Les échos du site

Nous complétons et nous corrigeons le fichier « Notariat de Savines (05) » par la lecture des minutes de Mtre Jouve, en ligne sur le site des archives départementales des Hautes-Alpes.

Dernières minutes

Cet article, vieux de cinq ans, méritait un dépoussièrage. A la lecture de plusieurs documents et, suivant les conseils de Michèle Bois, archéologue de la région drômoise, nous avons décidé de le modifier quelque peu. C'est aussi l'intérêt du numérique que de permettre des évolutions permanentes...

 

Le roc de Mévouillon où s'élevait naguère leur forteresse

 

Les premiers degrés des Mévouillon n'ont jamais été établis avec certitude. Plusieurs pistes ont été suivies au cours du vingtième siècle (G. Mentayer [1], F. Ripert de Montclar [2], J.P. Poly [3]...) sans qu'aucune ne s'impose définitivement.

 

Aujourd'hui, pour les historiens, les Mévouillon sont issus d'une famille proche des Sabran qui a migré au Xe siècle du comté d'Uzège vers la rive gauche du Rhône. M. P. Estienne [4] remarque que les prénoms adoptés par les premiers degrés des Mévouillon sont ceux usités sur la rive droite du fleuve (Raimbaud, Ripert, Pons, Garnier...).

 

Un groupe familial de quatre générations, issu d'un certain Pons, marié à Blismodis, apparait dans la seconde moitié du Xe siècle dans la région de Mornas et forme, d'après J.P. Poly, les premiers chainons de la dynastie des Mévouillon. D'autre part, une fratrie composée de huit sujets dont deux évêques de la région, se révèle en 1023, dans une importante donation autour de Vaison et de Nyons dans la Drôme (CLU [5]).  Les historiens modernes ont tendance à faire des huit frères précités les descendants de Pons et Blismondis et les ascendants des Mévouillon.

 

Reste une dernière énigme, et non des moindres, comment l'anthroponyme "Raimond" s'est-il imposé comme le principal prénom dans cette famille qui ne l'utilisait pas dans ses premières générations ?

 

La consultation de quelques ouvrages et articles permet de se forger une opinion, à défaut de certitudes. Citons :

  • L'introduction au cartulaire de Richerenches de F Ripert-Montclar ;
  • La société féodale en Provence de Jean-Pierre Poly ;
  • Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe - XVe siècle de Marie-Pierre Estienne ;
  • Monastère et aristocratie en Provence milieu Xe-début XIIe siècle de E Magnani [6] ;
  • Héraldique et généalogie avec les articles du colonel M Bernard [7]  et ceux de E de Saint Phalle [8] ;
  • L'Armorial Haut Alpin de Jean Grosdidier des Matons [9].

 

Les Orange-Mévouillon :

Les Orange-Mévouillon, baptisés ainsi par J.P. Poly, ont stigmatisé l’attention des érudits du XIX et XXe siècle. Ils ont été, tour à tour, désignés comme les ancêtres des Reillanne (G. Manteyer), des Baux de Provence (G. Noblemaire [10]), des vicomtes de Marseille (J. Berge [11]) et sans doute de beaucoup d’autres. Aujourd’hui, et d’après J.P. Poly qui est suivi par une génération de jeunes chercheurs, ils sont considérés comme les ancêtres des seigneurs de Nice-Orange, de Mévouillon, de Mornas et de Mondragon.

 

Leurs biens, au X et au XIe siècle, sont essentiellement concentrés dans la Drôme et dans le Vaucluse. Une partie est tenue en alleu et l’autre en fief des églises de Vaison et d’Arles. Ils possèdent aussi de nombreux biens dans les Alpes Maritimes, sans doute en relation avec le mariage d’un des leurs, Laugier, avec Odile de Vence, mariage qui a eu le triste privilège de faire couler beaucoup d’encre.

 

De nombreuses erreurs à corriger :  

Les prénoms des plus anciens individus de cette famille sont couramment employés en Provence à cette époque : Pons, Raimbert/Ripert, Laugier… Nous observons qu’une confusion entre divers personnages a provoqué de nombreuses fausses pistes qui circulent encore dans les livres et sur Internet.

 

Pons le jeune :

Quelques érudits (G Manteyer, G Noblemaire…) se sont acharnés à identifier Pons fils d’Ison à Pons le Jeune, ancêtre de la famille des Baux, mais le président Berge note, avec raison, qu’aucune charte ne rapproche Pons le jeune d’Ison.

Voici ce que nous lisons dans l’histoire de la maison des Baux de Noblemaire : Yzon est mentionné comme père de Pons le jeune dans une charte datée du 14 mai 971 de donation d’une église aux moines de Montmajour par Boson II, comte d’Arles et de Provence et sa femme Folcoare.

 

Donation par Boson et sa femme Folcoare d’une église in valle Ulieria (Mont [12] p 46 : 971 … Ingitur ego, in Dei nomen, Boso et uxor mea Folcoara hanc seriem sequentes…sancti que Petri apostoli in cenobio Montmajore res quasdam nostri juris, que Dolus ex progenie parentum nostorum legibus obvenerunt que sunt ipse res in comitatu Arelatense, in valle Uleria…. Sigum Boso et uxor Folcoara…S Pontius juvenis firmavit, frater Lambertus firmavit, S Thusbertus firmanit, S Ascherius firmavit, S Isnardus firmavit, S Almaricus firmavit, S Poncius firmavit, S Jonan firmavit, S Ingilranus firmavit…  

 

Nous ne distinguons pas dans ce document les détails perçus par Gustave Noblemaire et nous ne pouvons pas en déduire que Pons le Jeune est fils d’Ison. En conclusion, nous savons seulement qu’un des fils d'Ison se nommait Pons. 

 

Pons Major :

Les historiens, qui en font généralement un oncle de Pons le jeune, l’ont forcément assimilé au frère d’Ison. D’après JP Poly, il est l’ancêtre des Fos.  La présence de Pons Major au sein de cette famille est liée à la fausse identification de Pons le Jeune. Il est vraisemblable que ni l’un, ni l’autre n’appartiennent à la famille que nous étudions. Leurs biens sont d’ailleurs différents de ceux des Mévouillon.

 

Lambert de Reillanne et/ou Lambert Ursus :

Peut-être que la charte de Montmajour citée précédemment admet qu'on ajoute Lambert (tour à tour assimilé à Lambert de Reillanne et/ou Lambert Ursus) comme frère de Pons mais le doute est légitime ! Par contre, aucun élément ne permet de conclure que Lambert et Pons étaient fils d’Ison. A notre connaissance, nul document ne permet de rattacher les Reillanne à Ison et à sa famille, même celui qui est cité ci-dessus. Là encore, leurs biens sont différents. Ceux des Reillanne ont pour centre Auriol (13) ainsi que Reillanne et Montjustin (04).

 

Le comte Leibufle :

Enfin, un certain comte Leibufle est attesté au début du Xe siècle comme seigneur des terres d’Argence, région située autour de Beaucaire sur la rive droite du Rhône. Il est parfois considéré comme l'ancêtre de cette famille qui semble avoir hérité de ses biens du côté de Beaucaire. Il est même occasionnellement donné comme père de Pons x Blismodis (Noblemaire), ce que la chronologie interdit formellement. Il est possible que certains domaines ayant appartenus à Leibufle, en Argence, aient été ensuite détenus par Pons le jeune mais, ce dernier ayant été éliminé de la famille, nous devons aussi en écarter Leibufle.

 

Le stemma précédent, épuré des erreurs qui se sont accumulés au fil des années et des hypothèses parfois hasardeuses qui sont devenues des certitudes par des miracles mal expliqués, se résume à celui ci-contre. L’accumulation des Pons est probablement un des vecteurs de ces méprises et de ces confusions. Par contre, rien n’empêche de penser que Pons le jeune et son présumé oncle Pons Major aient une ascendance commune avec Pons x Blismodis.

 

Les premiers chainons :

D'après Jean-Pierre Poly, les trois premières générations des Mévouillon s'établissent à travers plusieurs précaires qui donnent suffisament de liens familiaux pour effecttuer une reconstruction solide qu'aucun médiéviste moderne ne remet en cause.

 

Pons de Mévouillon x Blismodis :

Selon GCNN [13] t III n° 256, Manassès donne des terres dans la région de Mornas à Pons et à son épouse Blismodis (10 décembre 954).

 

Cette première charte nous permet de situer le couple dans le temps et dans l’espace. En 954, Pons est déjà âgé et certainement décédé en 956 lorsque sa femme apparaît dans un autre document, simplement accompagnée par ses enfants.

 

Il est donc probable que Pons I soit né au début du dixième siècle ou à la fin du précédent et, qu’en 954, l’archevêque d’Arles, le trop fameux Manassès, dernier représentant de la parentèle d'Hugues d’Arles en Provence,  le récompense de sa fidélité en lui cédant la région de Mornas en précaire.

 

Nous ne connaissons pas les ancêtres de Pons mais il s’avère dès 954 comme un personnage important. Les prénoms de ses fils et petit-fils, Garnier et Raimbert, rappellent d’autres individus qui lui sont contemporains. Un abbé de l'abbaye de Psalmody, Garnier, a pour père et mère Raimbert et Domitille et pour neveu un autre Raimbert marié à Odile (Poly p 67-68).

 

Ce Raimbert, assisté de son épouse et de sa fille Deiprovecta, vend une vigne à Jonquières en 952 ou 953, charte dans laquelle nous distinguons la signature de Pons Juvenis (Mont p 37).  E Smyrl [14] en avait fait la remarque en signalant que la famille des Baux possédait de grands domaines à Jonquières mais que Pons Juvenis n’a signé qu’en cinquième position, loin derrière les donateurs.

 

Il est possible que Pons x Blismodis et  Raimbert x Domitille appartiennent à une même et seule famille. Garnier, abbé de Psalmody, pourrait être l’oncle de Garnier, évêque d’Avignon. Pour l’instant, aucun document ne nous permet de confirmer ou d’infirmer ce rapprochement.

 

Il est encore très intéressant de noter que, d’après M .P. Estienne, Pons donne des prés à Goudargues et assiste à l’expiation de Géraud de Sabran, le pseudo-archevêque de Narbonne, lorsque celui-ci fonde Saint-Saturnin (Pont Saint-Esprit) pour Cluny en 945. Marie-Pierre Estienne suppute des liens familiaux entre les Sabran et les Mévouillon.

 

Les enfants de Pons I et de Blismodis :

Quatre chartes permettent de reconstituer la filiation entre Pons, son épouse Blismodis et les générations suivantes :

  • GCNN t III n° 256, citée précédemment, fixe la précaire des terres dans la région de Mornas cédées par Manassès à Pons et son épouse Blismodis où deux de leurs enfants sont cités : Garnier et Humbert.
  • Donation d’une vigne au comté d’Avignon par Blismode (Mont p 43) : 965 Autoritas etenin ecclesiastica et lex consistid Romana,… qua propter ego Blismoda femina et filii mei Poncius et Garnerius auctoritatte secuti, donamus ad monasterium ….  Deux des fils de Blismodis, Pons et Garnier, sont parties prenantes de cette donation.
  • GCNN t III n° 283 : Arles le 16 juin 983. Ison et Humbert, archevêque de Vaison, sont frères et leur père, qui s’appelle Pons, a reçu des propriétés de la part de Manassès. Deux enfants d’Ison sont cités (nepos d'Humbert) : Pons et Rambert.
  • GCNN t III n° 285 : Précaire confirmée à Pons (fils de Blismodis) père de Laugier et Pons par Annon, archevêque d’Arles (9 juin 981).

 

On en déduit que Pons I et Blismodis ont eu au moins quatre fils :

  • Humbert est évêque de Vaison jusqu’en 1005 si on en croit l’histoire de l’église de Vaison [15] (p 79), date à laquelle il fonde un collège de chanoines réguliers pour desservir la cathédrale de Vaison.
  • Garnier, peut-être évêque d’Avignon puisque lui et sa mère se trouvent en Avignon en 967. Garnier est aussi présent à l’acte de fondation de Saint Véran de Vaucluse par l’évêque de Cavaillon en 979. Il vivait encore le 4 août 992.
  • Ison qui a eu deux fils, Pons et Raimbert, précaristes de l’église d’Arles à Mornas en 985.
  • Pons II, précariste de l’église d’Arles à Nyons, a lui aussi au moins deux fils Laugier et Pons III.

 

D'après les thèses les plus récentes, Pons II est la souche des familles de Mévouillon par son fils Pons III et des Nice-Orange à travers son autre fils Laugier marié à Odile de Vence, fille d’Annon si on en croit Alain Venturini [16]. Quant à son frère Ison, il donne naissance aux familles de Mornas et de Mondragon.

 

Pons II (° Ca 930 ; + > 981) :

Pons II se voit confirmer la villa Jocondis (Mornas) dont le terminium avait été concédé en précaire à ses parents, par l’archevêque Manassès en 954. On peut donc le considérer adulte à cette époque et il vit au moins jusqu’en 983 (GCNN t III Arles n° 283).

Pons II reçoit de l’archevêque d’Arles, Ithier, la villa Niomes et des biens à Busayrol, situés dans le comté de Vaison. En 981, cette précaire lui est confirmé par Annon, successeur d’Ithier, ainsi qu’à ses deux fils Pons III et Laugier (GCNN t III Arles n° 285).

 

Remarque : D’après Jean-Pierre Poly, c’est Pons III, petit-fils de Pons I qui obtient confirmation, en 981, de la précaire de Nyons qui appartenait à St Césaire d’Arles (CGNN t III Arles n° 285) : Pons, petit fils de Pons…

 

L’épouse de Pons II :

Nous entrons dans le domaine de la conjecture mais il est envisageable que Pons II soit le donateur de biens situés dans le pagus de Die, à Condorcet (CLU n° 1013). Si cette hypothèse, avancée avec prudence par Marie-Pierre Estienne, était à prendre en compte, alors l’épouse de Pons II se nommerait Richilde.

 

L’auteur précité s’appuie sur un réseau de présomptions qu'elle développe : il semble que les fils de Pons I, Ison et Imbert, évêque de Vaison, quittent la région de l’Uzège, aux mains des Sabran, pour se rapprocher de la rive gauche du Rhône. Dans ce contexte de glissement des possessions de cette famille de la rive droite à la rive gauche du Rhône, et des liens qu’elle cultivait avec les dépendances de l’abbaye de Cluny, un rapprochement entre Pons II et Pons (x Richilde) bienfaiteur de Cluny en 956-957 pourraient être envisagé. En effet, ce dernier avec sa femme Richilde, originaire de l’Uzège, tenait de l’archevêque d’Arles, l’abbaye de Sainte Marie de Goudargues (GCNN t III Arles n° 214).

 

Notons que :

  • Pons I se départit de biens à Goudargues ;
  • Pons I assiste à la fondation de Saint-Saturnin par Gérard, pseudo-archevêque de Narbonne.

 

La famille de Richilde n'est pas connue avec précision mais elle peut néanmoins être reliée à une parentèle qui a participé au rayonnement et à l'expension de Cluny dans cette région. Quels sont les faits que nous connaissons avec certitude ?    

  • En 945, Gérard, pseudo-évêque de Narbonne, donne ce qui deviendra le prieuré de Saint-Saturnin du Port (CLU n° 724).
  • En 946, un autre Gérard et sa femme Sufficia teste en faveur de Cluny (CLU n° 693). Les biens qu’ils possèdent se trouvent dans le comté d’Uzès. 
  • En 956/957, Pons et Richilde donnent à Cluny et à Mayeul tout ce qu’ils possèdent dans la vallée de Condorcet, dans le comté de Die.
  • Richilde réapparait en 967 avec son époux, Teutbert, parent de l’évêque d’Apt Arnulf, tenant des biens appartenant à Sainte-Marie de Goudargues (GCN Arles n° 268).

Cette théorie, aussi séduisante soit-elle, rencontre quelques obstacles non encore résolus. En effet, E Magnani n’évoque pas ce rapprochement qu’elle n’aurait sans doute pas manqué de signaler mais, surtout, l’hypothèse se heurte à des difficultés chronologiques et généalogiques :

  • Le prénom Richilde est absent de la famille de Mévouillon. Il est vrai que nous connaissons peu de femmes issues de cette branche.
  • Si le 9 juin 981, Anon, archevêque d’Arles confirme à Pons II et à ses deux fils la précaire de Niomes (GCNN t III Arles n° 285), Richilde ne peut être déjà remariée à Teutbert (à moins qu'il y ait confusion entre diverses Richilde). Il y a là contradiction chronologique si c’est bien à Pons II qu’Anon confirme la précaire.
  • Enfin, un document du XIe siècle, cité par E Magnani, réfute cette hypothèse. En effet, les deux castella de Condorcet concédés à Pons, miles, sont restitués par ses fils Pierre, Guillaume et Rostang vers 1050. Or, aucun fils de Pons II ne porte ces prénoms. Cette dernière charte est toutefois embarrassante car il est difficile d’admettre que les enfants du Pons de 956/957 soient encore en vie en 1050 (CLU n° 3331).

 

Notons, pour terminer ce paragraphe, que Cordorcet faisait partie des biens des Montauban avant 1284 mais il peut s’agir d’un bien acheté ou échangé.

 

Si l’idée du rapprochement entre Pons II et Pons (x Richilde) est historiquement envisageable, les liens familiaux sont sans doute plus compliqués que ceux présentés ci-dessus.

 

Les enfants de Pons II :

Pons II est le père d'un Laugier et de Pons III.

 

Laugier :

 Laugier, que les historiens assimile dorénavent au mari d’Odile de Vence, fonde l’église de Sarrians (CLU n° 2866) entre 1031 et 1048.

 

Laugier est la souche des seigneurs de Nice. Il est père de

  • Raimbaud, seigneur de Nice, cité entre 1023 et 1062 ;
  • Pierre, évêque de Sisteron ;
  • Rostaing (M.P. Estienne) ;
  • Laugier ?

 

Pons III (°960 ;+>1023) :

Pons III est né vers 960 et il est mort après 1011.

 

En 1011, Pons et ses deux fils, Isnard et Laugier, héritent de la précaire de Nyons et c’est sans doute d’eux que descendent les sires de Mévouillon dont les possessions correspondent au plus ancien alleu familial (CGNN t III Arles n° 307).

 

Deux des enfants de Pons sont donc connus par cette charte :

  • Isnard ;
  • Laugier.

L'un ou l'autre est probablement la souche des Mévouillon.

 

Les enfants de Pons II sont-ils les frères Mirabel ?

La charte de Cluny n° 2779 du 22 mai 1023, donnée en concile à Saint-Privat, territoire de Sarrians, révèle huit frères dont les domaines s’étendent sur les diocèses de Gap, Die, Vaison, Orange et Saint-Paul-Trois-Châteaux. Par cet acte, deux des frères, Laugier et Pons, déterminés à se faire moine à Cluny, donnent à cette abbaye la moitié du castrum d’Auton dont l’autre avait été précédemment offerte à Saint-Pierre de Cluny par leur père. Cette libéralité s’effectue sur le conseil et le consentement de leurs frères auxquels ils délaissent le reste de leur héritage. Ces six frères sont : Féraud (évêque de Gap), Pierre de Mirabel (évêque de Vaison), Arnoul, Geraud, Raoul/Roux et Raimbaud (Ripert-Montclar p XXIV).

 

Selon Jean-Pierre Poly relayé par d’autres chercheurs modernes, les huit frères donneurs (que nous appellons les Mirabel) sont les fils de Pons II, précariste de l’église d’Arles à Nyons, non nommé dans la charte. Avec grande prudence, nous nous interrogeons sur le bien fondé de cette théorie. S'il est vrai que  les domaines des Pons et des Mirabel sont dans la même région et que les prénoms concordent, nous pouvons nous étonner, avec E Magnani qui adhère néammoins à la thèse de J.P. Poly, qu’aucune mention des femmes et des enfants de Laugier et Pons ne soit faite dans cette charte.

 Cette thèse est aussi difficile à admettre chronologiquement, même s'il n'est pas aisé de fixer des dates à cette époque. Si Pons III est né vers 960, il a plus de soixante ans en 1023. Même s'il est l'ainé, l'hypothèse que sept de ses frères sont encore vivants reste une supposition fragile, surtout que les deux évêques Pierre et Feraud restent en poste au delà de 1044.

 

Mais plus encore, une charte, révélée par Alexandre Vernin [17] qu'il exhume des archives départementales du Vaucluse, ne semble pas "coller" avec l'hypothèse présentée par J.P. Poly. En effet, au cours de la première moitié du XIe siècle, Pierre de Mirabel concède en précaire à trois personnages importants : Pons, Pierre et Rostang, des biens à Galigabie au comté d'Orange (commune de Jonquières) qui lui viennent des biens acquis par son aïeul Risulfus (...Risulfus avus patris nostri...).

 

Si l'avus patris (= grand-père paternel) de l'évêque de Vaison Pierre de Mirabel se nomme Rodulph/ Roux, comme l'un de ses petits fils, il devient difficile aux huit donneurs d'avoir pour père Pons II (à moins de prendre l'expression avus patrus dans un sens plus large d'ancêtre paternel !). Par contre, un Roux reçoit de l'évêque d'Arles une précaire en 985 (GCNN n° 286). Jean-Pierre Poly remarque que les biens obtenus par Pons et Roux sont voisins et il s'interroge même sur une possible parenté entre les deux personnages.

 

Nous pourions donc résumer la thèse adoptée pour les ascendants de la famille de Mévouillon par le stemma qui suit.

 

 

Si tel est le cas, reste à déterminer si les Mévouillon descendent des Mirabel ou des Pons !

 

Les maillons intermédiaires :

Le patronyme Mévouillon apparaît dès 1057, porté par Laugier frère suposé par divers recoupements de Ripert I dans une charte de Geoffroy, marquis de Provence : Leodegarius de Medillone Firmavit (CSV [18] n° 184).

 

Rappelons que Mévouillon est au centre d’un territoire appelé « les Baronnies », coincé entre la vallée du Rhône et la montagne de Lure près de Sisteron et plus précisément dans la vallée de la haute Ouvèze. Les historiens ignorent comment ce domaine s’est transmis jusqu’au père de Ripert I. Notons qu’une partie de ces territoires appartenaient naguère à Berthe femme de Boson, fils de Richard le justicier, qu’elle tenait de son oncle Hugues d’Arles. Dans la seconde moitié du dixième siècle, nous sommes à la frontière entre deux mondes, dont l’un s’étiole et disparaît avec les derniers Carolingiens installés en Provence et l’autre monte en puissance, avec les Bourguignons qui débarrassent la contrée des Sarrazins. À cette époque charnière, l’archevêque Manassès a sans doute joué un rôle clef. En abandonnant la cause de ses cousins pour celle des nouveaux comtes, il a vraisemblablement entrainé dans son mouvement une multitude de seigneurs qui ont obtenu diverses reconnaissances. Le statut des Mévouillon, un siècle plus tard, résulte peut-être de ces chamboulements.

 

Percipia : souche des Mévouillon

Percipia, mère de l’évêque simoniaque Ripert I de Mévouillon possédait de grands domaines dans les baronnies et son prénom s’est perpétué dans la région par le toponyme « Le Poët en Percip ». De l’avis unanime des historiens, elle est la souche de la famille étudiée.

 

Aucun document ne nous présente le mari de Percipia et, forcément, beaucoup d’hypothèses ont été avancées pour combler cette lacune. Son fils Ripert semble détenir des biens provenant de deux familles différentes : les Orange-Mévouillon/Mirabel et les Mison-Dromon (domaines situés autour de Sisteron et sur le Buech), ce qui suggère que Percipia appartenait à l’une ou à l’autre des deux familles, à moins qu'un noeud familial ne se soit noué plus tôt. Marie-Pierre Estienne signale que l'onnomastique des fratries des deux Ripert est commune aux deux familles.

 

Que savons nous sur Percipia ?

 

Percipia est née vers 1000 et décédée après 1060 et semble posséder de biens propres en haute Ouvèze.

 

Nous connaissons quatre de ses fils d'après le cartulaire de Saint Victor de Marseille (CSV n° 730) :

  • Ripert Mathulensis x Béatrix, évêque simoniaque de Gap déposé vers 1055 ;
  • Laugier de Médillone (1057) x Dalmacie ;
  • Raimbaud ;
  • Hugues.

Une Percipia x Raymond est repérée est 1052 : Moi, Raimond, fils de feu Inglesend et mon épouse Percipia, nous donnons à Dieu et aux moines de Saint-Victor une brassière de la villa de Callas… (CSV n° 541) Il est intéressant de voir apparaitre le prénom Raymond dans ce lignage mais aucun des fils de Percipia ne le porte, ce qui fragilise l'hypothèse. On rencontre à la même époque une seconde Percipia mariée à un certain Pierre-Guillaume d'où Pierre et Isnard.

 

Comment relier Percipia aux Orange Mévouillon ?

Nous percevons trois façons de relier Percipia et la famille des Pons :

  • Percipia est l'épouse d'un des fils de Pons III (Laugier ou Isnard). la chronologie ne s'y oppose pas. C'est l'avis de M.P. Estienne dans son ouvrage : Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe - XVe siècle ;
  • Percipia est la fille et l'héritière de Laugier ou d'Isnard, fils de Pons III. Elle pourait être, comme le propose le marquis de Ripert-Montclar, alliée avec la famille de Mison Dromon ou/et l'épouse de Raymond ou Pierre-Guillaume ;
  • Le mari de Percipia est un fils de Laugier ou d'Isnard et c'est elle qui appartient à la famille des Mison/Dromon.

 

La thèse de Ripert-Montclar :

Le marquis de Ripert-Montclar, qui a tenté d’établir l’ascendance de Ripert I fils de Percipia, dégage quelques perspectives. Voici un rapide résumé de ses analyses. Il constate que Ripert I possède à la fois des biens sur la rive gauche de la Durance (entre 1060 et 1069, il donne l’église Saint-Antoine des Mées à Saint-Victor (CSV n° 711 et 730), chartes dans lesquelles sa mère Percipia est citée) et dans les baronnies. Par exemple, en 1082, Ripert offre à Cluny un domaine « in Monte Albionis » (CLU n° 3590).

 

Il souligne encore que la descendance de Ripert est en possession du « pagus Rosensamensis » qui appartenait naguère aux ancêtres des Dromon-Mison. En effet, en 988, un certain Richaud, frère de Datil, dote Saint-André de Rosans de six manses à vigne dans le castrum de Malaucène (CLU n° 687) et la moitié du castrum de Mison. E Magnani considère aussi que les deux frères Richaud et Datil sont les ancêtres des Mison-Dromon sans pour cela proposer de liens clairs et précis.

 

Nous ne connaissons pas la descendance de Richaud, de son frère Datil et de son oncle Roland mais on considère généralement que les Volonne sont une branche des Mison/Dromon.

 

Pour Ripert-Montclar, Percipia est une héritière des huit donneurs de la charte de Cluny n° 2779 (en l’occurrence, il suppose qu’elle est fille de Raimbaud) et son mari (Geoffroy ou Isnard) fils d’Isnard de Volonne x Dalmacie. Les biens de ces deux derniers personnages sont situés dans les environs des Mées, près d’Oraison.

 

Cette thèse ne semble pas trop s'accomoder avec la chronologie. Si l'époux de Percipia est née vers 1000, son père vers 970 et ses grands-parents vers 940/950. Dans ces conditions, on conçoit difficilement la donation d'Isnard de Volonne en 1030, presque centenaire...

 

Que Percipia soit femme, fille ou belle-fille de Laugier ou d'Isnard fils de Pons III, pourquoi ne pas l'attacher directement à la souche des Dromon/Mison par l'intermédiaire de Richaud ou de sa parentèle ?

 

La thèse de Marie-Pierre Estienne : 

M. P. Estienne envisage une autre ascendance pour Percipia en se basant sur la charte de Saint-Victor de Marseille reproduite ci-contre (CSV n° 1083). Entre 1064 et 1079, une certaine Gisla, accompagnée de son frère Raymond et de son neveu Hugues, effectue à Mévouillon une importante donation. Elle propose de l’identifier à Gisla fille de Raimbaud de Nice (et d’Acceleine). L’auteur du mémoire ajoute qu’Hugues, neveu de Gisla, pourrait alors être le frère de Ripert I et rappelle que Rostaing d’Agoult, époux de Gisla a concédé un manse du Castellum de Barret de Liourre situé au Comitatus Guapincensi appartenant à son beau-père Raimbaud. L’auteur sous entend donc que Gisla et Percipia pourrait-être sœurs [19].

 

Si les parents de Gisla de Nice sont bien Raimbaud (fils de Laugier et d’Odile) et Acceleine, aucun des fils connus de Raimbaud de Nice ne se prénomme Raymond.

 

D'autre part, une étude fine montre que la charte CSV n° 183 ne concerne pas Mévouillon mais Saint-Nazaire de Mezouls en Languedoc. Les moines de Saint-Victor ne possédaient pas la cella de Saint-Arey de Mévouillon avant 1079 comme le prouve son absence dans un privilège du pape Grégoire VII (Y Veyrenche [20]).

 

Cette supposition est donc à abandonner.

 

Les fils de Percipia :

La tradition impose Ripert I puis son fils Ripert II comme ancêtres de la lignée des Raymond de Mévouillon. Certes, Les Ripert possédaient des biens dans cette région mais aucune preuve directe ne permet de les donner comme les ancêtres des Mévouillon. Percipia a eu plusieurs fils qui, potentiellement, ont pu donner naissance à cette dynastie.

 

Laugier x Dalmacie :

Laugier (Leodegarius), dit de Medillone en 1057 (CSV n° 184), de Mediculo en 1054 (CSV n° 786) et de Meditollio vers 1065 (CSV n° 663) apparaît comme un très grand seigneur auprès des comtes de Provence. Il est sans-doute le premier à porter ce patronyme et il est donc logique qu’il soit à la souche de cette lignée chevaleresque. Toutefois, les chartes, seules sources d’information à notre disposition à cette époque, sont avares en renseignements généalogiques et la possibilité de confondre une parentèle portant des prénoms identiques est très importante.

 

Si, grâce à la charte n° 730 du cartulaire de Saint-Victor, nous connaissons le nom de sa femme, nous ne savons rien sur sa provenance et sur les enfants nés du couple, même si, le prénom Dalmacie nous ramène aux Dromon/Mison et aux Volonne.

 

Ripert I x Béatrix :

La Gallia Christiana Novissima (t II col 470) et la France Pontificale [21] (p 45) donnent maints détails sur cet évêque déposé vers 1055 mais qui parvient à se maintenir au-delà de cette date, avant de se retirer à saint-Léger du Champsaur où il se fait construire un château. Alexandre II, qui vient de monter sur le trône pontifical, écrit à Raimbaud (de Reillanne) pour confirmer la déposition de Ripert et la vacance du siège de Gap ; mais surtout, il écrit au clergé et au peuple de Gap, donc essentiellement aux chevaliers de la cité, pour les informer qu’il jette l’interdit sur leur diocèse aussi longtemps qu’il n’auront pas chassé Ripert « envahisseur de l’église de Gap » et choisi un évêque digne et convenable (Poly p 261).

 

Vers 1064, Ripert I fonde le monastère de Trescléoux en faveur des moines de Saint-Victor de Marseille (CSV n° 731 et 732).

 

À peu près à la même époque, Ripert confie l’église Saint-Antonin des Mées à l’abbaye de St Victor (CSV n° 711).

 

Il apparaît pour la dernière fois en 1082 dans CLU n° 3590 avec sa femme Béatrix et ses enfants (Voir ci-dessus).

 

Un des fils de Ripert I et de Béatrix, Ripert II, apparaît pour la première fois comme exerçant les droits de chef de famille le 5 mars 1087 (CLU n° 3620). Ripert et ses frères signent une donation à Cluny d’un quart de Château-Giraud et de son territoire et ses églises au diocèse de Gap effectué par un certain Féraud. Ripert-Montclar suggère que le scribe à omis Riperus Methulensis firmavit et l’a ajouté après ses frères.

 

Ripert II apparaît dans une seconde charte où son épouse Matfrède est citée. Ce document permet de supposer que si Ollon et Tirtemple sont pour ses fils des biens paternels (à l’extrême limite des Baronnies), ils se trouvent en pariage à Puyméras, en dehors des Baronnies, du chef de leur mère, avec le fils d’un seigneur nommé Ansis, qui pourrait bien être leur oncle maternel.

 

Raimbaud x Olivia  :

Raimbaud pourrait être le père de Raimbaud Cotta et c’est peut-être lui qui signe la charte CSV n° 684 ; En 1177, apparaissent Guillaume et Isoard de Mévouillon, fils de Raimbaud Cotta, lui-même fils de Raimbaud et Oliva. Pour Ripert-Monclar, Raimbaud (x Oliva) est le frère de Ripert II (RD [22] n° 4650). D’après J Roman [23] qui a consacré une monographie à Ribiers, Raimbaud de Mévouillon (x Oliva) est en possession de la moitié du mandement de Ribiers et la transmet à son fils Raimbaud Cotta. L’autre moitié se retrouve aux mains des Montauban.

 

Hugues :

Il pourrait être qualifié de chevalier en 1113 dans charte n° 71 du cartulaire de Saint André le Bas de Vienne mais peut-être que cette mention concerne plutôt son neveu, fils de Ripert. En effet, Hugues fils de Percipia serait bien âgé en 1113...

 

 

Elargissement de la famille Mévouillon :

Plusieurs donations, principalement à Cluny et à Saint Victor de Marseille, élargissent la famille de Mévouillon sans pour cela éclaircir les liens entre les différents personnages. Une étude rigoureuse prenant en compte la situation des domaines offerts ainsi que l’onomastique des donateurs permettraient sans doute d’éliminer quelques confusions :

Un certain Ripert Giraldi et sa femme Odile donnent, en 1094, une condamine au château de Trescléoux en présence de leurs enfants Giraud, Guillaume, Pons et Ségura et Ponce Raymbaldi (CSV n° 302). L’indice onomastique et la localité de Trescléoux nous ramène au Mévouillon. Il ne semble pourtant pas que ce Ripert soit le fils de Ripert, évêque de Gap. Les prénoms de sa femme et de ses enfants ne correspondent pas.

 

En 1049, une certaine Adaltrude, mère de l’évêque de Saint Paul Trois Châteaux Uldaric II et ses frères Pons, Ripert et Hugues apparaissent dans une donation. Les prénoms sont ceux en usage dans la famille de Mévouillon. D’après Jean-Pierre Poly, les parents d’Uldaric I, aussi évêque du même diocèse, se nomment Hugues et Blimodis. Il est difficile de ne pas faire un rapprochement avec le lignage étudié (RD n° 1842).

 


En conclusion, beaucoup d'interrogations au sujet des premiers Mévouillon restent encore en suspend et, si un certain consensus semble se dégager pour quelques générations, les historiens manquent de données pour établir des filiations incontestables. Les hypothèses s'empilent sans qu'aucune ne soit satisfaisante. Même si nous disposons désormais d'une trame pour reconstituer la généalogie de cette famille, les détails nous échappent encore et particulièrement de quel fils de Percipia les Raymond de Mévouillon descendent.

 

Bibliographie :

[1] La Provence du I au XIIe siècle 1908 Georges Manteyer

[2] Cartulaire de la commanderie de Richerenches de l'ordre du temple 1907 François Ripert de Montclar

[3] La Provence et la société féodale (879-1166) 1987 Jean-Pierre Poly

[4] Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe - XVe siècle M.P. Estienne

[5] Recueil des chartes de l'abbaye de Cluny désormais CLU

[6] Monastère et aristocratie en Provence milieu Xe-début XIIe siècle 1999  E Magnani

[7] Le colonel Maurice Bernard dans Héraldique et généalogie 1981 désormais H&G 

[8] Edouard de Saint Phalle dans Héraldique et généalogie 2001

[9] Armorial Haut-Alpin Jean 2003 Jean Grosdidier des Matons

[10] Histoire de la maison des Baux 1913 Gustave Noblemaire

[11] Origine rectifiées de maisons féodales J Berge

[12] Histoire de Montmajour désormais Mont Chantelou

[13] Gallia Christiana Novissima désormais GCNN 1899 1920 J-H Albanès

[14] La famille des Baux Cahiers du Centre d'Etudes des Sociétés Méditerranéennes E Smyrl

[15] Histoire de l'église cathédrale de Vaison 1731 Boyer de Sainte-Marthe

[16] La naissance et affirmation du consulat de Nice Alain Venturini

[17] Réforme de l'église et possessions religieuses dans le diocèse de Vaison Fin Xe-début XIIe siècle Alexandre Vernin dans Maisons monastiques médiévales en Provence et Dauphiné (actes du colloque de Saint-André de Rosans 2008)

[18] Cartulaire de l'abbaye Saint Victor de Marseille désormais CSV 1857 M Guerard

[19] Histoire de la famille seigneuriale des Mevouillon-Montauban des origines à 1317 Marie-Pierre Estienne dans Les Baronnies au moyen âge femmes, hommes, territoires, villages, châteaux et église (Alpes de Lumière n° 123)

[20] Les chanoines de Saint-Ruf entre Dauphiné et Provence au début du XIIIe siècle Yannick Veyrenche dans Au moeyen âge entre Provence et dauphiné. Archéologie et histoire autour de Lachau en Baronnies 2013 (textes réunis par Michèle Bois)

[21] La France Pontificale (Gap) 1864-1873 M H Fisquet

[22] Regeste Dauphinois désormais RD 1913-1926 U Chevalier

[23] Histoire de la commune de Ribiers J. Roman

 

 

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