siècle et celui des Treignac au XIIIe siècle (B Barrière [1]).

 

Sceau de Guy, Vicomte de Comborn en 1224 [2]

 

L’historiographie traditionnelle décrit correctement la famille des seigneurs de Comborn à partir de celui qui semble être la figure de proue de cette lignée, Archambaud « Camba putrida » vivant dans la seconde moitié du Xe siècle. Les chartes concernant cette famille sont nombreuses et fourmillent de mille détails qui permettent de reconstituer les fratries avec précision. Les mères des vicomtes sont le plus souvent connues et nous savons presque toujours à quelle famille elles appartiennent.

 

Il en va tout autrement des générations qui précèdent cet Archambaud « Camba putrida ». Il est clair que les historiens tâtonnent encore et le nombre d’hypothèses émises à leur sujet est proportionnel au nombre d’auteurs qui se sont lancés dans cette investigation.

 

Toutefois, si les divergences sont nombreuses, ces études permettent des avancées probantes que nous présenterons dans cet article. Nous avons principalement trouvé nos informations dans :

  • L'ouvrage de M. Bony de Lavergne [3] ;
  • La thèse de S. Fray [4] ;
  • La noblesse du midi carolingien de C. Settipani [5] ;

pour les premières générations. Pour les suivantes, les historiens se sont tous appuyés sur la chronique de Geoffroy de Vigeois [6] mort en 1184, moine de Limoges et contemporain des évènements qu’il rapporte. Citons :

  • La chronique anonyme du XVIIe siècle reproduite par l’abbé Champeval dans le Bulletin archéologique et historique de Corrèze [7] ;
  • Le Nobiliaire de la généralité de Limoges (J. Nadaud [8]) ;
  • L’article de Didier Delhourme et Christian Rémy dans Vicomtes et Vicomtés [9] ;
  • L’ouvrage de Stanislaw Stronski [10] intitulé légende amoureuse de Bertran de Born.

Malheureusement, plusieurs travaux plus ou moins récents nous sont restés inaccessibles comme ceux de :

  • R de Lasterye [11] ;
  • Roger de Cosgnac [12] ;

mais ils semblent recouper ceux qui ont été utilisés pour cet article.

 

Enfin, plusieurs cartulaires ont permis ces reconstructions généalogiques :

  • de Tulle et Rocamadour [13] ;
  • d'Uzerche [14] ;
  • de Beaulieu [15] ;
  • de Saint-Etienne de Limoges [16].

 

Effectuer une étude des seigneurs de Comborn oblige à se plonger dans toutes les lignées vicomtales du Limousin tant les familles sont imbriquées les unes dans les autres (Limoges, Turenne, Ventadour,Rochechouart...). Un moyen comme un autre de s'apercevoir que les généalogies proposées par les érudits régionaux manquent de rigueur et portent encore à polémique !

 

Les origines des Comborn :
Les origines d’Archambaud « Camba Putrida » sont strictement inconnues. Joseph Nadaud prétendait qu’il était probablement fils d’Hugues du Quercy (descendant des comtes de Toulouse) mais il n’en a pas donné la moindre preuve. Cette thèse est d'ailleurs signalée sur le site MedLands [17] : "Camba-Putrida/Jambe-Pourrie", son of [HUGUES de Rouergue Sire de Quercy & his wife ---].

 

Entrée du castelet de Comborn (photo Michel Dasse que nous remercions)

 

Les médiévistes modernes s’accordent aujourd’hui pour reconnaître que son père se nommait Archambaud comme lui.

 

Archambaud I :
Archambaud I est né vers 900 ou peu après. Il apparaît déjà âgé en 950 avec sa première épouse Hildegarde (son fils est marié avant 957) puis, en 962, il réapparait avec une seconde épouse nommée Rotilde (les médiévistes ont longuement discuté sur les femmes d’Archambaud I et II autour des hypothèses avancées par R de Lasteyrie avant de tomber d’accord. Nous ne reviendrons pas sur cette question résolue).

 

Nous ne connaissons pas les parents d’Archambaud I que Maurice Bony de Lavergne rattachent aux vicomtes de Limoges par l’intermédiaire de Foucher frère d’Hildegaire (tableau ci-contre). Didier Delhoume et Christian Rémy, soulignant les réserves qui s’imposent sur un lien de parenté non démontré, conservent toutefois l’idée d’un essaimage du titre de vicomte dans la région de Limoges avec, à la souche, un certain Foucher. Cependant, nous remarquons que l’anthroponyme Archambaud ne se diffuse pas dans la famille de Limoges et les prénoms utilisés par la lignée des vicomtes de Limoges ne se rencontrent pas chez leurs homologues de Comborn. Ces remarques ne plaident pas en la faveur de cette thèse qui est peu à peu mise de côté.

 

L’ascendance paternelle d’Archambaud I :
Nous allons nous aider de deux des auteurs précités, S. Fray et C. Settipani, pour tenter de déterminer cette ascendance mais leurs travaux ne semblent pas, malheureusement, aboutir à une seule et même conclusion.

 

Le lien avec Turpion, évêque de Limoges (S Fray) :

Le prénom Turpion est extrêmement rare et peut servir de marqueur anthroponymique. On repère un sénateur arverne vers 470, un évêque du Puy vers 780, un comte d’Angoulême, tué par les Normands en 863 puis l’évêque de Limoges décédé en 944 (C. Settipani).

 

Il est certain qu’Archambaud de Comborn cousinait avec l’évêque de Limoges Turpion (898 - 944), frère du prévôt Aymon. Cette parenté se déduit de la charte du cartulaire du chapitre de Saint-Étienne de Limoges (CSEL n° XVII) : …consentientibus tamen nostris consanguineis seu optimatibus Limovicensi pago degentibus.....de laicis autem Hildegario vicecomite, Rainaldo vicecomite, Archambaldo, Ademaro…

 

Notons que Sébastien Fray conclut que seuls les deux derniers, Archambaud et Adhémar, sont les cousins de l’évêque. La remarque est importante car la parenté de Turpion avec les deux vicomtes Hildegaire et Rainaud en plus de celles d'Archambaud et d'Adhémar est très contraignante.

 

La fratrie Turpion/Aymon (le premier évêque de Limoges et le second prévôt de Saint-Martin) descend très logiquement d’une autre aux prénoms similaires Aymon/Turpion tous les deux comtes d’Angoulême sous le roi Charles le Chauve. Il est fort probable que les deux plus jeunes soient les petits-fils d’Aymon/ Emenon l’ancien, comte d’Angoulême, marié à la fille d’Eudes de Troyes.

 

Au regard de leurs dates, il semble qu’il y ait une génération de différence entre Turpion, évêque de Limoges, et Archambaud de Comborn, son cousin, ce qui pourrait nous donner le stemma ci-dessus.

 

L'ascendance maternelle d'Archambaud :

Les médiévistes modernes sont tentés de rattacher les Comborn aux Bourbon à cause d'une similitude de prénoms. N'est-il pas possible que le lien entre les deux familles passe par la mère d'Archambaud ?

 

Le lien avec le couple Archambaud – Emessinde (C. Settipani) :

Pour Christian Settipani, Archambaud I est le fils d’un autre Archambaud marié à Ermesinde qui fait une donation en juillet 899 à l’abbaye de Beaulieu Archimbaldus et uxor mea Ermensendis, consideravimus ainorem coelestis patriae, vel de Dei mesericordia confidentes, cedimus, pro remedio animarum nostrum et animae fratris mei Danielis… (CB n° XXII). Néanmoins, l’auteur souligne aussi le probable lien avec la famille de Bourbon.

 

Le lien avec les Bourbon :

Sébastien Fray reprend à son compte cette identité onomastique entre les Bourbons et les Comborn. En effet, il est assez troublant de constater que les deux noms d’Archambault et d’Aimon sont aussi bien véhiculés chez les ancêtres des sires de Bourbon que chez ceux de Comborn. En janvier 954, Aimon, fils d’Aymard/Adhémar, frère d’Archambault et de Dacbert, père d’un autre Archambault, donne Souvigny à Cluny par un acte passé publiquement au château de Bourbon :... Igitur ego Aymus, considerans istius vitœ brevitatem et enormitatem scelerum meorum, et hoc quod Scriptura attestatur « Divitiae viri,« redempcio anime ejus, » dono res meas, consenti ente uxore mea Aldesinde .... pro remedio quoque supradicti genitoris mei et genitricis mee, Ermengardis, et fratrum meorum Dacberti et Archimbaldi, et pro sospitate prefatç uxoris mee et filiorum meorum, et omnium parentum meorum, insuper pro sospitatë vivorum et requie omnium fidelium defunctorum.... Signum Aymonis et Aldesinde uxoris ejus, qui fieri et firmare rogaverunt, Geraldi et Archimbaldi filiorum ejus, qui consenserunt, Humberti, Hugonis, Tetbaldi, Ebbonis, Girberti, Dacberti, Domnionis, Odonis, Eldini, Elpherici, Rotberti, item Tetbaldi, item Rotberti (CLU [18] n° 871).

 

Peut-on faire coexister les deux thèses ?

Considérons qu’Adhémar et Ermengarde soient les parents d’Archambaud I comme le préconise S Fray.

 

Adhémar est un prénom utilisé dans la famille d’Angoulême, il est donc probablement relié à celle ci par les hommes. Par contre, le prénom Archambaud est complètement absent de la parentèle des Aymon/Turpion et on peut donc considérer qu’il est introduit dans cette lignée par la mère ou la grand-mère paternelle d’Archambaud I. Il suffirait de supposer qu’Ermengarde soit la fille ou la nièce d’Archambaud et Ermessinde.

 

Cette idée a déjà été rencontrée dans le magazine Héraldique & Génalogie [19] (1997 p 282), proposée par monsieur Jacques Anoyaut qui cite ses sources d’une façon générale (A de Remacle [20], T de Hête [21], P Van Kerbrouck [22]).

 

La première épouse d’Archambaud I :
Il convient de tenir compte du caractère manifestement très prestigieux attaché au nom d’Ebles : appliqué au premier né d’Archambault Jambe-Pourrie et de Sulpicie, il a totalement supplanté l’onomastique dont était héritière cette dernière, alors même qu’elle était issue d’une lignée vicomtale beaucoup plus ancienne que les Comborn. De ce fait, nous verrions volontiers en Hildegarde, la mère d’Archambault Jambe-Pourrie et la grand-mère d’Ebles, une parente proche – fille ou nièce – du comte de Poitiers Èbles Manzer mort en 935, descendant de Charlemagne et de sa femme Hildegarde (S Fray). Il s’agit, naturellement, d’une hypothèse qu’il reste à démontrer.

 

Pour sa part, Christian Settipani rapproche Hildegarde d’Hildegaire, suggérant ainsi un raccrochement de la première épouse d’Archambaud aux vicomtes de Limoges mais cette hypothèse ne permet pas d'expliquer l'introduction du prénom Ebles dans le lignage des Comborn.

 

Les  empreintes d’Archambaud :
Archambaud apparait en 926 comme témoin de la vente d’une vigne tout près de Comborn. Il signe en avant dernière position : S. Bertrando judice. S. Addeberlo. S. Andréas. S. Arlaldo. Adraldo. S. Aimo. S. Bodo. S. Petrus, S. Ainardo. S. Gariberlo. Signum Archambaldo. S. Frolario (CSEL n° XLI). Nous ne pouvons pas être certain qu'il s'agisse de l'époux Hildegarde.

 

Avant 930, Archambaud I bénéficie du partage des biens de l’église d’Uzerche auquel procède l’évêque Turpion. Le préambule du cartulaire d’Uzerche nous apprend que l’évêque répartit ce qu’il ne s’est pas réservé entre le vicomte de Limoges, les seigneurs de Ségur et de Comborn (Lavergne).

 

En 933, on trouve Archambaud I marié à Hildegarde. Il revend alors, avec son épouse, la villa Orliac de Bar : Carta venditionis villœ de Orliaco Raulfo et Adalasiae uxori, ab Archambaldo et lldeorde uxore, mense novembrio anno XI regnante Raulfo rege. Signum Fulcodii. S. Eboli, Ermendis, Bernardi, Guirberti. Berterius scripsit (CU n° 454).

 

Entre 936 et 942, Archambaud I figure comme témoin à l’acte de donation par l’évêque Turpion, en faveur de l’abbaye Saint-Augustin de Limoges, avec le vicomte Hildegaire et le vicomte d’Aubusson (Lavergne).

 

Hildegarde, première épouse d'Archambaud, est morte entre 950 et 957 et il se remarie avec Rotilde (longtemps considérée à tord de la famille de Brosse mais fille, selon S Fray, d’Ainaud et Rothilde, témoins de la donation d’Aimon de Bourbon de l’église de Chantelle). C Settipani propose à peu près la même ascendance pour Rothilde, préférant qu’elle soit le nièce de Rothilde femme Ainaud et la fille d’un comte Guy.

 

En mars 957, vente par le vicomte Archambaud et de sa femme Rohaut, à Droctricus, de biens situés près de la Tour Saint-Austrille moyennant cent quarante sous : Igitur ego, in Dei nomine, Archambaldus, vicecomes, et uxor sua Rotildis... (CSEL n° VII).

 

En conclusion, à l’image de nombreuses dynasties, les vicomtes de Comborn semblent descendre des plus grandes familles du haut moyen-âge :

  • Les Guilhermides et les Robertiens par l’intermédiaire de la famille des Turpion/Aimon ;
  • Les Carolingiens et des Rogornides si Ebles Manzer appartient à leur ascendance ;

et de lignées plus modestes mais plus ancrées dans le midi de la Gaule.

 

D’après M. Bony de Lavergne, Archambaud I est mort en 1059. Rothilde, sa seconde épouse est remariée en 960 au vicomte Géraud de Limoges. Elle évoque ses deux maris dans une charte de 987 : Rotildis vicecomitissa donne mansum qui vocatur a Monsor…in vicaria Usercensi à l'abbaye d'Uzerche pour les âmes de Archambaldi senioris mariti mei... Geraldi vicecomitis senioris mei (CU n° 134).

 

Les premièrs vicomtes :
Le premier vicomte de Comborn attesté est le fameux Jambe putride, homme de guerre farouche et brillant. Son fils ainé puis son petit-fils lui succèdent naturellement mais à la génération suivante, une guerre de succession s’élève entre l'oncle et le neveu, à l’avantage du plus vieux.

 

Archambaud "Jambe pourrie" x Sulpicie :
Archambaud, vicomte de Comborn, dit Camba Putrida, est né vers 930. Il est attesté dans les documents entre 962 et 988 et il est mort avant 999.

 

La seule épouse qu’on lui connaisse, Sulpicia (attestée en  962, 969 puis dans l'intervalle 970-86), est fille d’Adhémar, vicomte de Turenne et de Déda. Elle avait probablement deux frères, Adhémar et Hengauld, qui sont décédés avant leur père et une sœur Aina, épouse de Ramnulf d’Aubusson.
 

Geoffroy, prieur de Vigeois, rapporte sans que ses dires puissent être vérifiés, en parlant de cet Archambaud que, du temps de l'empereur Othon et du roi Hugues, en 987, il a soutenu plusieurs combats et que, la reine ayant été accusée d'adultère, il entreprend sa défense avec vigueur, et contraint ses accusateurs à prendre la fuite.

 

A la mort de Bernard, avant octobre 984, la vicomté de Turenne est, toujours d’après le rapport du prieur de Vigeois, disputée entre Ramnulf d’Aubusson et Archambaud, tous les deux gendres de Bernard. C’est dans cette guerre qu’Archambaud récolte son surnom de Jambe pourrie. Sur le point d'entrer dans le château de Turenne, qui était fortifié, les portes sont fermées avec tant de violence qu'Archambaud est blessé au pied, dont il demeure handicapé. Quoi qu'il en soit, il reste maitre de cette vicomté et la transmet à ses descendants.

 

La famille de Sulpicie :
La famille des Turenne ne se laisse pas remonter facilement. Pour les anciens, les Turenne sont apparentés aux comtes du Quercy. Par exemple, Jacques Boussard [23] a proposé qu'Adhémar, grand-père de Sulpicie soit le petit-fils de Robert, lui même petit-fils de Raoul du Quercy (tableau ci-contre). Une autre lien entre les Quercy et les Turenne est proposé sur le site MedLands.

 

Sébastien Fray, mettant en doute cette théorie, qui ne semble pas s'appuyer sur des fondements très solides, a cherché (et déterminé ?) une nouvelle voie dans la documentation.

 

 

Les parents de Sulpicie :

Nous connaissons les parents de Sulpicie. Son père Bernard, vicomte de Turenne, et sa mère Déda ont eu un fils, Adhémar mort avant ses parents sans postérité, une fille Aina, femme de Ramnulf d'Aubusson, et Sulpicie femme d'Archambaud de Comborn. Tout porte à croire que le vicomte Adémar, fils de Bernard et Déda, n’est autre que l’abbé homonyme de Tulle, cité en 983, et auteur d’une donation qui mentionne le nom de son frère Hengaud (Fray).

 

En octobre 984, Déda, vicecontesse, fait la donation d'un manse lui appartenant dans la viguerie de Turenne pour l'âme de Bernard, vicomte, et de son fils Adhémar : Signum Dedane vicecomitisse, que cessionem istam scribere vel affirmare rogavit. S Gausberti ; S Ebrardi ; S Rotgerii ; S Odolrici ; S Geraldi ; S Ugonis (CT n° 511).

 

Adhémar et Gauzla, grands-parents de Sulpicie :

Hormis C. Settipani, les historiens proposent que Déda soit la nièce d'une autre Déda, abbesse de la Règle vers 850. La famille de cette seconde Déda est parfaitement établie.

 

Une charte du cartulaire de Beaulieu datée de 943 (CB n° XXVIII) atteste qu'Adhémar, Boson (abbé de Beaulieu puis évêque de Cahors ?) et Gauzbert marié à Ricburge, de même que Robert et Oldaric sont frères et fils de Robert. Une charte de Tulle (CT n° 291) nous apprend que Déda, abbesse de la Règle est soeur d'Adhémar, vicomte, (dont la première femme se nommait Faucisburge et la seconde Gauzla) et de Farilde femme d'Oldoric .

 

A qui rattacher Robert x Gauzla :

L'origine d'Adhémar et de son père Robert reste l'objet de conjecture mais il n'est pas impossible qu'ils soient apparentés aux anciens comtes du Quercy comme le supposent J. Boussard et F. Aubel [24]. D'ailleurs, Robert serait qualifié de Vetus comitus en 932 et son fils Adhémar est qualifié de comes in partibus Cadurcorum en 935 (Delhourme et Remy).

Dans cette optique, C. Settipani recherche une combinaison pour que les Turenne soient à la fois les descendants des comtes du Quercy et ceux des comtes d’Angoulême ;

 

En 866, Godefroy, arrière-petit-fils de Raoul de Cahors, est qualifié, dans la Vita Géraldi, de comte de Turenne liant une fois de plus les deux lignées. Le fils de Godefroy, qui se nomme Sulpicius, nous mène directement à Sulpicia femme d'Archamdaud Jambe pourrie.

 

Pour cet auteur, c'est Bernard (et non Déda) qui est fils d’Adhémar et de Gauzla comme le montre le tableau ci-contre. Il s'appuie sur la charte du cartulaire de Tulle n° 126 (où cette filiation est notée dans l'interligne de la même écriture  ...Et factum est présente donno Bernardo abbate [filio Adhémari Vicecomitis]...). Robert devient le fils du couple Godefroy (de Cahors) x Godolinde qu'il estime soeur de l’évêque de Limoges Turpion. En réalité, Godefroy est le mari d’une Godila et non d’une Godolinde. Déda (mère de Sulpicie) est la fille de Sulpicius de Cahors et d'une fille non connue de Déda, abbesse de la Règle, femme, toujours d'après C. Settipani, du premier vicomte de Limoges Hildegaire.

 

Les principaux inconvénients de cette thèse sont le redoublement de mariages entre les descendants des comtes du Quercy et les Adhémarides et la confusuion du prénom de l'épouse de Godefroy, Godila et Godolinde, mais explique le prénom de Sulpicie.

 

Sébastien Fray bouscule l'historiographie traditionnelle et abandonne l'idée que les vicomtes de Turenne soient les descendants des comtes du Quercy. Il relie Robert, père d'Adhémar, au couple Gausbert x Immène. Nous remarquerons immédiatement qu'un des fils de Robert se nomme justement Gausbert et qu'Immène (féminin d'Aimon/Emmenon) nous ramène vers les comtes d'Angoulême.

 

 

D'une façon plus diffuse, S Fray raccorde Gausbert à un groupe de parents dans laquel un Aicard pourrait être son père ou son oncle, et un Boson, marié à Talaisie, frère d'un Armand et d'un Amalfred pourrait-être son grand-père. Il rapproche encore la parentèle de Gauzbert des Rogornides (sa mère pourraient appartenir à cette dynastie prestigieuse) et de Datebert, un proche de Frodin, souche des sires de Calmont d'Olt et des Penne.

 

Dans les générations qui suivent Boson et Talaisie (qui ont du vivre à cheval sur le VIIIe et le IXe siècle), on note le développement des anthroponymes Boson et Déda qui permet des rapprochements :

  • Boson, évêque d'Agde de 885 à 897 et sa soeur Dida, épouse de Raynard de Béziers, pourrait être, chronologiquement, les arrières petits enfants de ce couple ;
  • Déda, femme d'Hildebert de Limoges pourrait aussi descendre de ce couple ; D'après Christian Settipani, il s'agit de l'abbesse de la Règle mais S Fray la placerait plutôt à la génaration précédente ; De Déda sont issus les comtes de la Marche avec un Boson (dit le Vieux) à leur tête ;
  • Déda, grand mère de Déda, matrone de Castelnau-Bretenoux aux alentours de 875 pourait encore appartenir à leur descendance.

 

En conclusion sur ce chapitre :
Il est évident que la thèse de Sébastien Fray séduit par bien des aspects. Elle semble plus complète et plus fluide du point de vue chronologique. Les règles d'onomastiques sont respectées même si l'appariton de tous les prénoms ne sont pas expliqué (mais on ne connait pas non plus l'intégralité des fratries). Reste que ce chercheur n'a pas joint les Adhémarides aux anciens comtes du Quercy comme le veut la tradition. Notons enfin qu'il confirme qu'une partie de l’ascendance de Sulpicie est identique pour tous les historiens mais pour les uns, ce groupe familial autour d'Adhémar et Gauzla est la famille maternelle de Sulpicie alors que pour les autres, il faut le considerer comme sa parentèle paternelle.

 

Quelques apparitions d’Archambaud II dans les cartulaires de la région :
En novembre 951, Archambaud et son épouse Sulpicie sont témoins dans une charte de donation de Radulfi et de son épouse Adalaisis à l'abbaye d’Uzerche (CU n° 120).

 

En octobre 962, Archambaud II donne des biens dans la vicairie de Naves et dans celle de Chasteaux : Signum Arcambaldi vicecomitis, S. Sulpiciae uxoris meae  (CT n° 90, p. 67).

 

En 969, Archambaldus vicecomes qui cognominatur cama poirida et uxor sua Sulpicia... donnent deux manses dans la vicairie de Naves (CT, n. 345).

 

Vers 977, Archambaud et sa femme Sulpicie sont témoins d'un privilège accordé par Hildegaire, évêque de Limoges : Signum Archambaldi honorabilis, S. Sulpiciae uxoris suae (CU  n°31).

 

En 986, Archambaud et ses fils sont témoins d’une donation de Géraud d’Avalène et de sa femme Garsende : S. Arcambaldi vicecomitis qui cognominatus est Camba Putrida, S. Ebali et Arcambaldi filiorum ejus (CT n. 46, p. 50).

 

En septembre 988 : Giraud, pour son âme et celle d'Archambaud, vicomte, donne un manse au monastère de Tulle. Archarbaud et ses fils sont témoins de l'acte : ...S Archambaldi ; S Ebali ; S Arcambaldi... (CT n. 141, p. 89);

 

A une date qu'il reste à déterminer (993 ?) : Quo defuncto (vicecomïte de Torena) Archambaldus de Combor Gamba Putrida vocitatus et Ramnulphus Gabridellus qui singuli singulas habebant filias huius vicecomitis (CT  n° 290, p. 173).

 

Les enfants d’Arcahmbaud II et de Sulpicie sont (d’après CT n° 46) :

  • Ebles dit le vieux qui suit ;
  • Archambaud, vicomte de Turenne, décédé après 999.

 

Eble I x Béatrix :

Ebles, fils d'Archambaud et de Sulpicie, est né vers 960-970. Il apparait dans les chartes dès 986 accompagné de son père et de son frère Archambaud. En 1001, une charte porte sa signature, celle de sa femme Béatrix et de deux de ses fils. Il épouse Pétronille en secondes noces (vers 1020 ?) et disparait en 1030.

 

En mai 989, Ebles est témoin d'une vente de Rigaud de Brasac : Signum Eboli vicecomitis, S. Archambaldi fratris ejus... anno tertio régnante Rotberto rege  (CU n° 400, p. 232).

 

Archambaud, son épouse et leur fils Guillaume font un don aux moines de Saint-Pierre d'Uzerche, au mois d'avril de l'an 1001 : Ebolus et uxor mea nomine Beatrix (CU n° 475).

 

En juin 1006, Ebles, vicomte, ses fils Guillaume et Archambaud et son épouse Béatrix sont témoins d’une donation à Donzerac Ebolus vicecomes, Willelmus filius suus, Archambaldus filius suus, Beatrix uxor sua (CU n° 772).

 

A une époque indéterminée, Airaldus comptor, filii ejus Rainaldus et Rotbertus dant mansum a Mairignae. Testes Ebolus vicecomes; Beatrix uxor ejus, Guillelmus et Archambaldus filii ejus (CU n° 875).

 

Ebles et son fils Guillaume sont témoins de la donation d’une certaine dame Agnès vers 1010 (CT n° 533).

 

A une date indéterminée, Ebles, vicomte, fils d’Archambaud le Vieux, et sa femme Pétronille donnent des borderies à Beaumont, avec l’accord de leurs fils Archambaud et Guillaume (CT n° 152).

 

Vers 1030, Ebles et ses fils sont témoins d'une charte de donation de la villa Trasmon aux moines d'Uzerche par Emelde  : Eboli vicecomitis, Willelmi filii sui, Archambaldi filii sui, Geraldi filii sui (CU n° 489).

 

En 1030, Ebles et sa femme Petronille donnent l’église de Beaumont avec leur fils Guillaume, Archambaud, Ebles et Robert  : Ebolus vicecomes et uxor mea Petronilla...  Guillelmus filius ejus, Archambaldus filius ejus, Ebolus filius ejus, Rotbertus filius ejus (CU n° 441).

 

Ebles s’est respectivement marié à Béatrix et Petronille. Ses enfants, qui ne sont peut-être pas tous de Béatrix, sont :

  • Archambaud III qui suit ;
  • Ebles décédé après 1030 ;
  • Guillaume, vicomte de Turenne ;
  • Robert qui aurait été assassiné par son frère Archambaud d’après Geoffroy de Vigeois ; Cette affirmation semble infirmée par la présence de Robert à la charte de donation de son père en 1030 ;
  • Giraud qui apparait avec son père et ses frères dans la charte d'Uzerche n° 489.

 

La famille de Béatrix :

Bernard, écôlatre d'Angers, dans son livre des Miracles de sainte Foi de Conques en Rouergue [25] écrit dans la période 1010 - 1020, parle d'Oebolus, seigneur du château de Turenne en Limousin, et de sa femme Béatrix, sœur de Richard duc de Normandie, séparée par divorce (liber secundis VI p 109 à 111). D'après G de Vigeois, Béatrix de Normandie aurait épousé Archambaud, mais le moine s'est trompé. C'est Ebles I qui a épousé Béatrix, probablement au tournant de l'an mil. Plusieurs chartes du cartulaire d'Uzerche l'attestent.

 

Guillaume de Jumièges [26] rapporte que le duc Richard a eu deux filles de concubines qu'il ne nomme pas. Pour Thierry le Hête [27] p 79, Béatrix est la fille de Richard I de Normandie et de Gunnor. Après son divorce, elle revient en Normandie et devient abbesse de Montivilliers, ce dont doute Paul Leportier [28]. Si l'abbesse de Montivilliers est bien la première épouse d'Ebles de Comborn, elle demande à son petit neveu Robert de confirmer à l'abbaye les propriétés et les privilèges concédés par lui et son père en 1035 [29]. Elle serait décédée en 1065 ce qui est relativement imcompatible avec un mariage autour de l'an 1000. Il est à noter que Thierry Stasser [30] semble accepter l'idée que Béatrix, femme d'Ebles de Comborn, soit fille de Richard I, duc de Normandie.

 

Ebles répudie Béatrix et se remarie avec Pétronille (de famille non connue), laquelle donne avec lui, en 1030, au monastère de Saint-Pierre d'Uzerche, l'église de Belmont et toutes ses dépendances.

 

Ebles est mort peu après 1030, ayant été blessé dans un combat particulier contre Guitard de la Roche. Il est enterré dans l’abbaye de Tulle comme ses ancêtres.

 

Archambaud III x Rodberge :
Archambaud III, second fils d'Eble, hérite de la vicomté de Comborn. Il succéde à son père après 1030 et meurt sur un champ de bataille avant 1059.

 

Sa femme Rotberge qui, suivant Geoffroi de Vigeois, appartient à la maison de Rochechouart, est attestée avec lui vers 1030 et 1037 et, après la mort d'Archambaud, dans plusieurs actes de ses fils jusqu'en 1088.

 

En 1020, Archambaud donne plusieurs manses aux moines du monastère d'Uzerche : Testes Ebolus et Archambaldus filii ejus, Frotérius, Rogerius, Constantinus, Donadeus, Asterius Signum Archambaldi vicecomitis. S. Eboli fratris sui, Rotberti fratris sui, Rotb[ganœï] uxoris ejus, Archambaldi filii sui, Eboli fratris ejus, Ricardiab[bâtis] (CU n°461).

 

Vers 1030, Archambaldi vicecomitis réclame un serf à l'abbaye d'Uzerche. La charte est signé par : Eboli fratris sui, Rotberti fratris sui, Rotbergæ uxoris eius, Archambaldi filii sui… (CU n° 452).

 

Vers 1037, don de Rodberge au monastère d'Uzerche : Rotberga vicecomitissa, tempore Petri de Porcaria ; donationem ejus perhibuit Archambaldus vincomes (CU n° 496).

 

En 1048 : Archambaud est témoin d'une donation à l'abbaye d'Uzerche d'Aalberge à la mémoires des disparus de sa famille  : Arcambaldus vicecomes » (CU n° 460 et n° 842).

 

En 1059, Archambaud donne plusieurs manses au monastère d'Uzerche. Sa femme Rodberge et ses fils Ebles et Bernard sont témoins de la donation : Testes hujus rei Ebolus vicecomes et Bernardus frater ejus, Rotberga mater eorum, Ebolus filius ejus, Petrus de Rofiniac, et Hugo frater ejus (CU n° 466).

 

Avant avril 1059, donation des enfants d'Archambaud III, après sa mort à l'abbaye de Tulle : Ego Archambaldus et frater meus Ebalus el mater nostra nomine Rotberga... pro anima patris nostri Archambaldi qui gladio corruit... Aenrico rege (1031-60)... S. vicecomitum de Comborn Archambaldi, Ebali et Bernardi et Rotbergae matris eorum » (CT n° 399).

 

En avril 1059 : Carta absolutionis Archambaldi vicecomitis, Eboli et Bernardi fratrum ejus, quorum pater Archambaldus... Constantinus abbas... (CU n° 310).

 

Le 7 janvier 1068, donation de Rodberge, femme d'Archambaud, à l'abbaye d'Uzerche : Ego in Dei nomine, Rotberga vicecomitissa, uxor Arcambaldi vicecomitis, cum filiis meis Arcambaldo et Ebolo atque Bernardo, do quendam alodum meum Deo et S. Petro Usercensi et monachis ibidem habitantibus....Testes sunt domnus Geraldus (abbas), Alaaldus monachus, Petrus presbyter, Guillelmus Rofinac, Rotgerius de Corpso, Rotberga vicecomitissa et filii ejus Arcambaldus, Ebolus et Bernardus, qui hoc donum fecerunt.... (CU n° 464).
 

 

Les enfants d'Archambaud et de Rotberge sont :

  • Archambaud, vicomte de Comborn, marié à Ermengarde, dont Eble II, Béatrix et Guillaume, abbé de Marmoutier entre 1101 et 1124. Le 3 février 1085 Archambaud, vicomte, fait don de l'église de Maismac à Uzerche, avec le consentement de sa mère Rotberga, d'Ermengarde sa femme, son frère Bernard et son fils Ebles mais il exclut son frère Ebles qui refuse son consentement  (CU n° 46 ?).
  • Ebles qui reçoit la seigneurie de Vantadour ; Il est marié à Almodie et il est père d’Archambaud et de Ebles (moine de Saint-Martin). Il fait un don à l’abbaye de Tulle entre 1072 et 1074 (CT n° 592) ;
  • Bernard qui suit. Il usurpe le titre de vicomte à son neveu Ebles ;
  • Unia, femme de Rigaud de Carboneiras (1070) ;
  • Agnès, femme de Peire de Bre (CV [31] n° CXIIl). Elle fait une donation vers 1071 à l’abbaye d’Uzerche (CU n° 448 et 572).

Rodberge est fille d’Aymeric de Rochechouart, petite fille d'Aymeric Ostafranc, fondateur de cette tige et frère cadet d'Hildegaire, vicomte de Limoges.

 

En 1088, Rotberge, vicomtesse qui apparait pour la dernière fois dans la documentation, et son fils Bernard donnent des terres à l’abbaye de Tulle (CT n° 260).

 

De Bernard à Guy
Bernard profite de la mort prématurée de son frère pour s'approprier le titre de vicomte et le transmettre à son fils. Puis de Bernard à Guy, pendant deux siècles et sept générations, le titre est transmis à l’ainé des fils.

 

Les dernières générations semblent moins bien connues que celles qui les précèdent. De plus, nous n'avons pas eu en mains les cartulaires des abbayes que la famille de Comborn privilégie (Vigeois, Obazine [32], Dalon [33], Glandiers [34])... Nous nous sommes contentés des auteurs classiques (Nadaud, Moréri [35]...), en attendant mieux...

 

Bernard x Garcille de Courson :
Bernard de Comborn est probablement né vers 1040 et décédé en 1123. Il ravit le titre de vicomte à son neveu Eble II. Sa première femme, Garcille de Courson, fille d’Hugues Garcia et d’Aymée de Barmont lui donne trois enfants avant que ne lui succède Pétronille de la Tour.

 

Site du castelet de Comborn (photo Michel Dasse)

 

Sur son lit de mort, Archambaud IV confie son fils et héritier, Ebles II, à son frère Bernard mais, à la majorité du neveu, les relations entre les deux hommes se dégradent et une véritable guerre de succession se déclare.

 

D’après Geoffroy de Vigeois, le jeune homme, furieux de se voir refuser le titre de vicomte par son oncle, viole publiquement Garcille, épouse de son tuteur. Il pense qu’en déshonorant sa tante, il déstabiliserait suffisamment l’usurpateur pour l’éliminer mais il se trompe et Bernard venge son honneur et celui de sa femme en se débarrassant purement et simplement de son neveu.

 

Il semblerait qu’en marge de cet épisode qui a eu lieu dans la première décénnie du XIIe siècle, Garcille ait demandé à entrer au couvent, libérant ainsi son mari qui, selon les lois en vigueur à cette époque, peut envisager un remariage. En effet, plusieurs chartes relatives à Bernard font écho du meurtre de son neveu et de sa seconde épouse dénommée Pétronille.

 

En 1092, Bernard s’intitule vicomte et donne à son neveu Guillaume, abbé de Tulle, un manse à Seilhac (CT n° 139).

 

En 1094, Ebolus vicecomes, Aalmodis uxor eius, filii Archambaldus et Ebolus, Geraldo abbate, Bernardus vicecomes frater predicti Eboli sont nommés dans une charte du cartulaire d'Uzerche (CU n° 448).

 

En 1096 et 1100, donation du manse d’Objat par Bernard, vicomte, à l’abbaye de Saint-Etienne de Limoges (CSEL n° LXII).

 

Confirmation, vers 1100, par Bernard, vicomte, de la donation d'Archambaud, vicomte, du manse de Lampeanges à l’abbaye de Saint Etienne de Limoges  (CSEL n° LXIV).

 

Bernard et son fils Archambaud contribuent par leurs libéralités à la restauration du monastère de Tulle. Ils donnent, à cet effet, le 28 décembre 1103, le manse d'Orbaniac (CT n° 247).

En 1105, Bernard I, vicomte, donne la chapelle du château de Comborn aux moines de Vigeois, avec l’accord de son fils Archambaud V et celui de ses vassaux (CV n° 245).

 

Entre 1107 et 1108, don expiatoire de Vitrac et de Chamboulive, en rédemption par Bernard, vicomte, pour les âmes de son père Archambaud, de son frère Archambaud père du vicomte Ebles, son neveu, que Bernard a assassiné (CU n° 478).

 

Entre 1110 et 1119 : Cunctorum presentium hoc sit omnibus notum subsequentium Bernardus vicecomes misit in pignore domno Petro abbate (1100-1110) totum quod habebat in villa de Murat pro LX solidis. Postea vero in manu domni Rainaldi abbatis (1111-1124) ipse Bernardus et Archambaldus filius ejus propter Bosonen laden doderunt Deo et Beato Petro vosiensi totum quod abebant in hac terra de Murat... (CV n° CCIII)

 

Après 1111, Bernard donne aux moines de Vigeois le manse de Blaisac. Après lui, son fils Archambaud confirme la donation : Bernardus vicecomes dédit Deo et Beato Petro Vosiensi et monachis mansum de Blaisac... in manu domni Rainaldi abbatis... Postea Archambaldus vicecomes filius ipsius Bernardi concessit donum quod pater suus fecerat de isto manso de Blaizac (CV d’après Stronski).

 

En 1112, Bernard, vicomte de Comborn et sa femme Petronille de la Tour donnent pour la rédemption de l’âme de ses parents, de son fils Archambaud, vicomte, un manse dans la paroisse de Sancto Gallo (Saint Jal) … (CT n° 318).

 

En 1116/1117, Bernardus vicecomes et Archenbaldus filius meus donne boscum qui Amanzenas nominatur pour le salut de leurs âmes à l'abbaye de Cluny et au prieuré de Ventadour (CLU V n° 3924) mais l’abbaye Saint-Pierre d’Uzerche en revendique la propriété qui lui aurait été donné par le comte Eudes de la Marche [36].

 

Entre 1111 et 1126, accord entre les moines de Tulle et les chevaliers de Nedde, sous les auspices de l’évêque Eustorge, du vicomte Bernard de Comborn et d’Hélie de Tulle (CT n° 92).

 

Le 18 mai 1119, Bernard, vicomte, sur le point de partir pour Jérusalem, avec son fils Archambaud, donne 5 manses à l’abbaye de Tulle (CT n° 140 et ci-contre).

 

Les enfants de Bernard et de Gracille sont :

  • Archambaud, qui suit;
  • Hélie de Comborn, vicomte, qui donne à Saint-Martin de Tulle la moitié de la borderie de La Chenal pour l'âme d'Aimeric, fils d'Etienne de Rofinac, son cousin, qui a été tué pour son service ;
  • Béatrix  mentionnée dans un acte du 23 mai 1129 (CU n° 705).

 

Vers 1126, sans doute un peu avant, Bernard et son fils Archambaldus et [sa fille] Béatrice donnent à Dieu et Saint-Pierre, la moitié d’un manse : Bernardus vicecomes et Archmbaldus vicecomes filius ejus dederunt Deo et S. Petro, cum Beatrice dimidium mansum qui vocatur de Couiac (CSEL n° 482).

 

Bernard serait mort vers 1123.

 

Archambaud V le Barbu :
Archambaud le Barbu est né vers 1060 et mort en 1137. Il apparait dès 1103 en compagnie de son père Bernard. Il épouse  Humberge dite Brunissende de Limoges, fille unique du vicomte Adhémar III qui lui apporte la vicomté de Limoges.

 

Entre 1119 et 1124, Archambaud et sa femme Brunissende donne un manse nommé Grimal pour l’âme de son père Bernard (CV n° CCXXXIII).

 

En 1125, Archambaud fait construire le château de Blanchefort sur le territoire de Saint-Pierre d’Uzerche comme il est rapporté dans une ancienne histoire de ce monastère qui se trouve dans son cartulaire.

 

L’abbaye d’Oberzine est fondée en 1127 avec l’appuie de la famille de Comborn. L'évêque de Limoges, Eustorge, permet la construction d'un monastère sur des terres octroyées par le vicomte Archambaud.

 

Le 23 mai 1129, Archambaldus vicecomes confirme à l'abbaye d'Uzerche la donation de mater sua Ermengardis (CU n° 705).

 

Entre 1119 et 1140, Archambaud, fils de Bernard, concède le manse de Blaisac aux moines de Vigeois (CV n° CLXXXIV)

 

A une date indéterminée : Ego Ademarus Lemovicensis vicecomes et ego Archambaldus vicecomes de Comborn et ego Brunicens uxor ejus e1 tilia supradicti Ademari » (CD d'après Stronski).

 

En 1138, Archambaud est témoin d'une donation de son beau-père Adhémar de Limoges à l'abbaye de Cluny : Ego Ademarus vicecomes Lemovicensis... in manu Philippi prioris Ventedorensis... et in présenta totius conventus cum se ipso ol)tulit... testes... Archimbaldus vicecomes et uxor ejus lilia praedicti vicecomitis (CLU  V  n° 4059).

 

A une date indéterminée, vers 1147, Archambaud parait avec son fils Adhémar et son cousin, Ebles, vicomte de Ventadour dans une charte du cartulaire d'Uzerche  : Archambaldo vicecomite et Ebolo vicecomite [de Ventadorn] et Ademaro filio Archambaldi (CU n° 812).

 

En 1121, Archambaud, vicomte, fils de Bernard, donne au monastère de Tulle un manse à Chamboulive  (CT n° 320).

 

Entre 1138 et 1148, Ademarus vicecomes et Archembaldus pater eius sont témoins d'une charte dans laquelle vicecomitibus Ademaro…et Guidone fratre eius confirment la donation d'une propriété mansi Comborn à Notre-Dame de Dalon par Petrus de Montlavini (CD n° 1062).

 

La famille de Brunissende :
Brunissende est l’unique héritière d’Adhémar, vicomte de Limoges, et d'une fille de Guillaume V Taillefer, comte d'Angoulême. Adhémar est décédé après 1139 après avoir pris l’habit religieux de Cluny.

 

Les vicomtes de Limoges ont à leur tête Audebert/Hildebert, peut-être fils d’un Foucher, qualifié de fidèle de Charles le Chauve en 975, marié à Adaltrude, sœur de Saint Giraud d’Aurillac, puis à Déda, probablement une adhémaride, l'abbesse de la Règle vers 950 ou une de ses proches parentes.

 

Hildegaire, son fils,  porte le titre de vicomte dès 884 (date rapportée à 923/4 par C. Settipani) et on le retrouve, plus d’un demi-siècle plus tard en 943 (R de Lasterye).

 

La suite des vicomtes de Limoges est rapportée par Delhorme et Rémy et résumée dans le tableau ci contre. Cette liste porte encore à discussion, surtout pour les premiers degrés. Comme pour les Turenne et les Comborn, il y a des différences parfois importantes entre les études.

 

De nombreux enfants sont nés d’Archambaud et de Brunissende :

  • Adhémar, vicomte de Limoges, à la suite de son grand-père ;
  • Guy, aussi vicomte de Limoges, mort à Antioche en 1147, marié à Marquise de la Marche (Nadaud) ;
  • Archambaud qui suit ;
  • Hélie x Rodberge de Peyrac. Vers 1153, il fait un don à l’abbaye de Tulle (CT n° 248) ;
  • Bernard, doyen de Saint Yrieix en Limousin en 1171 et 1188 ;
  • Millesende femme d’Hugues de Chalon ;
  • Béatrix épouse de Gaucelme de Pierrebuffière puis d’Hélie Flamenc ;
  • Almodie x Olivier de Lastours ;
  • Hélène épouse de Bertrand de Cardaillac (elle n'est pas proposée par Bernadette Barrière) ;
  • Marie, abbesse de La Règle à Limoges ;
  • Pierre assalit (Cart. Uzerche, n° 989, p. 397).

Archambaud le Barbu est mort après 1147.

 

Archambaud VI x Jordane :

Vers 1147, Archambaud, vicomte, donne des vignes à Allassac et une rente à Blanchefort au monastère d’Uzerche. Son fils Archambaud est témoin. (CU n° 492).

 

Archambaud donne en 1159, la terre de Chadabec à l’abbaye d’Obazine (Nadaud).

 

En 1170 : Archambaldus vicecomes Combornensis el Helyas filius ejus fecerunl fiduciam... anno ab inc. Dni MCLXXVI (CO fol. 135).

 

Vers 1174, Archambaud fait arracher les yeux à Gilbert de Malemort parce ce qu’il avait fait faire un habit de différentes couleurs. Il punit de même Adhémar et fait tuer Pierre, frères de Gilbert, après qu’ils aient pillé ses terres avec une bande de brigand (Nadaud).

 

En 1178, Archambaud, vicomte de Comborn, et sa femme Jeanne (en fait Jordane) et leur fils Archambaud exemptent le monastère de Dalon de toutes taxes sur leurs terres. (CD n° 743).

 

En 1178, lettres de Raymond II,  vicomte de Turenne, par lesquelles il permet un duel solennel en l’Isle de Beaulieu, dans son vicomté de Turenne, entre Hugues de Saint Céré, et Aimeri de Saint Céré, accusé d’avoir tué par trahison Astorg de St Céré, frère de Hugues ; auquel assistèrent Adémar, vicomte de Limoges, Archambaud, vicomte de Comborn, le vicomte de Gimel, Talleyrand, les seigneurs de Lastours, de Chabanois, de Castelnau, de Gourdon et autres [37].

 

Le Limousin est le théâtre des premiers exploits de Mercadier, un guerrier au service des Anglais. Le 13 octobre 1183, il dévaste les terres d’Archambaud qui avait eu des démêlés avec Henri Plantagenet au sujet de la tutelle du vicomte de Limoges. De plus, Archambaud était affilié aux associations qui s’étaient formées en Auvergne contre les routiers. C’était plus qu’il n’en fallait pour s’exposer aux vengeances de Mercadier [38].

 

En 1180 : Arcambaldusvicecomes Combornensis dédit Obazinensi monasteriopro sainte anime sue et patris et matris sue et fratrum suorum bordariam de Chassanh in manu dompni Seebranni Lemovicensisepi et in manu Rolberti abbatis ejusdem monasterii... anno ab in Dom. MCLXXX... (CO fol. 100).

 

En mai 1184, Archambaud, son épouse et leur fils Archambaud accordent les mêmes privilèges à l’abbaye de Bonlieu qu’à celle de Dalon (Nadaud) ...Ego Archambaldus vicecomes de Comborn et ego Jordana uxor ejus damuset concedimus Deo et beatae Mariae et fratribus Boni Loci... Factum est hoc apud castrumde Pompedorsanno ab in. Dni millesimo centesimo octuagesimo quarto, octavoldus mai; in manu Johannis abbatis. Testes sunt Willelmus abbas Vosiensis...(CB d'après Stronski).

 

En 1187, Archambaud de comborn abandonne aux religieux d’Obazine les redevances qu’il possède sur plusieurs manses pour la nourriture de ses chiens et de ses juments [39]

 

Jordane, fille de Boson du Périgord a donné à Archambaud 9 enfants (dont six filles) qui sont arrivés à l’age adulte, dont :

  • Archambaud qui suit ;
  • Hélie mort après 1179 (CD n° 744 ) qui confirme une donation de ses parents x Comptors de Turenne ;
  • Pierre religieux ;
  • Assalide x Guy d'Aubusson fils de Rainaud ;
  • Clara x Pierre-Bernard de la Percherie ;
  • Delphine x Raoul d'Escourailles ;
  • Garcille x Bertrand de Malemort ;
  • Pétronille x Gausbert de Malemort ;
  • Huguette (?) x Robert Dauphin d'Auvergne. Une des filles d'Archambaud et Jordane n'est pas connue. Or, le père Anselme [40] rattache Huguette, dame de Chamalières, à cette fratrie. A. de Remacle (T 1 p 116) l'a suivi mais c'est fort douteux... (voir H&G n° 140 p 279).

 

Archambaud x Guicharde de Beaujeu :
Dès 1178, Archambaud apparait avec ses père et mère pour octroyer une immunité de droits sur leurs terres à abbaye de Dalon (Moréri).

 

D'après Geoffroy de Vigeois, le mariage d’Archambaud et de Guicharde a eu lieu en 1184 et selon le Moréri, Guicharde est la fille d'Hugues de Beaujeu. En fait, elle est la cousine de Guichard de Beaujeu qui fait son testament le 18 septembre 1216 (Stronski). Elle ne peut donc être que la fille d'un oncle paternel de Guichard qui en avait deux : Guichard ou Hugues. le troubadour Betran de Born n'aurait pas été insensible aux charmes de Guicharde (S. Stronski).

 

En 1187 : Archambaldus vicecomes Combornensis et Assaliz frater ejus... pro anima patris sui... praedictus Archambaldus vicecomes et A. frater ejus... concesserunt supradicti Archambaldus videlicet vicecomes et A. frater ejus quidquid pater eorum sive avus olim dederant (CO fol. 193).

 

Le 8 janvier1196, Archambaud fait un don à l'abbaye de Dalon, pour son âme et celles de ses parents : Ego Archambaldus vicecomes de Comborn pro salute anime meue et omnium parentum meorum...  (CD n° 1001).

 

En 1209, Archambaud donne plusieurs métairies à l’abbaye d’Obazine.

 

Archambaud fonde, le jour de Saint Martial de l’année 1219, le monastère de Glandiers, de l’ordre des chartreux entre le château de Comborn et celui de Pompadour.

 

En 1220 Archambaudus vicecomes de Comborn omnibus lias litteras inspecturis salutem... vocavimus et vocare fecimus
fratres ordinis Cartusrensis in terrain nostram... donnvinms... has autem donationes fecimus presentibus et concedentibus
filiis nostris Bernardo et Guiscbardo anno Dni MCCXX
(CG d'après Stronski. C'est l'acte de fondation de la chartreuse de Glandiers),

 

Archambaud est chevalier croisé en 1224 (Aurait-il participé à la sixième croisade ?).

 

En mars 1229, serment de fidélité fait par Archambaud, vicomte de Comborn, au roi Louis comme duc de Guyenne, à sa mère et à ses frères, par lequel il promet de les défendre contre toute sorte de personnes sauf  l'évêque de Limoges auquel il devait l'hommage (Collection Languedoc Doat site Guyenne).

 

Le vicomte de Comborn est choisi comme médiateur des arbitres de Guillaume, comte de Clermont, et de Sibille, dame de Beaujeu en 1230.

Les enfants d’Archambaud et de Guicharde (morte avant 1219) sont :

  • Bernard qui suit ;
  • Guichard marié à Marthe de la Marche, fondateur de la branche des vicomte de Treignac ;
  • Luce mariée à Pierre de Noailles ; Veuve, elle fait un don au couvent de Brive en 1253 ;
  • Guy qui est cité dans l’acte de fondation de l’abbaye de Glandiers.

Archambaud est mort en 1238.
 

Bernard II x Marguerite de Turenne :
1225 :  Arch. vic. de Combornio... noveritis quod P. Roberti miles donavit... nos et liberos nostros Beruardiim et Guiscardum testes et defensores, constituimus ; acta in monte Assayrac » (CG d'après Stronski).

 

1226 : Arch. vic. de Combornio... noveritis quod Jordana filia Archambaldi d'Ornhac... In presentia Marg. uxoris filii nostri Bernardi... MCCXXVI, V kal. aug. » (CG, p. 291 d'après Stronski);

 

D''après une notice du cartulaire de Glandiers non datée : Egregius dniis Archambaldus vie. de Combornio et B. et Guischardus filii ejus qui dederunt locum istum de Glanderio in quo site sunt vinee et dna Giscliarda uxor dicti vicecomitis et dna Margarita uxor dicti dom. B.  (CC p. 283 d'après Stonski).

 

Une charte datée d’octobre 1246 relate l’accord entre Bernardus de Comborn et Humbert V, seigneur de Beaujeu, sur les droits de Bernard in terra et baronia Bellijoci ex parte dominæ Guichardæ quondam matris nostræ accordé à Archambaldo…vicecomiti de Comborn patri nostro par dominus Guichardus de Bellojoco quondam pater ipsius Humberti ( Baluze [41] col. 549).

 

Marguerite de Turenne, fille de Boson III transige avec sa sœur en présence du roi Saint Louis (J Nadaud). C'est arrière petite fille d'Eustorgie d'Anduze.

 

Les enfants de Bernard et de Marguerite de Turenne sont :

  • Archambaud qui suit ;
  • Elie marié à Marie d’Aurillac ;
  • Gervasie, dame d’Estivals x Bertrand de Montaut.

.

Archambaud x Marie de Limoges puis Marguerite de Pons
La chronique anonyme de Saint Martial raconte Maria, sorore Guidonis, vicecomitis Lemovicensis était femme de Archambladus vicecomes Comborum. Au décès d’Archambaud en  1277, son fils Guido primogenitus suus, lui succède. Alors que son père était encore en  vie, Guy était marié à Amissiam filiam Echivati de Cabanisio puis, après sa mort à Almodiam filiam Gaufredi de Thouvaz.

 

Est né de Marie de Limoges :

  • Guy marié à Amicie de Chabanais puis, en 1277, à Almodie du Thouars. Il est le dernier vicomte de Comborn de cette lignée. Sa deuxième épouse lui donne plusieurs enfants dont deux filles survivantes, Eustachie et Marie, qui se partagent les biens de leurs parents en 1298 sous le patronage de Philippe le Bel.
  • Bernard III, qui fonde une nouvelle dynastie des vicomte de Comborn ; Marié à Blanche de Ventadour ;
  • Brunissende x Chatard, vicomte de Thiers ;

Sont nés de Marguerite de Pont

  • Archambaud qui teste en 1288 ; Il est mort avant sa mère et laisse deux filles naturelles Martenote et Marguerite
  • Gayssa ;
  • Guicharde décédée avant 327 ;
  • Agnète femme d’Aimeric de Montcocu. Elle teste en juin 1309 ;
  • Marie, moniale à Saintes ;
  • Dalmasie moniale à l’Esclache ;
  • Isabelle moniale à la Règle et prieure en 1327.

Archambaud est mort vers 1277

 

Marguerite fait un plusieurs testaments entre 1285  et 1306 alors qu’elle est déjà veuve. Le premier de ces documents  nous apprend qu’elle est la tante d’Elie, seigneur du Pont et de Montignac.

 

 

Bibliographie :

[1] Limousin médiéval: le temps des créations : occupation du sol, monde laïc Antoinette Barrière

[2] Note sur la sigillographie du bas-Limousin Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze. Bulletin de la Société scientifique historique et archéologique de la Corrèze. 1881 t 3

[3] Une descendance des seconds rois d'Austrasie, les vicomtes de Limoges : Aînés des comtes de Toulouse ou la maison de Rouergue en Limousin, avec les origines royales bourguignonnes de la famille de Saint-Guillaume Maurice 1965 Bony de Lavergne.

[4] L’aristocratie laïque au miroir des récits hagiographiques des pays d’Olt et de Dordogne (Xe-XIe siècles) 2011 Sébastien Fray

[5] La noblesse du midi carolingien 2004 Christian  Settipani

[6] la chronique de Geoffroy de Vigeois

[7] Chronique anonyme du XVIIe siècle reproduite par l’abbé Champeval dans le Bulletin archéologique et historique de Corrèze

[8] Nobiliaire de la généralité de Limoges Joseph Nadaud

[9] Didier Delhourme et Christian Rémy et dans Vicomtes et Vicomtés

[10] La légende amoureuse de Bertran de Born 1914 Stanislaw Stronski

[11] Étude sur les comtes et vicomtes de Limoges antérieurs à l'an Mil 1874 Robert de Lasterye

[12] Etudes sur les origines des comtes de Turenne, Comborn, qui en descendent Essai généalogique 1968 Cosgnac

[13] Cartulaire de Tulle 1903 J.B. Champeval

[14] Cartulaire d’Uzerche 1901 J.B. Champeval

[15] Cartulaire de saint-Etienne de Limoges désormais CSEL

[16] Cartulaire de Beaulieu désormais CB

[17] Site MedLands Limousin

[18] Recueil des chartes de Cluny désormais CLU t I Auguste Bernard

[19] Héraldique & Généaogie désormais H & G

[20] Dictionnaire généalogique Familles d’Auvergne t I 1995 A de Remacle

[21] Les comtes palatins de Bourgogne T Le Hête 1995

[22] Nouvelle histoire généalogique de l’auguste maison de France t IV 1987 P Van Kerbrouck

[23] Les origines de la vicomté de Turenne 1966 Jacques Boussard dans Mélanges René Croizet

[24] Les comtes du Quercy  F Aubel dans Annales du Midi 1997

[25] Les miracles de Sainte-Foy Bernard d'Angers

[26] Histoire des ducs de Normandie Guillaume de Jumiège

[27] Les ducs de Normandie et leur descendance agnatique Xe - XVIIIe siècle 2011 T le Hête

[28] Paul Leportier H 1 G n° 195 p 167

[29]  Recueil des actes des ducs de Normandie de 911 à 1066 Marie Fauroux complété d'un index rerum par Lucien Musset. Caen, Société d'impressions Caron, 1961

[30] Mathilde, fille du Comte Richard ». Essai d'identification 1990 Thierry Stasser dans Annales de Normandie, 40e année n°1

[31] Cartulaire de Vigeois désormais CV 1907 H de Montégut

[32] Cartulaire d'Obazine désormais CO

[33] Cartulaire de Dalon (ou de Bonlieu) désormais CD

[34] Cartulaire de Glandiers désormais CG

[35] Le grand distionnaire historique III 1759 Moréri

[36] Les jugements du légat Gérard d’Angoulême en Poitou au début du XIIe siècle Kumaoka Soline dans Bibliothèque de l'école des chartes. 1997, tome 155

[37] Fonds Périgord - Tome 77 Lespine Chartes du Périgord (360-1206) sur le site Guyenne

[38] Mercadier. Les Routiers au treizième siècle  M. H. Géraud  BEC t 3

[39] Notice sur l’abbaye cistercienne d’Obazine1890 Louis Guibert

[40] Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France 1733 Père Anselme VIII p 50

[41] Appendix Actorum Veterum 1717 Baluze 

Commentaires

Une précision Note N° 17

Je voudrais faire une précision sur votre note N° 17 concernant le site MedLands.

Les origines des Comborn :
Les origines d’Archambaud « Camba Putrida » sont strictement inconnues. Joseph Nadon prétendait qu’il était probablement fils d’Hugues du Quercy (descendant des comtes de Toulouse) mais il n’en a pas donné la moindre preuve. Cette thèse est reprise sur le site MedLands [17]. Les médiévistes modernes s’accordent aujourd’hui pour reconnaître que son père se nommait Archambaud comme lui.

Charles Cawley ne "reprend" pas la thèse.

ARCHAMBAUD "Camba-Putrida/Jambe-Pourrie", son of [HUGUES de Rouergue Sire de Quercy & his wife ---]

Les parenthèses carrées dans les documents de MedLands indiquent une thèse sans preuve de source primaire.

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