Les échos du site

Nous complétons et nous corrigeons le fichier « Notariat de Savines (05) » par la lecture des minutes de Mtre Jouve, en ligne sur le site des archives départementales des Hautes-Alpes.

Dernières minutes

Les informations sur les Feraud de Thorame qui nous sont parvenues sont rares et donnent peu de liens de parenté directement attestés mais c'est sans doute pour cette raison qu’il est intéressant de s’y arrêter. Les historiens et les érudits n’ont pas mis en lumière l’importance de cette famille bien qu’ils soient à peu près tous d’accords pour convenir qu’un rameau des Feraud est à l’origine de la dynastie des Glandevès. Certains auteurs pensent que cette famille méconnue a donné un troubadour à la Provence, Raymond Feraud, qui a écrit, entre autres, une vie de Saint-Honorat. Il était présent à la cour de Marie de Hongrie et on dit de lui qu’il a défrayé la chronique par ces aventures avec Alayette d’Agoult-Curban, présidente d’une cour d’amour [1] .

Le mariage d'Anselme Balb, souche des Glandevès, avec une héritière des Feraud de Thorame Basse vers 1220 motive notre réflexion...

 

Les origines :

Les Feraud sont issus de la nébuleuse des anciens seigneurs de la région d’Apt. JP Poly [2] les énumère dans La Provence et la société féodale : les plus puissants sont les Castellane, qui sont en Provence depuis la fin du neuvième siècle et leurs alliés, les Lacoste. Leurs alleux comprennent deux groupes de domaines : Saint Saturnin, Roussillon, Bonnieux, La Coste dans le comté d’Apt et l’autre au comté de Glandevès autour de Salagriffon. Le pouvoir qu’ils exercent dans les hautes vallées alpines, au nord de leur alleu oriental est peut-être moins ancien et pourrait provenir d’une main mise lors du repeuplement qui suivit l’expulsion des Sarrazins. Quoi qu’il en soit, au onzième siècle, ils sont seigneurs des vallées de la Tinée, de Blore, du Haut Var et de Thorame, tout cela représente plus d’une trentaine de villae en alleu. Ils ont en outre, les domaines de Saint Victor autour de Castellane et ceux de l’église d’Apt. Ils ont enfin ce qu’il reste des deux cités épiscopales de Senez et Glandevès. Le premier ancêtre connu est Griffon, mari de Teugarde en 905 et 908.

Nous n'avons pas d'information précise sur la façon dont ont été acquis ces immenses domaines : donations des comtes de Provence, rapines sur une ancienne noblesse gallo-romaine, conquêtes, héritages par une habile politique matrimoniale... Commençons cette étude par Renouard qui vivait autour de l’an mille.
 
Renouard :
Il semble que son père soit Rotbert époux d'Ayburga frère de Garac/Varacon Lacoste marié à Aremberte. C'est en tout cas la thèse que défend Eliana Magnani [3]. En 976, Rotbert et Garac ont obtenu de l’évêque d’Apt la précaire du castrum de Saignon (CA n° 26  [4]). Vers 980, Ratbert, sa femme Aylburga et leur fils Raynouard… L’acte est signé par Aremberte (CA n° 125).
 
Renouard Lacoste et son épouse Béatrix possèdent des biens dans la région d’Apt mais aussi enTinée, et plus précisément à la Roque Estéron[5].
Son épouse Béatrix est signalée à plusieurs reprises. 1041, vente par Renouard et sa femme Béatrix à Autran, prêtre, d’une vigne… témoin : Faraldus fils de Faraldus (CA n° 40).
 
Il serait très instructif de savoir si Farald doit être considéré comme une évolution linguistique de Garac ou si les deux termes n'ont aucune racine commune. Nous pourrions alors supposer que le signataire de cette charte appartient à la famille de Renouard ou à celle de Béatrice.
Nous apprenons le nom des enfants de Renouard et de son épouse grâce à une autre charte du cartulaire d’Apt : Vers 1042, don, par Béartix, ses fils Pierre, Rostang, Eldebert et Bermondet et sa fille Aicelena d’une terre près de l’abbaye Saint-Pierre de Tourrettes…(CA n° 44).
 
Rostaing Renouard :
Second fils de Renouard, il offre à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille trois églises à Thorame et les terres qui les entourent : …Nos quidam Rostagnus, filius Rainardi, et uxor mea Adalaiz, et filii nostri Faraldus et Willemus necnon et Petrus…(CSV [6] n° 764).
 
Vers 1060, Rostaing donne à St Pons de Nice des biens qu’il possède à St Martin de Vésubie (CS [7] n° 9) et à l’église de Saint Dalmas du Val de Bloure une partie des pâturages du château d’Aspremont (Bibliothéque Royale, Mss., Miscellanea di storia Patria, vol. 57 et document XI). Le fait que Rostaing soit seigneur d’Aspremont permet de subodorer une alliance avec les seigneurs de Nice mais nous savons aussi, d'après Caïs de Pierlas (p 27), que le grand-père de Rostaing (aussi prénommé Rostaing) est celui qui donne certains biens situés à Thorame en 1009 (CSV n° 772). Pour que le schéma familial colle avec les données en notre possession, il faudrait donc qu'il s'agisse de son aieul maternel.
Résumons : Les Lacoste détiennent des biens dans la région d'Apt et en Tinée (peut-être apportés dans Ayburga, d'origine inconnue); Béatrix apporte une part de Thorame Basse et Adélaïde son patrimoine d'Aspremont.
 
Enfin, en 1067, Rostaing, sa femme Adalaiz, et ses trois fils Feraud, Guillaume et Pierre rendent à l’église de Notre Dame de Cimiez et de Nice ce qu’il lui a enlevé injustement (CN [8] n° 9). 
Les chartes évoquées ci-dessus donnent des assurances sur les liens familiaux des seigneurs de Thorame sur trois générations, soit pour la période s’étalant de 950 à 1080.
 
 
Les seigneurs de Thorame :
À Farald, l’ainé, échoie les biens à Thorame. La plupart des historiens, derrière Caïs du Pierlas, adhère à cette thèse. Ses cadets se sont peut-être partagés leurs possessions les plus orientales (Louis Bueil 1953 Nice Historique). 
 
Farald :
Il apparaît avec ses parents en 1056 et 1067. En admettant qu’il soit né dans la décennie 1030-1040 et que le mariage de sa descendante avec Anselme Balb, première génération reconnue des Glandevès ait été célébré vers 1220, il faut insérer quatre générations entre ces deux extrêmes, en considérant qu’une trentaine d’années séparent chaque génération.
 
Entre 1066 et 1079, Farald usurpe des biens à Saint-Victor qu’il restitue finalement à l’abbaye (CISV [9] n° 62).
 
Nous ne connaissons avec certitude aucun des enfants de Farald et nous sommes donc obligés d’entrer dans le domaine des supputations. Nous sommes guidés par l’anthroponyme Feraud qui devient la marque de ces seigneurs.
 
Guillaume Feraud :
L’abbé Féraud (Ref ?) cite une charte où Guillaume Feraud, seigneur de Thorame paraît, avec ses enfants, Raimond, Hugues et Foulque pour la constitution de dot de sa fille Alasie mariée à Anselme Cornut, seigneur de Champoursin, faite au château de Thorame le 16 octobre 1127.
 
Raymond, Hugues et Foulque Feraud :
Les trois frères signent la charte n° 972 du cartulaire de Saint-Victor en 1123. D'autre part, le premier juillet 1127, Hugues apparaît en tant que témoin à un achat de l’église St Barthélémy à Paleyson par le templier Guillaume de Poitiers pour la donner à l’abbaye Saint-Victor (CSV n° 1102).
 
Guillaume Feraud :
Fils d’un des trois frères, sans doute l’aîné Raymond. Il est signalé par Papon [10] en 1174 qui nous rapporte qu’il exigeait de ses vassaux qu’ils montent la garde devant son château (p 340). La même année, il concède et restitue à Saint-Victor un certain nombre de droits seigneuriaux (CSV n° 1018 et 1022).
 
Foulques de Thorame, évêque de Marseille (1170-1188), pourrait appartenir à cette génération, à moins qu’il ne s’agisse de l’oncle de Guillaume déjà cité.
 
Augustin Carlone cite un Otbert de Thorame, ecclésiastique, qui assiste à la confirmation de privilèges à l’abbaye de Sénanque en 1149.
 
Dessein du sceau de l'évêque Foulque [11]

 

(Guillaume Feraud):

Cette génération née vers 1150 ne semble pas avoir laissée de trace dans la littérature à notre disposition. L’anthroponyme Guillaume est probablement imposé à l’aîné des garçons, tradition qui se perpétue sur plus d’un siècle.

Nous apprenons par l'enquête de 1247 que Geoffroy Balb, des seigneurs de Puget-Theiniers et Feraud de Thorame sont cousins, sans connaitre le degrés de la parenté. En effet, dans les années 1250, Faraud de Thorame partage la seigneurie majeure de Saint-Martin d’Entraunes avec son cousin  Gaufred Balb [12]. ce dernier est le fils de Geoffroy et d'Agnès de Castellane, dame de Tartonne et des deux Thorame, et le petit-fils de Boniface et d'Orable de Fabrègues comme la nomme M. Aurell à la page 179 [13].

Nous savons que ces familles sont d'origine commune mais nous pourrions nous interroger aussi sur la famille d'Orable ? Ce prénom semble peu usité en Provence et ne donne aucune indication sur l'identité de l'épouse de Boniface. Et si elle était responsable de la parenté entre les Balb et les Thorame ? Ce n'est qu'une hypothèse parmi beaucoup d'autres possibles et nous posons la question...

Le 7 août 1174, Guillaume Feraud cède des doits à Saint-Victor en 1174 (CSV n° 1018). Il pourrait aussi s’agir de son père. Le manque de précision de la charte ne nous permet pas de trancher.
 
Guillaume Feraud :
Enfin, en 1223, Guillaume Feraud, fils du précédent, se sentant atteint d’une maladie incurable, prend l’habit monastique et confit ses filles à l’évêque de Digne ...Hanc donationem coram L. , Dei gratia dignensi episcopo, facio, et in cujus custodiam et R de Bello Joco terran meam et filiarum mearum tutelam dimitto...(CSV n° 1019). Il est confortable de supposer que c’est une de ses filles qui épouse, vers 1240, Anselme Balb.
 
R. de Beaujeu ne serait-il pas un proche parent Guillaume Feraud ? En 1242, une Roais de Beaujeu est (encore) présente à Thorame-Basse, en discussion avec le prieur de Sainte-Marie du lieu (CSV n° 1021).
 
 
Les descendants des Feraud :
L’anthroponyme « Guillaume Feraud » passe dans la famille de Glandevès et laisse supposer que la branche aînée disparaît au début du treizième siècle (L’un des fils d’Anselme Balb se nomme Guillaume Feraud. Il est seigneur de Thorame, vend le Thouet à Charles, comte de Provence, le 19 août 1305 (ABDR B 248 [14]) et devient Viguier de Marseille en 1306). En effet, au cours d’une enquête sur les chevauchées comtales dans la bailli de Puget-Théniers apparaît Boniface de Glandevès ainsi que ses neveux Guillaume Faraud de Thorame et Guillaume Faraud de la Garde.
 
Au milieu de treizième siècle, Faraud de Thorame partage la seigneurie majeure de Saint Martin d’Entraunes avec son cousin Gaufroy Balb. L’enquête comtale de 1282 sur Entraunes et Saint-Martin d’Entraunes permet de connaître les enfants de ce Feraud (Raybaud de Piegut, Raymond, Geoffroy, Faraude, Raymonde…). Ce rameau a perdu le prénom Guillaume justifiant ainsi qu’il s’agit d’une branche cadette de cette famille. Certains coseigneurs de Thorame au quatorzième siècle descendent de ce Feraud et de ses enfants.
 
En 1327 (complété par un document en 1347), hommages et reconnaissances des habitants de Thorame à leurs coseigneurs qui sont Pons de Soleillas, Raybaud Féraud de Piegut et Geoffroy Féraud dit de Piegut (probablement frères), seigneur de Solliers et coseigneurs de Thorame, François de Piegut, Vessian Deblieux, Jean de Podio et le sieur de Castellane, seigneur d’Allemagne.
 
En 1361, un Foulque de Podio prête hommage à la reine Jeanne pour la seigneurie de Thorame Basse (Caïs de Pierlas p 27).
 
En 1386, Geoffroy Faraud fait hommage pour sa part de Colmars et de Beauvezer et pour tout ce qu'il a hérité à Thorame de Feraud de Puy Agut (Cais de Pierlas p 27).
 
Enfin, il reste à placer dans cette généalogie Raimond Feraud, troubadour et moine de Lérins, dont on dit qu’il a vécu entre les dates extrêmes 1245-1325. Augustin Carlone prétend que son père est Guillaume Feraud et sa mère une fille issue de la famille des Agoult-Curban. Malheureusement, il ne nous en donne pas la preuve. Pour cet auteur, Raimond Feraud est un fils des seigneurs d’Ilonse (06) mais nous ne connaissons pas exactement les liens qui existaient entre Thorame et Ilonse à l’époque du poète et nous ne pouvons donc pas conclure quant à la parenté du troubadour avec la famille qui nous occupe.
 
 Une charte tirée des archives de la commune d’Ilonse datée du 14 février 1319 confirme l’existence de Guillaume Feraud, seigneur d’Ilonse… Il s’agit probablement d’un rameau détaché de la maison de Thorame sans que l’on puisse préciser l’époque de la scission.
 


Nous avons souligné, dans cette micro étude, les nombreuses incertitudes sur lesquelles nous avons buté. Les érudits des siècles précédents ont été réduits à se lancer dans maintes hypothèses plus ou moins plausibles pour essayer de tirer quelques conclusions cohérentes sur cette famille méconnue. L'anthroponyme Feraud s'est forcément propagé dans de nombreux rameaux ajoutant à la confusion générale. Une étude fine des actes concernant cette famille pourrait, peut-être, nous apporter quelques précisions sur l'enchainement des générations. Nous attendons qu'un universitaire s'y lance...
 
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[1] Augustin Carlone Annales de la société des lettres, sciences des arts des Alpes maritimes (tome1).
[2] La Provence et la société féodale 1976 J P Poly
[3]  Monastères et aristocratie en Provence 1999 H Magnani7
[4] Cartulaire d'Atp désormais CA;
[5] Etude généalogique dans les Alpes Maritimes Cais du Pierlas
[6] Cartulaire de Saint-Victor de Marseille désormais CSV
[7] Cartulaire de Saint-Pons de Nice désormais CSP
[8]  Cartulaire de Nice désormais CN
[9] Chartes de Saint Victor Paul Amarguier
[10] Histoire de la Provence t II Papon
[11] Gallia Christiana Novissima t II Albanès
[12] La seigneurie en Provence au XIIIe siècle Laure Verdon à lire à l'adresse http://rives.revues.org/document70.html
[13] La Vielle et l'épée M Aurell
[14] Archives départementales de Bouches du Rhône serie B
 

 

Commentaires

Les Féraud seigneurs de Thoard (04)

Merci de donner tous ces détails sur cette famille dont je porte le nom et dont l'origine, enfin pour mes ancêtres se situe à Thoard (04).
J'ai pu remonter jusque vers 1650 date de naissance deJean François Féraud fils de Jean et Jeanne Bontoux, époux Catherine Faucou , mais avant je ne trouve rien car majorité des actes en ligne de cette période sont illisibles, enfin pour moi, et je n'arrive pas à accéder aux différents contrats de mariage et transactions immobilières de l'époque.
J'avais déjà pas mal de renseignements et de documents rassemblés par mon père, jusqu'en 1786
Je me suis rendue cet été à Thoard et j'ai appris que c'était une famille importante de cette petite cité. Il y a bien sur, vu le nombre de naissance de l'époque du multiples branches
Je fais cela avec mes moyens et la possibilité que nous offre internet.
Votre documentation est précieuse, merci encore.
Geneviève Féraud.

Je vous signale un article de

Je vous signale un article de J-P POLY, "L'autre nom du comte Raimon" dans le recueil "La Catalogne et la France mériodionale autour de l'an Mil", Barcelone 1991. Il y donne un arbre généalogique des Orangeois, malheureusement sans trop de justifications (elles sont peut-être dans les annexes de sa thèse de droit de Paris II de 1972 jamais publiées). A consulter aussi une Histoire de la ville de Gap publiée par la société d'études des Hautes Alpes, sans nom d'auteur (!) qui donne aussi quelques précisions sur des Laugier et des Féraud. En tous cas bravo pour la qualité des références de votre site. Olivier Mistral

L'autre nom du comte Raimon...

Nous ne savons où trouver le recueil "La catalogne...". Possédez-vous une photocopie de l'article ? Il est très difficile de se procurer l'ensemble des références utiles et nous utilisons beaucoup de temps à chercher des revues et bulletins qui, parfois, nous échappent longtemps.

De même, pour l'histoire de la ville de Gap, pouvez-vous préciser l'année ?

Merci pour vos informations. Nous essayerons d'en faire bon usage.

Hélène et Thierry Bianco

Votre idée est astucieuse

Votre idée est astucieuse mais nous n'en percevons pas tous les détails.

Nous n'avons pas de connaissance sur cette famille Bello Joco qui apparait à plusieurs reprises dans le cartulaire de Saint Victor, en particulier dans la charte n° 439 où R de Bello Joco fait une confirmation en présence de Roais Domina.

Nous réfléchissons à cette hypothèse mais il faut se remettre le problème en mémoire car il y a plusieurs années que cet article est écrit.

Pouvez-vous nous joindre par mail afin qu'on essaie de clarifier cette proposition ?

Hélène et Thierry

Relation Thorame et Agoult

J'aurais une hypothèse sur la relation entre Guillaume Feraud de Thorame et Raimbaud de Beaujeu, ce dernier pourrait avoir épousé une Agoult (ou Mison) et Roais de Beaujeu serait sa fille (le prénom Roais était celui de la fille d'Isoard de Die et épouse d'Hugues d'Aix) ceci expliquerait pourquoi Guillaume Feraud de Thorame a laissé en tutelle ses deux filles à Raimbaud de Beaujeu en 1217 et donnerait raison à Carlone de dire que Guillaume Feraud 2 aurait épousé une Agoult, mère du troubadour Raymond Feraud (1245 1324) et probablement soeur de l'epouse de Raimbaud de Beaujeu,qu'en pensez-vous?

Merci pour la qualité de votre site

Merci pour la qualité de votre site qui regorge d'informations précieuses. Vous effectuez un rude travail qui demande de la logique et un bon esprit de déduction. Vos informations sont claires et précises bravo! blackjack

C’est très intéressant

C’est très intéressant et merci pour tous ces détails. C’est beaucoup plus clair avec la présentation de l’arbre généalogique. creation ecommerce

Les Feraud

Merci d’avoir effectué cette étude qui permet d’apporter une lumière sur une partie de l’histoire qui a toujours fait l’objet de plusieurs hypothèses. casino online

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